chirurgie – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com Blogue de GrS Montréal Wed, 24 Nov 2021 15:08:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://blog.grsmontreal.com/wp-content/uploads/2019/09/45218_PASTILLE_CMC_GRS_Montreal_CMYK.png chirurgie – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com 32 32 Comment je me suis préparée mentalement à ma chirurgie génitale https://blog.grsmontreal.com/preparation-mentale-chirurgie/ https://blog.grsmontreal.com/preparation-mentale-chirurgie/#respond Fri, 01 Oct 2021 18:12:33 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1909 Depuis ma chirurgie génitale, et plus d'un an et demi après l'opération, j'ai aujourd'hui une excellente relation avec ma néo-vulve.

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Depuis ma chirurgie génitale, et plus d’un an et demi après l’opération, j’ai aujourd’hui une excellente relation avec ma néo-vulve.
Franches
Franches

Franches est une ancienne patiente de GrS Montréal et de Dr Pierre Brassard. Elle est une ardente défenseuse de l’autonomisation par la connaissance et l’expérimentation. Franches est également l’autrice et l’éditrice de HolaSoyYo.com («Bonjour, c’est moi» en espagnol), un blogue où elle partage ses expériences et ses réflexions sur le changement de l’expression de genre.


Récemment, une amie proche m’a demandé comment je réussissais à avoir une relation saine avec mes nouveaux organes génitaux. Elle envisageait une chirurgie de reconstruction génitale, mais elle hésitait, d’où sa question. Elle avait entendu de quelques amies qu’il leur avait fallu jusqu’à 2 ans pour être en harmonie avec leur anatomie post-opératoire. Ce décalage par rapport à ses amies pour se sentir à l’aise avec leurs résultats la rendait incertaine.

Après avoir bien réfléchi à sa question, j’ai eu une réponse. Je suis certaine d’avoir une bonne relation avec ma néo-vulve (j’ai eu une vaginoplastie sans cavité aussi appelée vulvoplastie) en raison de ma préparation avant l’opération.

Quand je dis « préparation avant l’opération », je ne veux pas dire faire ma valise avec tout ce dont j’avais besoin pour le voyage. Je veux dire tout ce qui m’a amenée à envisager la chirurgie et à vivre avec moi-même par la suite. Avec le recul, je peux diviser cette préparation en 3 étapes principales. Elles sont pour la plupart séquentielles, mais pas forcément. Un élément cohérent au cours de ces étapes consistait à m’assurer que j’aurais réponse à toutes mes interrogations sur le processus.

Quand on m’a proposé d’écrire cet article, mon premier brouillon comptait plus de 7 000 mots ! Comme vous pouvez l’imaginer, ce serait trop long pour un seul article. J’ai décidé de réécrire cette version plus condensée. Ensuite, j’ai divisé mon long brouillon d’origine en 3 parties distinctes et je les ai liées à partir d’ici. Si vous voulez en savoir davantage, à la fin de chaque section de cet article, vous trouverez un lien vers la version plus détaillée qui se trouve sur mon blogue personnel.

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Première étape : abandonner mes anciennes façons de penser
D’où je venais

Commençons par le début, un bon moment avant même que je commence à envisager sérieusement la chirurgie. Toute ma vie, j’ai cru que changer mon expression de genre n’était pas envisageable pour moi. Malgré cela, je me suis toujours demandé ce que ce serait de grandir et de vivre dans un corps de fille. Retournons en 2015 quand j’ai commencé le traitement hormonal substitutif (THS ou HRT) et changé ma présentation de genre. À cette époque, je n’étais tout simplement pas intéressée par la chirurgie génitale. J’ai toujours gardé ce point de vue, même après ma transition sociale complète, après avoir eu recours à une chirurgie de féminisation faciale (FFS) et après mon augmentation mammaire.

C’est en 2017, alors que je me préparais pour ma chirurgie mammaire, que j’ai commencé à penser à une vulvoplastie ou peut-être à une vaginoplastie. Pourtant, chaque fois que je pensais à la chirurgie génitale, quelque chose dans mon esprit me faisait douter. J’avais l’impression d’avoir beaucoup de questions, mais je ne savais même pas si je voulais savoir quelles étaient ces questions.

 

Quelle serait la vie après la chirurgie?

Je ne pouvais manifestement pas visualiser comment ma vie allait changer après la chirurgie. Ce fut l’un des premiers blocages mentaux qui m’empêchaient d’envisager une intervention chirurgicale. Bien sûr, certains changements me tenaient à cœur, comme de ne plus avoir à cacher mes organes génitaux (tucking), mais il y en avait d’autres qui me faisaient hésiter.

Une première question à laquelle je devais répondre était si j’allais être capable de faire pipi assise pour le reste de ma vie. Wow! En l’écrivant, je réalise à quel point la question était simpliste, mais ce n’était pas le cas à l’époque. Même si je faisais déjà pipi assise depuis plusieurs années, je ne le faisais pas toujours. J’urinais debout si je trouvais l’endroit trop malpropre.

Pour obtenir la réponse à cette question, je me suis forcée à uriner assise ou accroupie pendant environ un an. Je l’ai fait chaque fois, sans exception. Bien sûr, c’était possible, comme 50% de la population l’a fait toute sa vie, mais je devais en faire l’expérience par moi-même.

Je me suis aussi demandé comment ma vie sexuelle (déjà limitée) pouvait changer. Pour cette question, j’étais rassurée même sans avoir obtenu une réponse très précise avant la chirurgie. Lors de ma discussion préalable avec le Dr Brassard, il m’a expliqué la procédure opératoire et comment le gland serait très probablement encore érogène. En fin de compte, j’étais satisfaite de comprendre les risques et possibilités même si une part d’inconnu demeurait.

 

Repenser ma relation avec mes organes génitaux

Ici, je deviens vraiment plus intime, mais je pense qu’il est important de s’ouvrir. Bien que je ne m’attende pas à ce que tout le monde partage mon point de vue, je sais qu’il touchera au moins quelques personnes. Au moins, cette ouverture sur le sujet permet d’expliquer un problème majeur que j’ai surmonté avant d’envisager cette intervention chirurgicale.

Je vois clairement maintenant qu’il s’agissait de mon blocage mental le plus important, mais je n’en étais même pas consciente. Comme mentionné ci-dessus, la majeure partie de ma vie, je n’ai jamais pensé que je changerais mon expression de genre. Cela tenait en partie au fait que j’étais satisfaite de mon corps et de mes organes génitaux avec lesquels je suis née. Cela ne m’a jamais causé de dysphorie ou de malaise. À la limite, j’étais assez à l’aise avec mon corps pour en tirer du plaisir. C’est peut-être pour cette raison que j’ai pris tout ce temps pour envisager une vulvoplastie.

 

Creuser profondément

Chaque fois que je pensais à la vulvoplastie, je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. J’ai donc creusé profondément pour comprendre mon malaise. Après beaucoup d’introspection, j’ai découvert que je permettais à mon pénis de me définir. C’était une percée parce que je pouvais enfin voir quelle était ma principale barrière mentale. Cela en dit long sur la façon dont l’environnement patriarcal dans lequel j’ai grandi m’a affectée.

Il y avait un bras de fer dans mon esprit. Je voulais envisager la chirurgie, mais comment pourrais-je même penser à me débarrasser de ce qui me défini. Encore une fois, en creusant encore plus profondément, je me suis demandé pourquoi je pensais que mes organes génitaux me définissaient. Dès que la question fut posée, la réponse est apparue : ce n’était clairement pas le cas.

Ma relation avec mon pénis est passée d’un élément qui me définissait à quelque chose qui n’ajoutait pas beaucoup de valeur. J’ai compris qu’après avoir vécu à temps plein dans le genre congruant, un changement s’était opéré. À partir de ce moment-là, j’ai pu sérieusement envisager avoir recours une chirurgie de reconstruction génitale. Si ce changement d’état d’esprit ne s’était pas produit, j’aurais certainement eu du mal à développer une relation saine avec ma physionomie postopératoire. Vous pouvez lire plus de détails sur d’autres barrières mentales que j’ai eues et comment j’ose envisager la chirurgie sur HolaSoyYo.com.

 

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Deuxième étape : la sérénité par la connaissance (pré-op)

Une fois que j’ai eu des réponses à mes principales interrogations, il était temps que j’entre dans les détails. Je voulais en savoir le plus possible sur la procédure chirurgicale. Ce faisant, je pouvais mieux comprendre à quoi m’attendre sur le plan esthétique et sur la convalescence. C’est seulement à ce moment que j’ai senti que je serais en mesure de prendre la décision d’aller ou non de l’avant. En fin de parcours, tout ce que j’ai appris m’a aidée à développer une relation saine avec les résultats obtenus et m’a permis de comprendre intimement ce qui a été fait et quel est l’impact sur ma vie au quotidien.

 

Penser aux chirurgiens

Au moment de chercher des chirurgiens et des centres chirurgicaux, la chance était de mon côté. Mon assurance médicale couvrait la chirurgie à GrS Montréal.

Cependant, le coût ou la couverture d’assurance n’était pas le seul ou le principal facteur considéré. L’esthétisme des résultats attendus, ma capacité à avoir une communication simple avec la clinique et son expertise étaient les autres points importants que j’ai considérés. L’idée était d’être rassurée sur tous ces éléments pour me sentir à l’aise avec la chirurgie, et plus important encore, avec moi-même.

La coordonnatrice des patients de GrS Montréal m’a aidée à organiser une consultation avec Dr Brassard. Quelques semaines avant mon opération, j’ai pu parler par téléphone avec Dr Brassard. À ce moment, il a répondu à ma longue liste de questions. Cela m’a également donné un petit aperçu de la personnalité et de la philosophie du chirurgien. De plus, le fait de savoir qu’il pratique des centaines de chirurgies génitales par an, aussi bien masculines que féminines, a ajouté à ma confiance en lui.

 

Bien comprendre la procédure

Comme mentionné à quelques reprises, je n’ai décidé de me faire opérer que lorsque j’ai bien compris la procédure, les risques et les protocoles de convalescence. J’ai passé d’innombrables heures à lire et à découvrir les différentes options de chirurgies génitales féminisantes. Personnellement, je préfère obtenir des faits médicaux plutôt que des témoignages personnels d’autres patients.tes. Les informations anecdotiques sont toujours colorées par le locuteur alors que la documentation médicale est souvent basée sur des années d’observations cliniques impartiales.

J’ai basé ma compréhension de la procédure principalement sur la trousse d’informations que GrS Montréal envoie à ses patients.tes. De plus, la lecture des procédures sur les sites Web de plusieurs chirurgiens/centres chirurgicaux m’a aidé à bien saisir les concepts. La trousse d’informations de GrS Montréal contenait des détails inestimables sur les préparations préopératoires, la procédure elle-même et les protocoles de suivi.

Je conseille fortement à toute personne envisageant une chirurgie génitale de lire la documentation officielle. Les parties A, B et les soins postopératoires (partie C) de la trousse d’informations pour les patients de GrS Montréal sont disponibles sur le site Web. Regardez les liens au bas des pages des chirurgies qui vous intéressent.

Je me suis aussi beaucoup appuyée sur mes échanges avec les psychologues lors de chacune de mes deux évaluations. Avant de décider d’avoir recours à une intervention chirurgicale, j’ai suivi le processus d’évaluation surtout pour obtenir des informations médicales, pas seulement pour obtenir une approbation. Je pense que cela m’a apporté une certaine clarté, car lors des évaluations, je ne me précipitais pas « pour être acceptée ». Mon intérêt était plutôt d’en apprendre autant que possible et ensuite de prendre une décision éclairée.

 

Reconnaître et accepter les risques

Si comprendre la procédure et le rétablissement était important, reconnaître les risques possibles était primordial pour ma tranquillité d’esprit. Ma première occasion d’interroger une personne qualifiée sur les risques a été pendant le processus d’évaluation préopératoire. J’ai pu finaliser ma prise d’informations sur les risques et complications possibles lors de ma consultation téléphonique avec Dr Brassard.

En lisant la trousse d’informations de GrS Montréal et les sites Web de plusieurs chirurgiens, j’ai eu une perspective assez claire sur les risques et le suivi postopératoire. J’ai également rencontré une infirmière dans une clinique spécialisée de ma région avant la chirurgie. Le fait de discuter avec elle, ainsi que mes conversations avec le chirurgien et les psychologues, en plus de mes lectures préalables, m’ont permis de comprendre et d’accepter les risques.

Je souhaite que vous soyez au courant des risques et complications les plus courants des vaginoplasties (avec ou sans cavité / vulvoplastie). Je vous suggère de vous familiariser avec ceux-ci (liste non exhaustive) si vous ou une connaissance envisagez une intervention de vaginoplastie ou de vulvoplastie :

  • Infection/abcès
  • Hypergranulation
  • Infection urinaire
  • Fistule recto vaginale (ne s’applique pas aux vulvoplasties)
  • Prolapsus du néo-vagin (ne s’applique pas aux vulvoplasties)
  • Croissance des poils à l’intérieur du néo-vagin (ou à l’intérieur du vestibule dans le cas d’une vulvoplastie)
  • Perte de sensations et incapacité à atteindre l’orgasme

Téléchargez les fiches récapitulatives sur les chirurgies de transition de Rainbow Health Ontario et recherchez la fiche Vaginoplastie pour obtenir des informations cliniques concises.

Vous trouverez plus de détails sur la façon dont j’ai acquis des connaissances et pris la décision de me faire opérer sur mon blogue. Bon nombre de ces détails se rapportent à la documentation de planification pré et postopératoire fournie par GrS Montréal ainsi qu’à d’autres sources d’informations factuelles.

 

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Troisième étape : Confiance en la convalescence (postopératoire)

À mon avis, la convalescence est le Saint-Graal du processus chirurgical. La chirurgie n’est qu’un point dans le temps; un traumatisme contrôlé méthodique et rapide. Ensuite, la convalescence débute. Toutes mes réflexions antérieures concernant mes organes génitaux, l’apprentissage, le questionnement et la compréhension visaient à me préparer au rétablissement et à la vie d’après. Les premières semaines et mois postopératoires sont cruciaux. De mes chirurgies passées, j’ai appris que plus on peut obtenir de soutien au début du rétablissement, plus simple et facile ce sera pour la suite.

En passant par mon processus psychologique qui m’a permis d’envisager la chirurgie, et me documentant autant que possible, j’ai pu améliorer ma confiance face à ma décision. Suivre cette ligne de pensée a contribué à une relation saine et naturelle avec ma néo-vulve avant même mon voyage pour Montréal. À mesure que mon rétablissement progressait, ma satisfaction et ma confiance envers les résultats se développaient positivement.

 

Ne pas s’embêter avec des choses hors de mon contrôle

Êtes-vous satisfaite de vos résultats? À quel point est-ce que c’est douloureux? Comment est le sexe? À quoi ça ressemble? Comment se sent-on? Ce sont des exemples de questions que les gens se font poser après une opération. Au début, j’avais des questions semblables, mais j’ai réalisé que les réponses n’avaient pas tellement d’importance puisqu’il n’y avait aucun moyen d’y répondre de manière générale. Une personne peut vous donner son point de vue, mais créer une attente personnelle basée sur le récit subjectif d’un autre individu, à mon avis, n’est pas une bonne idée. Un exemple très simple : si vous me demandez si je suis satisfaite de mes résultats, la réponse est oui. Bien que cette réponse ne devrait avoir aucun sens pour vous, à moins que vous ne sachiez quelles étaient mes attentes.

Lorsqu’il s’agissait de variables hors de mon contrôle, je ne passais pas beaucoup de temps à y réfléchir avant d’y être confrontée. Par exemple : je savais que je serais inconfortable et très probablement en douleurs durant les premiers jours. Combien de temps? La seule façon de savoir était de passer par la convalescence et de constater à quel point j’aurais mal. Je me suis préparée en m’attendant à l’expérience la plus douloureuse de tous les temps, même si c’était peu probable. Au lieu d’angoisser avant la chirurgie, j’allais faire face à la douleur une fois la vulvoplastie complétée.

 

Mon expérience chirurgicale passée comme référence

Pendant que je me préparais pour cette chirurgie, je me suis rappelé mes expériences chirurgicales passées et j’ai noté les similitudes. Bien qu’il existe des différences énormes entre les types de chirurgies, il y a beaucoup de choses qui sont semblables.

Lors de mes chirurgies antérieures, j’ai toujours entretenu des relations positives avec les chirurgiens et le personnel infirmier. Mes expériences de convalescence étaient assez similaires, peu importe les chirurgies. La façon dont j’ai géré la douleur et ma réaction à l’anesthésie étaient aussi comparables. Sur la base de tous ces éléments communs, je pouvais me faire une idée de ce que j’expérimenterais pour ma vulvoplastie à Montréal.

 

L’Asclépiade

Le séjour à Montréal comprend un certain nombre de nuits à la Maison de convalescence Asclépiade avant votre retour à la maison. Ce séjour à l’Asclépiade a rendu les premiers moments postopératoires beaucoup plus agréables et simples. Imaginez le réconfort d’être dans un foyer avec d’autres patientes trans qui ont subi une reconstruction génitale comme vous. Ajoutez ensuite la présence continuelle d’infirmières spécialement formées pour répondre à vos besoins (hébergement, gestion des médicaments, soins des plaies, enseignement, etc.). Comparez ensuite cette offre à une convalescence à la maison, à l’hôpital ou dans une chambre d’hôtel et vous comprendrez la différence majeure dans l’accompagnement postopératoire chez GrS Montréal.

Avec mon expérience positive à l’Asclépiade, il était rassurant de savoir que si j’avais une complication à mon retour, je recevrais l’aide nécessaire. Et cette tranquillité d’esprit a également renforcé ma confiance dans ma relation avec mes résultats chirurgicaux.

 

Récupération à la maison

J’ai tout mis en œuvre pour rendre mon vol de retour aussi confortable que possible. En général, le vol après l’intervention chirurgicale peut être difficile, en particulier sur de longs trajets lorsque la zone opérée rend la position assise inconfortable ou douloureuse.

De plus, j’avais prévu un rendez-vous avec une infirmière de la clinique spécialisée quelques jours après mon retour. L’infirmière surveillerait mon rétablissement et mes soins après mon retour à la maison. Donc, avant même de partir pour Montréal, je ressentais déjà une certaine sécurité de savoir que quelqu’un pouvait s’occuper de moi à mon retour. En passant, c’est la même infirmière qui m’avait donné quelques excellents conseils des semaines avant de prendre l’avion vers Montréal pour la chirurgie.

Vous pouvez trouver plus de détails sur la façon dont je me suis préparée pour la récupération sur HolaSoyYo.com et même sur la façon avec laquelle j’ai composé avec un problème une fois de retour à la maison.

 

Conclusion

Comme je l’ai mentionné au début de cet article, j’ai pu développer une relation saine avec ma néo-vulve en cherchant des réponses à chacune de mes interrogations, même si parfois la réponse était « Je n’ai pas encore de réponse précise ». Je devais, avant d’avoir recours à une chirurgie d’affirmation de genre, procéder à une réflexion approfondie et un changement de perceptions au sujet des organes génitaux que j’avais depuis la naissance. Sans ce processus mental, des doutes irrésolus auraient pu miner mon degré de satisfaction envers ma nouvelle physionomie.

C’est seulement après avoir bien compris l’intervention, ses risques, les possibles complications et le processus de convalescence que j’ai pu prendre une décision éclairée.

Si vous ou une personne que vous connaissez envisagez une chirurgie d’affirmation de genre, particulièrement une vaginoplastie, assurez-vous que vous comprenez très bien les implications qu’elle comporte. Les premiers mois de convalescence d’une vaginoplastie peuvent être intenses. Plus vous obtiendrez de soutien durant cette période, plus il sera facile pour vous de vivre sereinement avec votre nouvelle anatomie.

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La durée opératoire https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/ https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/#respond Tue, 21 Sep 2021 16:27:55 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1896 Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

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Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

Ces mythes peuvent être une source d’angoisse importante pour les patients·tes. Pourtant, tout le contraire est vrai : plus le temps de chirurgie s’étire, plus le temps de guérison et les risques liés à l’intervention augmentent.

S’il est vrai que la durée opératoire est un indicateur important des facteurs de risques et de complications possibles, le type de chirurgie et la complexité procédurale sont aussi des facteurs déterminants. Bien qu’ils soient souvent indépendants, ces facteurs de risque peuvent être parfois interreliés.

Infections et complications

Le lien entre l’infection des plaies et la durée opératoire est connu depuis déjà belle lurette. Chaque minute supplémentaire de la chirurgie a un impact direct sur le taux d’infection des plaies.

Pour preuve, une étude sur la reconstruction mammaire avec implant parue en 2019 a clairement démontré que la possibilité de complications médicales ou d’infections des plaies augmente quand le temps de chirurgie va au-delà de trois heures. Il y aurait un lien de causalité direct entre les complications, les conditions de santé préopératoires, et une durée opératoire plus longue.

Si les taux de complications varient peu pour les chirurgies de moins de 3 heures, les risques se multiplient de 1,6 fois après 3 heures. Chaque intervalle de durée opératoire successive est accompagné d’une croissance concomitante des complications, avec les taux qui augmentent de 3 fois après 4,5 heures et presque 5 fois pour une intervention de 6,8 heures.

Lorsqu’une chirurgie dure plus de 6 heures, chaque heure supplémentaire augmente le risque de complications cardiovasculaires, rénales et pulmonaires. Il en va de même pour l’accroissement du taux d’infection. Les chirurgies de plus de 3 heures intensifient les risques d’érythèmes et d’hématomes, et bien souvent supposent une guérison plus lente des plaies.

Morbidité

L’enjeu principal quant au risque de morbidité est la complexité de la procédure, et non la durée opératoire. En effet, selon une étude parue en 2014, les complications peuvent varier entre deux chirurgies de durée plus ou moins égale. Par exemple, les chirurgies à la tête ou au cou provoquent plus de complications que les chirurgies mammaires ou aux membres, même si la durée est semblable, à cause de la complexité de ces procédures. Des procédures délicates sur des surfaces plus petites exigeant moins de manipulations causent moins de morbidité que la reconstruction ou les dissections ou excisions des procédures de contour de corps. Par contre, des études indiquent qu’une durée opératoire de plus de trois heures augmente aussi le risque de morbidité. Tous ces facteurs doivent être pris en compte par le chirurgien lors de la préparation préopératoire.

La durée opératoire est donc un facteur clé dans la guérison des patients et dans la gravité des complications postopératoires. Elle serait une indicatrice des complications, avec une croissance marquée des risques si la chirurgie dure plus de trois heures.

Les chirurgiens sont des professionnels hautement qualifiés. Bien qu’un chirurgien d’expérience travaille avec célérité, d’autres facteurs peuvent contribuer à la durée opératoire, dont certains peuvent être hors de son contrôle comme des saignements excessifs pouvant ralentir l’intervention. Toutefois, la rapidité d’exécution n’est pas nécessairement garante de meilleurs résultats, car la durée opératoire n’est pas l’unique facteur à considérer en cas de complications.

Les opérés·es n’ont donc pas à s’inquiéter si la chirurgie est plus courte qu’attendu. Cela n’indique en rien un travail bâclé. Une chirurgie plus longue ne donnera pas forcément de meilleurs résultats. La durée opératoire est un facteur important dans la guérison, mais le type de chirurgie et la complexité procédurale le sont aussi. Surtout, assurez-vous de poser des questions avant l’intervention chirurgicale afin de bien connaître les risques.

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Lettre ouverte de notre travailleur social https://blog.grsmontreal.com/lettre-ouverte/ https://blog.grsmontreal.com/lettre-ouverte/#comments Fri, 15 Jan 2021 19:22:40 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1720 Lettre ouverte pour donner suite à l’article de Éric Yvan Lemay (Journal de Montréal) du 12 janvier 2021 intitulé «Chirurgies annulées, mais pas celle d’une meurtrière trans».

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Lettre ouverte pour donner suite à l’article de Éric Yvan Lemay (Journal de Montréal) du 12 janvier 2021 intitulé «Chirurgies annulées, mais pas celle d’une meurtrière trans».
Henri Labelle, Travailleur Social et Psychothérapeute
Henri Labelle, Travailleur Social et Psychothérapeute

Henri Labelle est travailleur social et psychothérapeute pour GrS Montréal depuis tout près de 3 ans. Diplômé en Sciences à l’Université de Montréal puis en Travail Social à l’UQAM, il s’est spécialisé en santé mentale dès les débuts de sa pratique. Il a oeuvré en milieux communautaires, dans le réseau de la santé et en pratique privée de la psychothérapie. Déjà très intéressé par les soins offerts à la population LGBTQ+, il se consacre uniquement à la clientèle de GrS Montréal depuis le début de son mandat au sein de l’entreprise.

Vendredi le 15 janvier 2021 à Montréal

Mardi matin paraissait, en première page du quotidien Le Journal de Montréal, un article du journaliste Éric Yvan Lemay qui exposait le fait que des chirurgies d’affirmation de genre avaient lieu à Montréal malgré les difficultés du réseau de santé public à subvenir à la demande en raison de la propagation de la COVID-19.

L’auteur y mêle des concepts de façon à créer, de façon bien sournoise, l’impression que des personnes trans reçoivent des services chirurgicaux au détriment de patients du réseau public de la santé. Évidemment, comment ne pas s’indigner que des chirurgies d’affirmation de genre soient maintenues alors que les hôpitaux publics doivent réduire la cadence des chirurgies critiques. C’est un amalgame très vendeur.

Le sujet a été repris par de nombreux commentateurs sous la bannière de Québecor toute la journée de façon très irrespectueuse. Certains de ces éditorialistes sont d’ailleurs bien connus pour leurs positions peu flatteuses envers la communauté trans et non-binaire.

Les commentaires du public sur les médias sociaux au sujet de l’article de M. Lemay en disent long aussi sur le mépris que doivent affronter les minorités sexuelles et de genre encore aujourd’hui. Si les soins pour cette clientèle sont si rares, c’est que très peu de professionnels sont formés pour répondre aux besoins criants de cette population.

GrS Montréal, filiale du Centre Métropolitain de Chirurgie, offre des services chirurgicaux aux personnes trans depuis des décennies. Jusqu’à tout récemment, il s’agissait du seul centre au Canada où ces chirurgies essentielles étaient offertes et GrS Montréal demeure, à ce jour, le seul établissement privé spécialisé au pays.

Il faut comprendre que le bassin de patients·tes trans et celui du réseau public de la santé ne constituent pas un vase communiquant. Il ne s’agit donc pas d’un choix à faire entre deux clientèles. Même si le Centre Métropolitain de Chirurgie cessait ses activités de chirurgies d’affirmation de genre, aucun impact positif ne serait ressenti pour la clientèle du réseau public. D’ailleurs, plusieurs discussions avec le ministère de la Santé et des Services sociaux ont eu lieu en début de pandémie mais nous n’avions pas les ressources nécessaires pour le supporter.

Le Centre Métropolitain de Chirurgie n’a pas l’équipement d’un hôpital public capable de recevoir des patients atteints de problèmes de santé physique critiques comme un cancer ou un trouble cardiaque. Laisser entendre qu’une personne qui reçoit un service chirurgical lié à son genre ici empêche un patient atteint de cancer d’être opéré est complètement malhonnête et erroné. C’est aussi faire fi des multiples spécialités médicales!

Lors de la première vague d’infection à la COVID-19, l’hôpital a dû cesser ses activités durant tout près de 3 mois. Malgré tout, une équipe a été constituée pour intervenir auprès d’une clientèle en grande détresse. Les demandes de services en santé mentale ont explosé dans tout le pays en lien avec l’annulation des chirurgies qui étaient prévues au printemps. Les organismes venant en aide aux personnes issues des minorités sexuelles et de genre ont été débordés de demandes d’aide.

Contrairement au message véhiculé dans l’article et par les commentateurs mardi, l’accès à ces traitements chirurgicaux est long et fastidieux! Les personnes désireuses d’y avoir recours doivent s’armer de patience et de résilience car il ne suffit pas de « s’inscrire » pour la chirurgie. Elles doivent parfois rencontrer de nombreux professionnels en santé physique et mentale pour confirmer leur éligibilité auxdites chirurgies.

Considérer les chirurgies d’affirmation de genre comme de simples procédures esthétiques démontrent à quel point le sujet de la dysphorie de genre est mal connu. Les statistiques sur le suicide chez la population trans sont démesurées si on les compare à celles de la population en général. Pour les personnes qui désirent avoir recours à ces interventions, le chemin est jonché d’obstacles et l’annulation sans date de report prévue est vécue de façon catastrophique pour plusieurs d’entre elles.

Les interventions des journalistes et commentateurs de Québecor auront simplement permis que les personnes trans soient pointées du doigt pour les problèmes actuels du réseau de la santé québécois. Le Centre Métropolitain de Chirurgie a mis en place des mesures sociosanitaires exemplaires qui font en sorte qu’aucune éclosion de COVID-19 n’a eu lieu en son sein depuis le tout début de la pandémie. Nous sommes tous empathiques et compatissants envers les Québécois qui ont besoin de soins urgents pour des problèmes de santé graves et qui n’y ont pas accès. Cependant, accuser une population déjà marginalisée et diminuer l’importance de ses besoins en soins médicaux n’aidera absolument personne.

Une rigueur journalistique de base et un minimum de compassion auraient permis à l’auteur de l’article de comprendre à quel point il fait erreur lorsqu’il laisse entendre que les chirurgies d’affirmation de genre ne sont pas essentielles. Si ses collègues et lui-même avaient simplement pris la peine d’appeler un organisme qui vient en aide aux personnes trans avant de donner leurs opinions mal informées, peut-être auraient-ils pu éviter de ridiculiser l’impact de la dysphorie de genre pour les personnes qui en souffrent au quotidien.

Henri Labelle, B.Sc. B.T.S. – Au nom de toute l’équipe de GrS Montréal
Travailleur Social et Psychothérapeute pour GrS Montréal


À lire sur le même sujet: Gender Confirmation Surgery: Cosmetic or Reconstructive Procedure? (Par les Drs Pierre Brassard et Alex Laungani).

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Que mangerez-vous à l’Asclépiade? https://blog.grsmontreal.com/repas-asclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/repas-asclepiade/#comments Thu, 08 Oct 2020 18:29:11 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1626 Lorsque les patients sont de passage au Centre Métropolitain de Chirurgie (CMC) pour avoir recours à une chirurgie génitale d’affirmation de genre, ils sont appelés à résider quelques jours à l’Asclépiade, une maison de convalescence située à même le Complexe chirurgical CMC.

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Lorsque les patients sont de passage au Centre Métropolitain de Chirurgie (CMC) pour avoir recours à une chirurgie génitale d’affirmation de genre, ils sont appelés à résider quelques jours à l’Asclépiade, une maison de convalescence située à même le Complexe chirurgical CMC.

Sur place, tout a été conçu pour favoriser le repos, la quiétude et l’enseignement des auto-soins. Un joli aménagement paysager extérieur permet de lire, se reposer ou discuter avec d’autres personnes dans un décor champêtre calme et inspirant.

Des plats savoureux dont on se souvient

Les gens qui ont séjourné à l’Asclépiade vous le diront : les plats proposés sont non seulement équilibrés, mais savoureux.

« Le menu est très varié, les assiettes copieuses et les repas succulents. Ils n’ont rien à voir avec ceux qui sont servis dans les hôpitaux traditionnels : ils sont concoctés avec minutie par le chef cuisinier », confirme un employé.

« La nourriture est vraiment succulente. Ce n’est pas pour rien qu’à notre cafétéria, les employés mangent exactement la même nourriture que celle servie aux patients de l’Asclépiade! », assure-t-il, sourire en coin.

Comme si ce n’était pas suffisant, la nourriture de l’Asclépiade est proposée sous forme de buffet. Ainsi, chaque personne conçoit son assiette elle-même. Par exemple, elle peut remplacer le bœuf par la truite ou prendre un peu plus (ou un peu moins) d’un aliment proposé. Soupes, potages, repas complets, desserts et quoi encore? Le menu contient toujours d’étonnantes propositions.

Soulignons qu’aucun menu déterminé n’est imposé avant ou après une opération. Ainsi, chaque personne est libre de choisir les aliments qui se retrouveront dans son assiette.

« Notre service de repas respecte toutes les normes en matière d’allergies, assure une infirmière au CMC, également adepte des repas servis à l’Asclépiade. Assurément, les personnes allergiques à un ou des aliment(s) peuvent être sans crainte. »

L’Asclépiade : un plaisir renouvelé et partagé

D’habitude, les patients du CMC résident à l’Asclépiade de six à huit jours.

Fort heureusement pour les gens qui y séjournent, l’ambiance y est très agréable et sereine. La raison est simple : à l’Asclépiade, comme c’est le cas dans l’ensemble du CMC, les employés ont beaucoup de plaisir à travailler ensemble et cela se ressent.

L’ambiance est teintée de cette légèreté et les endroits propices au calme sont nombreux. D’ailleurs, lorsque le temps le permet, pour savourer les plats succulents, de nombreux usagers se retrouvent sur la terrasse extérieure, aménagée tout près. Avec la nature comme décor et le calme en cadeau, voilà une expérience qui… goûte le ciel!

Ambiance calme, nature et bonne bouffe. Quoi demander de mieux?

Malgré la grande qualité de cette offre, il est toutefois important de noter que les patients qui le souhaitent peuvent également commander de la nourriture dans l’un des très nombreux restaurants situés à proximité du CMC.

Évidemment, lorsqu’ils découvrent l’ambiance calme de l’Asclépiade et ses repas équilibrés, savoureux et concoctés avec tant de minutie, les résidents temporaires de l’Asclépiade réalisent qu’ils font partie des chanceux qui se souviendront de leur passage en ce lieu invitant et chaleureux. Ils optent alors pour… le buffet!

Chose certaine, l’Asclépiade est la seule maison de convalescence au monde dédiée aux personnes trans ayant un tel service alimentaire. Une expérience unique.

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Une mastectomie en pleine pandémie https://blog.grsmontreal.com/mastectomie-pandemie/ https://blog.grsmontreal.com/mastectomie-pandemie/#comments Fri, 11 Sep 2020 14:25:58 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1594 La pandémie de la Covid-19 a forcé la fermeture temporaire de tous les centres chirurgicaux destinés aux personnes trans. Voici le parcours d'une personne qui a eu recours à une mastectomie chez GrS Montréal lors de la réouverture de l'hôpital.

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La pandémie de la Covid-19 a forcé la fermeture temporaire de tous les centres chirurgicaux destinés aux personnes trans. Voici le parcours d’une personne qui a eu recours à une mastectomie chez GrS Montréal lors de la réouverture de l’hôpital.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Mon cheminement de mastectomie a commencé comme celui de bien d’autres personnes trans-masculines et non binaires avant moi. Un des aspects les plus exaltants du processus était pourtant un des plus simples : envoyer ma demande pour recevoir les formulaires à mon adresse courriel. À l’époque, il y avait peu de personnes à qui j’avais fait mention de ma mastectomie à venir, donc il y avait une nuance de secret et de subtilité à prendre en compte. Il fallait que je jongle à savoir comment partager cette information grandiose à ma famille et à mon entourage. Subir une chirurgie n’est pas quelque chose de négligeable. Cependant, je savais en cliquant sur “envoyer” que j’allais dans la bonne direction.

Les mois qui ont suivi cette confirmation courriel, j’ai suivi les étapes typiques bureaucratiques pour obtenir la lettre de référence et l’approbation médicale pour avoir recours à ma chirurgie. Les formulaires ont été signés par mon médecin de famille et j’ai suivi les séances requises en psychothérapie pour ma lettre de référence. Ces deux processus ont été coûteux, mais je me suis dit que dans l’ensemble, au moins ma mastectomie allait être couverte par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Je savais au fin fond de moi-même que cette opération était une nécessité, mais avec tout le questionnement de la part des représentants du milieu de la santé j’ai dû réévaluer la relation que j’avais avec mon corps et mon identité de genre. Puisque les critères principaux d’éligibilité pour la mastectomie tournent autour d’un éloignement de la féminité et un rapprochement de la masculinité, j’ai réalisé (dans la première de plusieurs instances à suivre) comment les individus non binaires peuvent affronter des défis en voulant accéder à des soins de santé. Lors de mon dernier rendez-vous, ma psychologue a dû sortir sa copie du DSM-V afin de vérifier que je répondais suffisamment aux critères pour avoir ladite lettre, et je l’ai eue de justesse. C’était extrêmement angoissant. Le sort de ma procédure d’affirmation de genre résidait dans les pages d’un manuel en pathologie et son interprétation.

Une fois la lettre obtenue et les formulaires envoyés à la fin de l’été, la création de mon dossier à la clinique a pris environ deux mois. On m’a ensuite donné la date de mon rendez-vous de consultation préopératoire au début de 2020. J’ai passé les semaines suivantes à imaginer les conversations avec mon chirurgien et à lire le plus possible sur le sujet pour m’informer adéquatement. Quand je n’étudiais pas pour mes examens finaux, je lisais des articles et j’écoutais des vidéos autant de nature médicale que provenant de Youtubeur.euses. J’ai pris le temps également d’informer mes proches un.e à un.e au niveau de la procédure à venir. Quoique la majorité acceptait bien le concept, elle nécessitait également davantage d’information afin de s’éduquer. Pour plusieurs d’entre elleux, j’étais la première personne de leur entourage à avoir recours à une chirurgie d’affirmation de genre.

En janvier, j’ai eu ma consultation à la clinique. Malgré la nature assez courte et directe de la rencontre, j’étais soulagé.e d’être une étape plus loin dans le processus vers mon rêve d’un torse plat. La prochaine étape était d’avoir l’approbation financière du gouvernement. Malgré que j’avais peu de raison de craindre quoi que ce soit, j’étais inquiet.ète qu’avec ma chance, on me refuserait et que je devrais payer le tout de mes propres poches. Heureusement ce ne fut pas le cas : j’ai reçu l’approbation en février et au mois de mars j’ai eu ma date de chirurgie pour juillet. J’ai dansé à l’extérieur de mon lieu de travail et j’ai pleuré des larmes de joie.

Et la COVID-19 survint. J’ai été en mesure de rencontrer mon chirurgien le jour avant la fermeture de la clinique. Les semaines suivantes étaient remplies d’incertitudes. Je voyais de nombreux.euses ami.es dont les dates de chirurgies respectives avaient été annulées et déplacées à une date ultérieure inconnue. Chaque semaine, je patientais pour le communiqué de presse divulguant pendant combien de temps supplémentaire la clinique serait fermée et quand les chirurgies devraient reprendre. Enfin au mois de juin, la clinique rouvrait ses portes et commençait graduellement à reprendre les mastectomies.

Je me considère chanceux.euse. Ma date n’était pas décalée comme chez bien d’autres. Ceci m’a donné la stabilité dont j’avais tant besoin pour me mettre dans un état mental préopératoire adéquat. La lecture et l’écoute excessive de vidéos a été utile au moment d’acheter des nécessités comme des bandages, chemises à boutons ou des chaussures faciles à mettre.

Les jours et les heures avant ma chirurgie, mon enthousiasme a dépassé mon sentiment de nervosité. Plus d’un an à naviguer le système et plus de trois ans à vouloir cette chirurgie se sont écoulés. Bientôt la poitrine que je connaissais depuis plus d’une décennie sera remplacée par deux lignes en-dessous de mes pectoraux.

Le matin de la chirurgie, je me suis réveillé.e à 4 h 30 pour être admis.e à 6 h. Mon bonheur m’a rendu moins soucieux.se de ce qui était à venir. Malgré des mesures d’hygiène strictes, je n’avais pas droit de recevoir de visite. J’étais étonnamment calme, et ce, malgré ma nature anxieuse. J’ai donné un dernier câlin à ma mère à la porte et je suis entré.e dans la clinique avec la tête haute.

Le matin s’est déroulé tellement rapidement. J’ai passé du bureau de la réception, à l’unité de soins puis à l’admission en un clin d’œil. Bientôt je me suis retrouvé.e prêt.e à m’étendre sur la table d’opération. Mon dernier souvenir avant de m’endormir était que je souriais en paix.

Je me suis réveillé.e, ou plutôt devrais-je dire j’ai réussi à peine à m’ouvrir les yeux. Le temps semblait avoir ralenti pendant que je m’ajustais à ce qui se passait. On m’a transféré.e dans ma chambre et déplacé.e dans mon lit. Quand les infirmières sont parties, j’ai souris en extase. J’étais submergé.e par tant d’émotions simultanément. Ma poitrine était emballée comme un cadeau de Noël par des bandages, mais je savais qu’en dessous de tout ça j’avais le torse plat. Dès que j’ai pu penser clairement et garder mes yeux ouverts, j’ai texté ma mère et mes ami.es avec ma toute première photo postop : un sourire de joie incomparable. Peu après, une deuxième personne fut placée dans ma chambre, et malgré la présence d’un rideau qui nous séparait, on a pu parler de notre sentiment partagé de soulagement et de satisfaction.

Tranquillement j’ai pu remettre mes vêtements et sortir en douceur de l’unité de soins. Deux jours plus tard, mes drains Penrose ont (enfin) pu être enlevés, suivi par le retrait des bandages trois jours après. C’était la première fois que je pouvais voir ma poitrine postop. Je n’ai même pas attendu ma mère pour enlever le gaze, j’étais trop enthousiaste pour attendre plus longtemps. Ma mâchoire faisait mal tellement je souriais. Il fallait que je tapote légèrement mon torse pour me rappeler que l’image dans le miroir était bel et bien la mienne! J’ai réussi. J’ai eu ma mastectomie à double incision sans greffe aréolaire. Après autant de difficiles épreuves contre lesquelles la seule idée d’avoir ma chirurgie m’a gardé.e debout, j’étais enfin rendu.e à la ligne d’arrivée. J’ai survécu à mes mauvaises journées et j’ai maintenant la chance de rayonner de manière authentique.

Alex Simon

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Pourquoi j’ai choisi la vulvoplastie? https://blog.grsmontreal.com/vulvoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/vulvoplastie/#comments Wed, 27 May 2020 18:03:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1468 Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de reconstruire une néo-vulve. C'est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale.

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Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de  reconstruire une néo-vulve. C’est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale.

Collaboration spéciale : Franches est une anciene patiente de GrS Montréal et de Dr Pierre Brassard. Elle est une ardente défenseuse de l’autonomisation par la connaissance et l’expérimentation. Franches est également l’autrice et l’éditrice de HolaSoyYo.com («Bonjour, c’est moi» en espagnol), un blogue où elle partage ses expériences et ses réflexions sur le changement de l’expression de genre.

Pourquoi une vulvoplastie? Pour commencer, c’est une question qui ne se pose tout simplement pas. On ne demande pas à quelqu’un de justifier le choix d’une chirurgie, d’autant moins lorsqu’il s’agit de reconstruction génitale. Ça ne se fait pas plus que de demander à quelqu’un pour quelle raison il épouse telle ou telle personne. Le recours à une reconstruction génitale et le choix du type de chirurgie sont des décisions ultra personnelles, et le sujet peut être très délicat pour certaines personnes. Donc, à moins d’être très proche de la personne concernée, évitez de lui poser des questions aussi personnelles. Maintenant que nous avons éclairci ce point, on continue?

Pourquoi ce billet de blogue ?

Lorsqu’un sujet est aussi personnel et délicat, l’un des enjeux est que les gens en parlent peu, ce qui rend les informations plutôt limitées. Des informations et de la documentation sont certes disponibles, mais la plupart sont de nature médicale et technique; elles ne sont pas écrites du point de vue d’une patiente. L’idée principale de ce billet est de partager les raisons pour lesquelles j’ai choisi ce type de chirurgie. C’est forcément très personnel, et mon but n’est pas de convaincre qui que ce soit de choisir un type de chirurgie plutôt qu’un autre. Je veux simplement raconter comment j’ai vécu mon processus de décision, afin que d’autres personnes puissent s’en servir comme référence, au besoin. Il faut dire que lors de mon introspection, j’ai fait des recherches et j’ai été surprise de constater que certaines femmes transsexuelles ne connaissaient pas cette alternative à une vaginoplastie « traditionnelle » ou « complète ». L’objectif de ce billet est donc de faire connaître cette option et de présenter mon point de vue.

Mais qu’est-ce qu’une vulvoplastie ou une vaginoplastie sans cavité vaginale ?

Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de reconstruire une néo-vulve. C’est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale. Ce type de chirurgie peut porter des noms différents en fonction de quelques facteurs, mais ils ont essentiellement tous la même signification :

  • Vulvoplastie
  • Vaginoplastie sans cavité
  • Vaginoplastie superficielle / à profondeur minimale / à profondeur limite
  • Vaginoplastie cosmétique / esthétique
  • Vaginoplastie partielle / à profondeur nulle

Le nom varie parfois selon le chirurgien ou le centre chirurgical, mais il dépend également souvent de la patiente. En faisant mes recherches, je me suis rendu compte que certaines patientes préfèrent le mot « vaginoplastie » pour décrire leur chirurgie, puisque le terme en lui-même, évocateur d’un vagin déjà existant, soulage la dysphorie et réaffirme le genre. J’ai également trouvé des références expliquant que certaines patientes préfèrent utiliser les termes « peu profond / profondeur minimale / profondeur limite » plutôt que « sans profondeur / profondeur nulle », car la notion de profondeur a une connotation plus positive pour elles. Pour ma part, je préfère le mot « vulvoplastie », que je trouve très descriptif. Je dois dire qu’en raison de la façon dont je m’identifie, je ne vois aucun avantage à associer le mot « vagin » à mon intervention. Je fais la distinction entre ce que je préfère « pour mon opération » et « pour le type d’intervention ». Bref, la patiente est libre de choisir le nom de son opération, un nom qui correspond à la façon dont elle se perçoit.

Mes raisons personnelles

Oh la la! Permettez-moi de reprendre mon souffle avant de m’ouvrir sur quelque chose d’aussi personnel! (Allez, inspirons profondément!) Dire qu’au début de ce billet, je disais que la question du pourquoi ne devrait pas être posée par le premier venu, me voilà qui m’élance pour y répondre. Bon, c’est parti… Avant mon opération, j’avais bien entendu mes propres raisons, mais je n’avais jamais eu à les exprimer. Je n’avais donc pas beaucoup réfléchi à la façon dont je répondrais, et ce n’est qu’après m’être fait poser la question plusieurs fois que j’ai vraiment cherché au fond de moi une réponse sincère. Cette réponse sincère, et qui se trouve être aussi la plus simple, est que j’ai choisi une vulvoplastie en raison de la façon dont je m’identifie. Plusieurs facteurs ont motivé ma décision, des facteurs que je vais démêler ici, par ordre d’importance pour moi.

Le sexe avec pénétration

Je n’ai aucun intérêt pour le sexe vaginal ou la pénétration. Aucun. Je vous avais prévenu que j’allais devenir intime, non? Je ne suis pas du tout attirée par les hommes non plus, autant dire que les chances que je m’intéresse au sexe vaginal sont pratiquement nulles. Parmi mes différents facteurs décisionnels, celui-ci était probablement un des plus importants. Avant mon processus de décision, j’ai eu une discussion avec le psychologue qui a fait une de mes évaluations chirurgicales. C’était dans le cadre de mes recherches et de mon examen de conscience, et, bien sûr, ce sujet a été abordé. Nous avons conclu que si, pour une raison étrange, je m’intéressais aux rapports sexuels avec pénétration, il y aura toujours la possibilité d’utiliser « la porte de derrière » (i.e. le sexe anal). Donc, de mon point de vue, je ne renonce pas à la pénétration, ce sera comme je le souhaite. Mais… non merci.

La cohérence avec mon identité de genre

Non, le sexe avec pénétration n’était pas mon facteur décisif. En revanche, le fait d’être cohérente avec mon identité de genre l’était absolument. Je m’affirme et me présente totalement comme une femme, et si mes organes génitaux de naissance ne m’ont jamais causé de dysphorie (même après m’être affirmée à temps plein), cela m’a toujours occupé l’esprit. Je détestais l’idée que quiconque puisse voir mon entrejambe et remette en question mon identité, mon genre. Et tant qu’à être tout à fait sincère avec moi-même et mon identité de genre : f#$k le tucking ! J’ai toujours détesté le tucking, détesté mon apparence et le fait de m’inquiéter qu’on la remarque. Je ne voulais qu’une chose, une image cohérente avec la personne que je suis. Mon expression sexuelle était directement liée à ma garde-robe, et même si c’était rare qu’on les voyait, mes organes génitaux masculins m’empêchaient de m’habiller comme je le voulais. Je me suis toujours sentie limitée dans le choix de mes vêtements, et je voulais me débarrasser de ce sentiment frustrant. Les vêtements que je choisis de porter ont d’ailleurs toujours une grande importance pour moi. Dans mon échelle de valeurs, l’apparence extérieure se plaçait bien au-dessus de la fonctionnalité d’un néo-vagin.

Autosoins (Dilatations et douches vaginale)

Une vaginoplastie « complète » implique des dilatations et des douches vaginales à vie, ce qui n’avait aucun sens pour moi. Je vous l’ai dit, les rapports vaginaux ne m’intéressent et ne m’attirent pas. Si j’avais voulu laisser la porte ouverte à des relations vaginales, ma décision aurait peut-être été différente et l’idée des soins m’auraient moins dérangée. C’est clairement mon absence de désir pour le sexe avec pénétration vaginale qui l’a emporté face à l’importance des soins requis suite à une telle intervention. Durant ma phase de recherches, ma décision a en effet été appuyée par la nette impression que plusieurs des complications post-opératoires pouvaient être dues au fait que les patientes ne comprenaient pas bien le niveau d’autosoins qu’une vaginoplastie « complète » implique. Je parlerai plus loin du risque accru de complications. Précisons pour l’instant qu’un suivi de vaginoplastie « complète » implique 4 dilatations et douches vaginales par jour pendant le premier mois postopératoire. Le rythme se poursuit pendant quelques mois, jusqu’à ce que les tissus mous guérissent, Ensuite, la fréquence des dilatations et des douches vaginales diminue progressivement; on parle d’une fois par jour après 6 mois, pour environ six autres mois. Après la première année suivant la chirurgie, la fréquence diminue à une seule fois par semaine, mais doit être maintenue à vie.

Convalescence

La convalescence est importante, mais par rapport aux trois facteurs précédents, elle se situe beaucoup plus bas dans mon échelle d’importance. Le rétablissement après une opération de reconstruction génitale est difficile, mais il faut se rappeler qu’il s’agit d’une « phase temporaire » et que ça va passer. La guérison est tout de même un facteur important à prendre en compte. Les trois premiers mois suivant une vaginoplastie « complète » représentent un véritable emploi à temps plein, avec un calendrier de suivi très rigide. Puisque je ne voulais qu’obtenir l’aspect extérieur sans la fonctionnalité complète d’une cavité vaginale, j’ai tenu compte de la différence entre les calendriers des soins de convalescence d’une vulvoplastie et d’une vaginoplastie « complète ». Le rétablissement après une vulvoplastie se fait en 8 semaines environ (tout le monde guérit à un rythme différent, donc plus ou moins longtemps). Le programme d’autosoins est plus léger que celui d’une vaginoplastie « complète ». En gros, le programme de soins se concentre sur une hygiène sévère du site chirurgical, plutôt que sur la prévention de la fermeture de la cavité vaginale.

Risques et complications

Toute intervention chirurgicale comporte des risques, et plus une procédure est complexe, plus les risques de complications sont élevés, bien entendu. En raison de la façon dont la cavité d’un néo-vagin est créée et du fait qu’elle nécessite de fréquentes dilatations, surtout au cours des premiers mois, il existe un léger facteur de risque, comme une fistule recto-vaginale ou d’autres complications mineures. Ce risque est absent lorsqu’il n’y a pas de cavité. De plus, une vulvoplastie comporte moins de risques de complications causées par la tension des tissus mous, puisqu’il n’est pas nécessaire d’insérer de dilatateurs. Enfin, comme il y a moins de sutures, moins de surface de peau (pas besoin de la doublure du vagin) et aucun besoin d’insérer de corps étrangers (dilatateurs et douche vaginales), le risque d’infection est légèrement plus faible. À long terme, une vaginoplastie « complète » comporte également le risque d’un prolapsus vaginal si la routine de dilatations n’est pas respectée. L’hygiène est toujours importante, mais en présence d’une cavité vaginale, le risque de complications peut vraiment augmenter si les douches vaginales ne sont pas maintenues. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’il en va selon les besoins de chacune. Dans mon cas, mes désirs ne nécessitaient clairement pas les risques qu’impliquait une vaginoplastie « complète ».

Les autres facteurs qui ne s’appliquent pas à moi

J’ai parlé plus haut des facteurs personnels dont j’ai tenu compte pour décider de mon type d’opération. Ce sont les miens, mais ce ne sont pas les seuls. Il existe en effet plusieurs autres facteurs dont les gens peuvent tenir compte. Ils ne s’appliquaient pas à moi et n’ont pas eu d’effet sur ma décision, mais les voici tout de même, trois facteurs pour lesquels j’ai trouvé des références. Bien entendu, il en existe certainement plusieurs autres, mais allons-y avec ces trois-là.

Chirurgie non-binaire

Les personnes qui s’identifient comme non-binaires, non conformes au genre, fluides ou se situant ailleurs dans le spectre des genres peuvent trouver dans la vulvoplastie un excellent moyen de soutenir leur identité.

Problèmes de santé

Si la création d’un canal vaginal est contre-indiquée en raison d’autres problèmes de santé ou de conditions préexistantes, une vulvoplastie peut représenter une alternative très intéressante pour les personnes dans cette situation. Bien entendu, il faut en discuter avec son médecin traitant et/ou le chirurgien.

Âge

L’âge de la patiente peut être un facteur très important à considérer. Pour une personne plus âgée, et en raison des différences dans le rétablissement et dans les autosoins requis, l’âge peut être un facteur décisif. Cependant, il est intéressant de noter que paradoxalement, l’âge peut être un sujet de préoccupation chez les professionnels de la santé lorsqu’il s’agit d’une patiente plus jeune. Lorsque je me préparais à écrire ce billet, je suis tombée sur la référence à une étude (PDF) qui examinait l’attitude des professionnels de la santé affiliés au WPATH vis-à-vis de l’option d’une vulvoplastie pour les patientes âgées de 18 à 21 ans. On a constaté que certains professionnels étaient plus réticents à recommander l’option sans cavité aux patientes de cette tranche d’âge.

La décision de la patiente

En fin de compte, la décision revient à la patiente et à personne d’autre. Vu le manque actuel de sources d’information fiables ou détaillées, j’espère vraiment que mon témoignage pourra aider quelqu’un; tant de facteurs personnels peuvent influencer une telle décision. À tout le moins, j’encourage vivement la discussion afin que davantage de personnes en prennent conscience : il existe une option de reconstruction génitale sans cavité vaginale.

Franches

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Qu’est-ce que l’orchidectomie? https://blog.grsmontreal.com/orchidectomie/ https://blog.grsmontreal.com/orchidectomie/#comments Tue, 31 Mar 2020 18:44:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1295 L'orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l'ablation des testicules.

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L’orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l’ablation des testicules.

Les identités de genre sont multiples et ne peuvent se quantifier ou se définir de façon très précise ou fixe. C’est pourquoi il est important pour une clinique comme GrS Montréal qui se spécialise dans les chirurgies d’affirmation de genre (anciennement appelées « changements de sexe »), d’offrir des options variées à ses patients.

Qu’est-ce que l’orchidectomie et pourquoi la choisir?

L’orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l’ablation des testicules. La chirurgie en elle-même dure environ 30 minutes et les patients retournent à la maison le jour-même. Le chirurgien effectue une première incision au niveau de l’aine pour retirer les vaisseaux sanguins irriguant les testicules, puis au niveau du scrotum lui-même. Cette chirurgie peut s’inscrire dans un processus plus large en étant conjuguée à d’autres chirurgies : par exemple, elle peut être effectuée pendant une vaginoplastie. Toutefois, si l’orchidectomie est pratiquée avant la vaginoplastie, il faudra s’assurer que la peau du scrotum ne rétrécisse pas trop en lui faisant faire des étirements puisque cette peau sera utilisée pour couvrir la paroi interne du futur vagin.

L’orchidectomie est une chirurgie qui est intéressante pour les personnes qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, faire une hormonothérapie, puisque l’ablation des testicules fait diminuer drastiquement la production de testostérone. Elle peut parfois être recommandée par un endocrinologue.

Après la chirurgie

Au retour à la maison on recommande aux patients de se reposer une semaine et d’attendre quatre semaines avant de reprendre ses activités physiques telles que le sport. Comme pour toutes les opérations, on recommande aux patients d’arrêter de fumer de 6 à 8 semaines avant la chirurgie et de maintenir une bonne hygiène et santé générale afin de minimiser les risques et les complications chirurgicales.

Les autres chirurgies

Certaines chirurgies peuvent être combinées à l’orchidectomie, telles que les chirurgies de féminisation du visage et du corps, l’augmentation mammaire, etc.

La clinique GrS Montréal est la seule clinique privée spécialisée en chirurgies trans au pays, et ses chirurgiens sauront vous conseiller et vous orienter selon vos besoins. Ils auront été les pionniers d’un mouvement d’acceptation et d’accessibilité qui, on l’espère, continuera de grandir exponentiellement dans les prochaines années.

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Qu’est-ce que la mastectomie? https://blog.grsmontreal.com/mastectomie/ https://blog.grsmontreal.com/mastectomie/#respond Wed, 25 Mar 2020 18:01:32 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1237 La mastectomie - ou masculinisation du torse - est l'une des chirurgies d'affirmation de genre les plus pratiquées chez GrS Montréal.

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La mastectomie – ou masculinisation du torse – est l’une des chirurgies d’affirmation de genre les plus pratiquées chez GrS Montréal.

Lors du processus de transition FTM ou FTX (non binaire), on ne pense souvent qu’à la chirurgie génitale, alors que plusieurs interventions chirurgicales sont disponibles, selon ce que les patients recherchent. L’une de ces interventions est la mastectomie, aussi appelée masculinisation du torse.

Pourquoi la mastectomie?

Alors qu’on associe souvent la mastectomie au cancer du sein, elle peut aussi constituer une étape importante de la transition pour les personnes trans. En masculinisant le torse, on a la possibilité de vraiment changer la silhouette du patient pour qui le corps ne correspond pas à l’esprit. De ce fait, la mastectomie peut réellement améliorer l’estime de soi en permettant à la personne de se sentir mieux dans son corps. Nous notons une diminution importante de la dysphorie de genre.

Deux méthodes différentes

Il existe deux façons de procéder à une mastectomie, une décision qui sera prise par le chirurgien en fonction de la quantité de tissus et de glandes mammaires que présente le patient.

La première, appelée mastectomie sous-cutanée ou péri-aréolaire, peut être exercée sur un patient présentant moins de tissu mammaire. Elle consiste à extraire les glandes mammaires à travers de petites incisions exercées discrètement au bas des mamelons puis refermées. Cette méthode laisse des cicatrices moins visibles, mais n’est pas possible pour tout le monde.

La seconde, la mastectomie bilatérale à incisions doubles avec greffe du mamelon, s’adresse aux patients dont la quantité de glandes et tissus mammaires est plus élevée. Cette technique consiste d’abord à retirer entièrement le mamelon, puis à ôter les tissus et les glandes par une incision sous-pectorale. Le mamelon, réduit si nécessaire, est ensuite fixé à l’emplacement naturel d’un mamelon masculin.

Conseils et soins pré et postopératoires

Comme pour toutes les chirurgies, la mastectomie a plus de chances de réussir et se guérira mieux sur un corps en santé. Pour s’y préparer, on recommande donc au patient de se mettre en forme, et de perdre du poids si nécessaire. En effet, un indice de masse corporel (IMC) élevé rend la cicatrisation plus difficile, et l’obésité augmente les risques de complications ou d’infections. Le tabagisme est également problématique et les chirurgiens demandent aux patients d’arrêter de fumer au moins 6 semaines avant l’intervention et 8 semaines après.

Après cette intervention qui dure environ 2 heures, il faut compter de 4 à 6 semaines de convalescence: le patient pourra aussi reprendre ses activités physiques de 6 à 8 semaines après l’intervention. Par contre, il faut s’attendre à ce que les tissus mettent entre 9 à 12 mois à se stabiliser. Pour plus d’informations, consultez votre chirurgien.

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Dr Harold Gillies et la première chirurgie de phalloplastie https://blog.grsmontreal.com/harold-gillies-premiere-phalloplastie/ https://blog.grsmontreal.com/harold-gillies-premiere-phalloplastie/#comments Wed, 04 Mar 2020 21:25:46 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1163 Michael Dillon est célèbre pour avoir été le premier homme trans à avoir eu recours à une phalloplastie effectuée par Dr Harold Gillies.

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Michael Dillon est célèbre pour avoir été le premier homme trans à avoir eu recours à une phalloplastie.

Dillon, qui commence la prise d’hormones en 1938, ressent au début des années 40 le besoin d’un changement radical qui, plutôt que des relations sexuelles, pourrait lui apporter sécurité et protection dans la société de l’époque; dans les toilettes, dans les douches des clubs sportifs, à l’hôpital en cas d’urgence. Pour ce faire, il choisit d’approcher le chirurgien plastique Sir Harold Gillies, qui réalisera sur lui la première phalloplastie. Lisez la suite pour en savoir plus sur ce médecin aux idéaux hors de l’ordinaire.

Parcours

Pendant la Première Guerre Mondiale, le Dr Harold Gillies opère sur des soldats mutilés. Il développe de multiples techniques de reconstruction faciale qui feront de lui un docteur proéminent de la communauté. Outre ses prouesses médicales, il développe une philosophie particulière et plutôt moderne. Il cherche à aider les blessés qu’il soigne, qui ont tendance à être rejetés par la société de l’époque et même abandonnés par leurs familles, à retrouver goût à la vie.

Après la guerre, il dirige un hôpital dans une petite localité de la campagne anglaise, à Rooksdown, où les blessés de guerre, mutilés et défigurés, réapprennent à être heureux, sans jugement. À dose de vernis à ongles bleu, de promenades en bicyclette, cours de danse, acceptation et patience, le docteur a créé un havre de paix à la philosophie étonnamment moderne. C’est là que Michael Dillon subira en tout 13 opérations qui s’étalent sur plusieurs années.

Les chirurgies trans

Dans les années 20, à Berlin Magnus Hirschfeld et ses collègues, et à Moscou Ilia Golianitskii, dans le traitement des personnes trans, avaient adopté une optique moderne de modifier le corps pour qu’il s’adapte à l’esprit, plutôt que le contraire. Ce sont eux qui expérimentent et pratiquent les premières chirurgies de changement de sexe. Le développement de cet aspect de la médecine est brutalement interrompu par la montée du nazisme.

Ce sera Sir Harold Gillies, fait chevalier de la couronne en 1930, qui reprendra le flambeau en opérant Michael Dillon. Il modifie une technique qu’il a développée pour les défigurés de guerre, qui consiste à réparer une partie plus apparente du visage en utilisant un lambeau de peau d’ailleurs sur le corps. En enroulant un tel lambeau, il performe une phalloplastie réussie sur Michael Dillon. Michael fréquentera Rooksdown pour 12 autres opérations de masculinisation et de correction. Sir Gillies opèrera aussi Roberta Cowell, la première femme trans britannique, et ces deux cas célèbres seront les deux seules opérations de réattribution sexuelle qu’il pratiquera.

Outre ses interventions médicales avancées, on se souviendra surtout de son approche d’acceptation de ses patients, défiant les moeurs de l’époque.

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Qu’est-ce que la métaiodoplastie? https://blog.grsmontreal.com/metaiodoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/metaiodoplastie/#comments Thu, 30 Jan 2020 15:40:24 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1000 Cet article aborde la métaiodoplastie, une chirurgie qui s'inscrit dans le processus d’affirmation du genre de femme à homme (FTM) ou non-binaire (FTX).

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Cet article aborde la métaiodoplastie, une chirurgie qui s’inscrit dans le processus d’affirmation du genre de femme à homme (FTM) ou non-binaire (FTX).

Métaiodoplastie, scrotoplastie, vaginectomie, néo-urètre, phalloplastie… Comment s’y retrouver ?

La métaiodoplastie est une alternative à la phalloplastie, cette dernière étant une chirurgie qui permet d’obtenir des organes génitaux masculins d’apparence naturelle. La métaiodoplastie, cherche plutôt à masculiniser les organes génitaux biologiques. Il existe plusieurs techniques chirurgicales.

La métaiodoplastie consiste à créer un phallus en allongeant le clitoris qui aura préalablement pris du volume par un traitement hormonal masculinisant. Cette intervention chirurgicale permet aux organes génitaux d’avoir une apparence masculine. Pour allonger le clitoris, votre chirurgien relâchera les ligaments clitoridiens (ventraux ou dorsaux selon l’anatomie unique de chacun) complètement. Même si on conserve les zones érogènes, cette intervention permet rarement des relations sexuelles avec pénétration. C’est l’intensité de l’accroissement clitoridien (hypertrophie) et la présence ou non d’un implant spécifique qui pourraient permettre les pénétrations. De plus, la métaiodoplastie ne permet habituellement au patient d’uriner debout que si la constitution d’une néo-urètre est demandée.

Il faut savoir que le patient a plusieurs options. À cette opération peut s’ajouter un néo-urètre, ce qui permettrait au patient d’uriner debout en allongeant l’urètre chirurgicalement. Le patient peut également demander une vaginectomie, ce qui veut dire que le chirurgien procédera à la fermeture de la cavité vaginale. Pour cette dernière chirurgie, il est nécessaire d’avoir préalablement eu une hystérectomie avec retrait du cervix. Pour encore plus de réalisme, on peut ensuite procéder à la scrotoplastie, c’est-à-dire à la création d’un scrotum en utilisant la peau des grandes lèvres. La scrotoplastie peut être soit bifide lorsque les implants sont insérés dans les grandes lèvres, soit être faite en 2 temps par la création d’un scrotum unique suivie de l’insertion des implants au cours d’une seconde chirurgie. Finalement, il est possible de demander une résection du Mont de Vénus. Le Mont de Vénus se situe en-haut du pubis et présente parfois un surplus de peau et de gras qui empêche de révéler à son maximum le néo-pénis. Le chirurgien peut donc procéder au retrait d’une section des tissus graisseux pour ainsi éviter qu’une partie importante du néo-phallus soit enfouie à sous un surplus de tissus mous.

Chez GrS Montréal, des chirurgiens de renom s’assurent que chaque intervention convienne aux désirs du patient et s’occupent de l’informer et de le guider à travers les différentes options chirurgicales. Ils tiendront compte de vos habitudes de vie ainsi que de vos antécédents de santé qui pourraient modifier grandement les paramètres de l’intervention chirurgicale.

La métaiodoplastie ne nécessite pas de séjour en maison de convalescence, sauf dans le cas où l’on choisit de la coupler à une vaginectomie et une scrotoplastie. Il faudra planifier de 4 à 8 semaines de repos à la maison après l’intervention selon les options chirurgicales choisies par le patient.

La métaiodoplastie reste une alternative intéressante pour les patients ne désirant pas une phalloplastie, une intervention plus complexe et plus longue. Il est important de discuter avec votre chirurgien de toutes les options qui s’offrent à vous en fonction des résultats esthétiques et fonctionnels espérés.

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Les grands chirurgiens de changement de sexe https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/ https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/#comments Wed, 15 Jan 2020 18:51:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=976 L'histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu'elles croient juste.

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L’histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu’elles croient juste.

Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont difficiles à retracer, puisque ces dernières ont souvent eu lieu clandestinement, et que certaines pistes ont été brouillées pour protéger l’identité des gens concernés. L’histoire des grands chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des mœurs.

D’abord en Europe

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Dans la période de l’entre-deux-guerres, il crée l’Institut de Sexologie à Berlin, qui vise à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales. Il recueille les témoignages des personnes transgenres qu’il rencontre, travaille activement à leur acceptation, et supervise le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. Le Dr Levy-Lenz pratiquera ensuite un autre changement de sexe avec le Dr Felix Abraham, sur Dora Richter. L’Institut sera détruit par les nazis, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

Puis en Amérique du Nord

Le Dr Harry Benjamin, ami du Dr Hirschfeld est né à Berlin et fera carrière aux États-Unis. En 1949 il crée le terme Syndrome de Benjamin pour désigner le transsexualisme qu’il est le premier à définir comme « ni une perversion, ni une homosexualité ». Il est l’un des premiers à croire qu’il faut altérer le corps pour qu’il corresponde à l’identité telle que perçue, et à recommander la chirurgie ou l’hormonothérapie plutôt que la psychanalyse à ses patients transgenres. D’abord considéré comme un original par la communauté médicale, ses vues seront finalement adoptées.

Le Dr Christian Hamburger, au Danemark, deviendra célèbre au début des années 50 pour avoir pris en charge le changement de sexe de Christine Jorgensen, qu’on pourrait qualifier de première vedette transsexuelle. Son ouverture par rapport à sa dysphorie de genre tout au long des années 60 et 70 apporte beaucoup à la libération des mœurs en Amérique du Nord.

Aujourd’hui

Au Canada, Dianna Boileau est la première patiente à recourir à une chirurgie MTF. Elle reçoit d’abord de l’hormonothérapie aux États-Unis, jusqu’à ce que des groupes de recherches soient créés et qu’elle obtienne une chirurgie de changement de sexe à l’Université de Toronto en 1970. Quand elle est impliquée dans un accident de voiture en 1972, son identité sexuelle fait les manchettes.

S’il y a cent ans les personnes transgenres se faisaient opérer en secret par des chirurgiens courageux qui défiaient les lois en vigueur, aujourd’hui les chirurgies sont de plus en plus accessibles et reconnues comme l’un des traitements efficaces de la dysphorie de genre.

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L’environnement champêtre de l’Asclépiade aide à la convalescence https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/ https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/#comments Mon, 13 Jan 2020 17:42:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=944 Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

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Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

Depuis très longtemps et à travers les cultures, on attribue à la nature des propriétés de guérison. Des jardins pour malades font leur apparition pour la première fois au Moyen-Âge, dans des hôpitaux monastiques d’Europe. L’infirmière britannique Florence Nightingale, qui fut une pionnière dans les soins infirmiers modernes, a recensé les effets thérapeutiques de la nature sur l’amélioration de la guérison des patients. Selon elle, des connexions visuelles avec la nature, comme avoir des fleurs à son chevet ou percevoir la nature à travers une fenêtre, contribuent à la récupération des patients. Elle en a fait le récit dans des notes qui ont été publiées en 1860 (Notes on Nursing) .

Depuis 1970, de nombreuses études ont été effectuées sur le sujet. On sait maintenant que les arbres, les plantes et les fleurs affectent positivement le système immunitaire. On sait qu’avec la proximité de la nature au quotidien, tout le corps se porte mieux. On note moins de troubles cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, difficultés psychologiques et troubles respiratoires.

Bien sûr, rien ne vaut d’être enveloppé de nature, une promenade dans la forêt a sans conteste un effet régénérateur. Toutefois, même sans être en immersion totale, il est maintenant prouvé que le simple de fait d’avoir dans son environnement quelques arbres, quelques fleurs, des plantes à l’intérieur de la maison ou même une vue sur la nature peut apporter un effet positif sur la santé.

À la lumière de ces recherches, on peut affirmer que la maison de convalescence Asclépiade est idéalement située pour favoriser la récupération des patients. La maison est jouxtée d’un vaste jardin qui comprend plusieurs arbres matures, de nombreuses espèces de fleurs et des espaces aménagés pour la détente. Devant la maison, on peut profiter de la vue agréable de la rivière des Prairies et du parc De la Merci. Si votre condition le permet, vous pourrez arpenter les 64 000 m2 du parc De la Merci et les 28 000 m2 de l’Île Perry. Ces parcs sont plats et sillonnés de sentiers. Vous y croiserez de nombreux marcheurs, mais aussi des gens qui viennent y faire un pique-nique ou la sieste au bord de l’eau. Tout dépendant de la saison, vous y verrez peut-être aussi des oies, il semble qu’elles adorent aussi l’endroit!

Au fil des ans, de nombreux chercheurs, urbanistes, architectes paysagistes et ingénieurs se sont penchés sur les façons d’intégrer la nature aux complexes hospitaliers afin de favoriser la guérison des patients et leur bien-être. Ils tentent de recréer au mieux ce qui existe naturellement à l’Asclépiade : une demeure apaisante, entourée d’un jardin de guérison, un îlot de nature dans la ville, un endroit où il fait bon se reposer.

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Khate Lessard (Occupation Double – OD) nous raconte son expérience chez GrS Montréal https://blog.grsmontreal.com/khate-lessard-occupation-double-raconte-son-experience-grs-montreal/ https://blog.grsmontreal.com/khate-lessard-occupation-double-raconte-son-experience-grs-montreal/#comments Tue, 07 Jan 2020 03:02:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=928 Khate Lessard a été la première candidate trans à être accueillie sur le plateau de la populaire émission Occupation double.

Elle a accepté de nous accorder une entrevue exclusive pour le blogue TransAvenue.

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Khate Lessard a été la première candidate trans à être accueillie sur le plateau de la populaire émission Occupation double. Elle a accepté de nous accorder une entrevue exclusive pour le blogue TransAvenue.

Ces dernières semaines, pas une journée (ou presque) ne s’achève sans que quelqu’un lui ait parlé de sa chirurgie d’affirmation de genre effectuée au Centre métropolitain de chirurgie (GrS Montréal). Celle qui réside désormais à Laval a en effet été opérée pour une vaginoplastie.

«Lorsque j’ai commencé à penser à l’opération et que je me suis sentie prête à amorcer le processus, j’ai dû commencer par la création de mon dossier. Je ne sais pas comment ça se passe à Montréal, mais dans mon coin, en Abitibi, ça a pris plusieurs mois. Il a fallu que je rencontre plusieurs spécialistes et chacun d’eux devait remplir une lettre de recommandation», explique-t-elle.

Ainsi, au terme d’une myriade de rencontres en privé avec sexologue, psychoéducatrice, médecin de famille, psychologue et autres professionnels et spécialistes de la santé, Khate avait ce qu’il fallait pour passer à l’étape suivante. Pas moins d’un an et demi s’est écoulé entre le début du processus et le jour «J».

«Une fois sur place, j’ai été surprise de constater à quel point la clinique est belle et que toute l’équipe est aux petits soins de façon très intense! Disons que ça faisait mon affaire, car je suis une personne qui angoisse facilement. Qu’on le veuille ou non, même si on se renseigne d’abord sur le sujet, on a peur d’entrer comme dans une pièce noire en arrivant à l’hôpital… mais tout le monde a été tellement gentil! Les employés sont venus se présenter un à un. Je sentais comme une ambiance familiale. Tout le monde est calme et on a droit à une grande écoute, à tout moment. Bref, on se sent rapidement comme dans une grande maison!», expose l’ex-candidate d’OD.

L’expérience humaine

«Tout au long de mon séjour chez GrS Montréal, j’ai vraiment ressenti le côté humain. Je m’attendais à ce que ce soit comme dans un hôpital où les employés courent toujours un peu parce qu’il y a beaucoup de choses à faire, mais ce n’était pas le cas. Durant les premiers jours, ça n’a pas été sans peine, mais j’ai reçu toute l’écoute voulue», assure-t-elle.

On le devine, lorsqu’une personne connue du grand public est opérée pour une chirurgie d’affirmation de genre et que cette nouvelle est publicisée, il y a des réactions. Sans chercher à se mettre en valeur, Khate Lessard est toutefois heureuse de provoquer des réactions et de susciter des débats autour de ce thème.

«Je n’ai pas fait ça pour le «fun» ou pour avoir de l’attention. On ne peut pas faire ça pour avoir de l’attention. Je veux tellement axer ça sur le côté informatif. Il faut qu’on parle de diversité sexuelle et qu’on puisse voir ce qu’il y a autour, comme, entre autres, une vaginoplastie. Je veux contribuer à démystifier tout ça. Je veux faire de bonnes choses et de bons gestes. Si ça peut aider des gens qui auront à vivre ça, tant mieux!», estime-t-elle.

L’Asclépiade, un lieu dont on se souvient

«J’ai passé environ sept jours à l’Asclépiade. La bouffe y est vraiment excellente! Pour vrai, c’est un buffet à tous les repas. Ce n’est pas de la bouffe cheap. Je me souviens d’avoir mangé d’excellentes poitrines de poulet à la grecque, avec fromage… On sent que le chef s’amuse à faire ses menus, assure celle qui a réalisé plusieurs capsules sur le web. J’ai d’ailleurs pris le temps de parler avec lui. Il me disait qu’après une opération comme celle qu’on subissait, soit une vaginoplastie ou une phalloplastie, il est important de se nourrir d’aliments protéinés.»

Et il n’y a pas que la nourriture qui soit bien adaptée au besoin des utilisateurs : tout est pensé pour procurer confort et quiétude aux occupants de L’Asclépiade.

«Il y a un gros réfrigérateur rempli de jus de canneberge, qui sont très bons pour la vessie, et des coussins qui nous permettent de nous asseoir confortablement et sans douleur sur les chaises. C’est l’fun parce que tout le monde là-bas vit la même chose et on mange tous autour de la même table. On peut discuter et certaines personnes sont là depuis plus longtemps que d’autres. Parfois, elles donnent des conseils aux autres à propos des jours à venir et de ce qu’elles devront faire. On se sent écoutés et suivis dans toutes les démarches et tout au long du processus», conclut celle qui a étudié dans le domaine des communications.

Des suivis serrés

«Je suis revenue chez moi, mais chaque semaine, les gens de GrS Montréal font des suivis. On se parle par téléphone et par courriel et je dois aussi envoyer des photos pour qu’on s’assure que tout va bien. Je trouve ça très sécurisant. Par exemple, si un saignement survient, je n’ai qu’à prendre une photo et à l’envoyer pour rapidement recevoir une réponse», fait savoir la jeune femme.

Et l’avenir?

Bonne communicatrice, Khate Lessard est aussi devenue une amie proche de Julie Snyder. Aussi, dans un avenir rapproché, elle a comme projet de montrer de quel bois elle se chauffe au petit écran.

«J’ai toujours aimé faire toutes sortes de choses dans la vie. Actuellement, je suis ancrée dans cette vague-là, car on me reconnaît pour ça. Je vais toujours continuer de militer pour cette cause-là, mais je vais aussi faire autre chose!», promet la rafraîchissante Lavalloise.

Ceux qui la suivent l’ont adoptée et il y a fort à parier que sa carrière ne fait que commencer. Une carrière nouvelle, mais surtout : une vie nouvelle…

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Dr Pierre Brassard, récipiendaire de la médaille Phénicia de la CC-LGBT https://blog.grsmontreal.com/pierre-brassard-recipiendaire-de-la-medaille-phenicia/ https://blog.grsmontreal.com/pierre-brassard-recipiendaire-de-la-medaille-phenicia/#respond Tue, 31 Dec 2019 00:20:58 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=917 Le Gala Phénicia, une initiative de la Chambre de Commerce LGBT du Québec, vise à souligner des réussites commerciales ou sociales de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans.

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Le Gala Phénicia, une initiative de la Chambre de Commerce LGBT du Québec, vise à souligner des réussites commerciales ou sociales de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans.

Le 30 mai 2019, le Docteur Pierre Brassard a reçu la médaille Phénicia entouré de ses principaux collaborateurs. Chirurgien plasticien, directeur médical de Complexe chirurgical CMC et de GrS Montréal, Docteur Brassard est reconnu mondialement pour son travail dans le domaine des chirurgies d’affirmation de genre FTM et MTF.

Carrière

Récemment, Docteur Brassard disait à un journaliste du journal Le Devoir, à propos de sa première patiente :

« J’ai vu l’effet extraordinaire qu’a eu la chirurgie sur cette personne et la souffrance qui l’assaillait jusque-là. […] Il n’y a pas meilleur patient qu’un patient trans. »

Diplômé en médecine de l’Université Laval, puis en chirurgie plastique à l’Université de Montréal, le Docteur Brassard exerce dans divers hôpitaux avant de devenir le directeur médical du Centre Métropolitain de Chirurgie en l’an 2000. Le Docteur Brassard a procédé à des milliers de chirurgies trans.

Il est aussi investi à travers différentes institutions en tant que formateur ou conférencier émérite. En plus d’être une présence brillante dans la communauté, il contribue à la formation de médecins qui pourront suivre ses traces.

La clinique GrS Montréal

La principale contribution de Pierre Brassard n’est pas moindre. Sa clinique GrS Montréal est la seule au Canada qui se spécialise en chirurgie FTM et chirurgie MTF. Depuis son ouverture en 1980, les chirurgiens ont opéré près de 10 000 patients. Les quatre chirurgiens qui y travaillent actuellement ne ménagent pas leurs efforts. GrS Montréal accueille les patients de partout à travers le monde qui se présentent autant pour des phalloplasties, des vaginoplasties, des mastectomies ou même des chirurgies féminisantes du visage et du corps.

La médaille Phénicia souligne son dévouement et son empathie au bien-être des patients qui ont souvent derrière eux un long parcours. Ses talents chirurgicaux et son engagement envers l’amélioration continue de sa pratique font de lui un praticien hors pair.

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Qu’est-ce que la vaginoplastie? https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-vaginoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-vaginoplastie/#comments Fri, 08 Nov 2019 21:52:15 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=819 La vaginoplastie est une chirurgie d’affirmation de genre qui consiste à créer une cavité vaginale et une vulve à partir des tissus génitaux existants.

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La vaginoplastie est une chirurgie d’affirmation de genre qui consiste à créer une cavité vaginale et une vulve à partir des tissus génitaux existants.

À quoi s’attendre, étape par étape?

1. Répondre aux critères

Tout d’abord, il faut répondre aux critères établis pour la chirurgie génitale par l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH). La personne désirant avoir recours à une vaginoplastie doit être majeure et en mesure d’offrir un consentement éclairé. Elle doit présenter une dysphorie du genre (une souffrance liée à la différence entre le sexe assigné à la naissance et son identité de genre), avoir toute préoccupation médicale ou mentale bien contrôlée en plus d’avoir fait 12 mois de traitement d’hormonothérapie (sauf si présence de contre-indication médicale) et de vie dans le genre congruent.

2. Consultations médicales

Les professionnels de la santé de la personne qui souhaite avoir recours à une vaginoplastie chez GrS Montréal l’orienteront normalement vers nos services.

Une équipe d’infirmières cliniciennes de la clinique préopératoire évaluera l’état de santé de la patiente en collaboration avec l’équipe médicale et sera disponible pour répondre à toutes ses questions.

Une consultation avec le chirurgien pourrait être planifiée. Ce dernier expliquera les options et les techniques chirurgicales. Le médecin exposera les risques de complication associés à la chirurgie génitale choisie. La patiente sera invitée à poser toutes ses questions sur la chirurgie, les risques et complications possibles, les soins postopératoires ou sur tout autre sujet lié à la vaginoplastie.

3. La vaginoplastie : la procédure chirurgicale

L’opération sera effectuée sous anesthésie régionale ou générale.

Tout d’abord, le chirurgien retirera le scrotum et les testicules.

Pour constituer l’ouverture de l’urètre, les lèvres, et le clitoris, le chirurgien utilisera le gland, l’urètre et de la peau provenant du scrotum. Les racines capillaires seront cautérisées pour prévenir la croissance de poils dans la cavité vaginale.

C’est le gland qui sera utilisé pour créer le clitoris. Le gland, comme le clitoris, est sensible. Ceci permet généralement de maintenir des sensations sexuelles après la chirurgie.

Une cavité vaginale sera créée. La prostate ne sera pas retirée car son ablation pourrait causer une incontinence urinaire définitive. De plus, la prostate demeure un organe sensible et une zone érogène lors de relations sexuelles impliquant la pénétration. La peau du pénis sera inversée pour créer la paroi interne du vagin. Le chirurgien utilisera aussi de la peau provenant du scrotum pour compléter la paroi vaginale.

Si le chirurgien a besoin de davantage de peau pour constituer les nouveaux organes féminins, il pourrait prélever de la peau sur une autre partie du corps comme la cuisse. Même si cette procédure est rare, vous serez informée par votre chirurgien si elle est nécessaire avant l’intervention.

Un moule sera placé temporairement dans la cavité vaginale afin d’éviter que cette dernière se referme et sera retiré entre les 5ième et 7ième jours après la chirurgie. Ensuite débuteront les dilatations vaginales qui permettront de maintenir la cavité ouverte. Notez que ces dilatations devront être maintenues à vie.

4. Après la vaginoplastie : la convalescence

Après la procédure chirurgicale et l’hospitalisation au Centre métropolitain de chirurgie, la patiente passera quelques jours de rétablissement à la Maison de Convalescence Asclépiade. Des professionnels formés répondront à ses questions et l’aideront à débuter les soins postopératoires.

En tout, la cicatrisation prendra environ un an et le processus devra être géré avec soin.

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Centre Métropolitain de Chirurgie – CMC https://blog.grsmontreal.com/centre-metropolitain-de-chirurgie-cmc/ https://blog.grsmontreal.com/centre-metropolitain-de-chirurgie-cmc/#comments Fri, 08 Nov 2019 16:44:51 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=799 Le Centre métropolitain de chirurgie est un hôpital privé, qui fait partie du Complexe médical CMC. C’est d’ailleurs le seul centre hospitalier privé au Québec ayant reçu une accréditation d’Agrément Canada, qui plus est, avec mention d’honneur. Il s’agit de la plus haute accréditation médicale au Canada.

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Le Centre métropolitain de chirurgie est un hôpital privé, qui fait partie du Complexe chirurgical CMC. C’est d’ailleurs le seul centre hospitalier privé au Québec ayant reçu une accréditation d’Agrément Canada, qui plus est, avec mention d’honneur. Il s’agit de la plus haute accréditation médicale au Canada.

Fondé en 1973, le Centre métropolitain de chirurgie (CMC) vise ni plus ni moins la perfection et le plus haut niveau de qualité possible. Pour ce faire, il s’est doté d’équipements de pointe et de personnel hautement qualifié, professionnel, accueillant et dévoué. Après un déménagement et des agrandissements, le centre comporte aujourd’hui quatre salles d’opération, une salle de réveil, une unité d’hospitalisation de 17 lits, où les patients séjourneront en général de un à trois jours, une unité de chirurgie d’un jour de 8 civières et plusieurs salles d’examen. En bref, l’endroit a tout d’un grand hôpital, tumulte et épuisement du personnel en moins.

Ce qui frappe lorsqu’on circule dans les lieux, c’est d’abord le calme qui y règne. Les patients, qui doivent tous y subir une chirurgie, évoluent par conséquent dans un endroit apaisant, où leurs besoins sont considérés et où l’écoute et le respect font partie des valeurs du personnel et de leur esprit d’accompagnement. La luminosité est un autre élément notable. Couloirs, chambres, salles d’examens sont baignés de lumière, grâce à de grandes fenêtres ou puits de lumières stratégiquement disposés. Cette lumière naturelle en fait un réel espace de vie, où l’on se sent bien.

Les chirurgies dispensées au Centre métropolitain de chirurgie sont principalement esthétiques, bariatriques ou orthopédiques. Avec près de 1300 chirurgies à leur compte en 2018, les douze chirurgiens du centre sont tous hautement qualifiés, en plus de se maintenir à la fine pointe des nouvelles pratiques chirurgicales. Qu’il s’agisse d’une augmentation ou d’un drapage mammaire, d’une chirurgie du visage, d’une blépharoplastie ou encore d’une dérivation gastrique ou d’une chirurgie du genou, les spécialistes du CMC sauront répondre à vos questions et vos besoins.

Le Centre métropolitain de chirurgie fait aussi plus de 1000 chirurgies liées au changement de sexe par année. Ces dernières sont gérées de concert avec GrS Montréal, une autre unité faisant partie du Complexe chirurgical CMC, située à la même enseigne. Dans tous les cas, les patients sont pris en charge par le personnel pour leurs soins préopératoires et postopératoires.

Toutes les chirurgies comportent des facteurs de risque et celles pratiquées ici ne font pas exception. C’est pourquoi les chirurgiens du Centre métropolitain de chirurgie prendront grand soin de vous expliquer tout ce qu’il faut savoir pour une décision éclairée et bien vous préparer avant l’opération. Selon le type de chirurgie, vous aurez l’occasion de rester sur place quelques jours afin de récupérer avant de rentrer à la maison. Si vous subissez une chirurgie majeure aux organes génitaux, vous profiterez d’une convalescence à la maison de convalescence privée du Complexe chirurgical CMC, l’Asclépiade. Dans tous les cas, on aura pris soin de vous donner des conseils pour préparer votre retour à la maison afin que toutes les conditions soient réunies pour que vous ayez la meilleure convalescence et la meilleure récupération possible.

Au Centre métropolitain de chirurgie, on travaille en équipe pour vous accompagner, vous conseiller, vous orienter, vous soigner afin que votre passage à l’hôpital se fasse dans les meilleures conditions possibles et que cette expérience, qui vise votre mieux-être, soit à la hauteur de vos aspirations.

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