lgbtq – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com Blogue de GrS Montréal Tue, 03 Oct 2023 13:07:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://blog.grsmontreal.com/wp-content/uploads/2019/09/45218_PASTILLE_CMC_GRS_Montreal_CMYK.png lgbtq – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com 32 32 La maison de convalescence Asclépiade fête ses 15 ans! https://blog.grsmontreal.com/asclepiade-15-ans/ https://blog.grsmontreal.com/asclepiade-15-ans/#respond Thu, 22 Sep 2022 18:49:05 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=2065 GrS Montréal est le seul centre spécialisé en chirurgies d'affirmation de genre au monde à posséder sa propre maison de convalescence.

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GrS Montréal est le seul centre hospitalier privé au Canada spécialisé en chirurgies d’affirmation de genre qui possède sa propre maison de convalescence.

La Maison de convalescence Asclépiade, fondée en 2007, offre les soins et l’hébergement à notre clientèle trans ayant eu recours à une chirurgie d’affirmation de genre génitale. Pourquoi avoir choisi ce nom? Parce que l’asclépiade est l’unique plante qui accueille la chenille du papillon monarque pour lui permettre de se transformer en magnifique papillon. C’est une inspirante métaphore pour ce que représente la maison de convalescence pour nos patients·es. Nous y avons d’ailleurs aménagé un jardin qui a obtenu une certification Oasis pour les monarques afin d’offrir aux papillons, et aux personnes qui profitent du jardin, un endroit ressourçant et paisible.

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Trans Trenderz: La montée d’un nouvel empire musical https://blog.grsmontreal.com/trans-trenderz/ https://blog.grsmontreal.com/trans-trenderz/#respond Fri, 05 Nov 2021 17:31:38 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1963 Le label a comme origine une compilations organisée et produite par Cxsper, rassemblant plus d'une douzaine d'artistes trans et non binaires de couleur.

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Le label a comme origine une compilations organisée et produite par Cxsper, rassemblant plus d’une douzaine d’artistes trans et non binaires de couleur.
Alex Simon

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.


Un projet aux débuts modestes parti d’un concept: et si les artistes trans, en particulier celleux de couleur, se voyaient offrir une plate-forme pour leur musique et leur art? Et si les vies trans étaient célébrées, si les individus étaient responsabilités, que leurs récits recevaient une étincelle de positivité? Ne cherchez pas plus loin que Trans Trenderz, une maison de disque fondée par l’artiste Blxck Cxsper en 2016. Le label a comme origine une compilations organisée et produite par Cxsper, rassemblant plus d’une douzaine d’artistes trans et non binaires de couleur.

Depuis, le travail acharné de Cxsper et des artistes signé.es chez Trans Trenderz a propulsé le label sous les projecteurs, malgré quelques revers dus à la pandémie. Leur travail a été présenté dans de nombreuses publications telles que Billboard et le magazine them. Depuis l’été 2020, de multiples projets ont été produits à la fois par Cxsper et les producteurs du Studio G Brooklyn (un studio d’enregistrement de calibre primé aux Grammy Awards), Splash, un titre de compilation avec cinq des artistes du label, cinq singles, un EP de Noël, des chansons et des tutoriels vidéo de Blxck Cxsper ainsi que de nombreuses vidéos derrière les coulisses avec des séquences mettant en évidence chacun des signataires. Trans Trenderz a également lancé le projet Ghostly Beats, visant à fournir des rythmes, des parrainages et des conseils aux artistes trans de couleur qui les ont contacté.es et qui ont demandé à leurs allié.es de les aider de toutes les manières possibles. Pour le mois de la Fierté 2021, plusieurs des artistes apparaissent dans une publicité pour Fierté sur Instagram et Facebook.

Vous trouverez ci-dessous des informations sur chacun.e des artistes. Le label sollicite actuellement des dons afin de financer de futurs projets et faire fonctionner le label dans son ensemble. Contrairement à la plupart des labels, ils donnent tous les droits et redevances aux artistes, ne prenant que 10 % des frais de réservation et tout autre bénéfice revenant directement au label. Si vous souhaitez aider en partageant ou en contribuant, voici leur GoFundMe.

Artistes présentement dans la maison de disque

Blxck Cxsper
Blxck Cxsper, migrant Noir non binaire, est un artiste hip-hop et RNB de Montréal. Iel a écrit et produit plusieurs chansons, EP et albums pour d’autres artistes, mais aussi pour son propre répertoire. Ses couplets bilingues sont mis en valeur dans le refrain du morceau collaboratif « Splash ». Son dernier single Penthouse est sorti le jour de son anniversaire en décembre et iel a lancé un autre single Self-Medicating le 26 février. Sa voix apparaît aux côtés de celle de Lady Londyn dans la publicité de Fierté mentionnée plus tôt. Iel a lancé l’album Pride avec Lady Londyn également.

Evolation
Evolation est un artiste pop-folk de New York. Il aide à gérer la maison de disques aux côtés de Cxsper, et il gère la logistique des artistes aux États-Unis. Il a récemment fourni sa voix sur l’EP du temps des fêtes du label It’s a Very Trans Christmas. Il fait également partie du groupe de musique Mo(u)rning People.

Lady Londyn
La musique de la chanteuse de Los Angeles Lady Londyn est une fusion de hip hop et de trap, avec ses couplets présents dans le projet « Splash » ainsi que son single All On Me sorti le 4 décembre 2020. Sa voix et ses looks redéfinissent la beauté à travers le vidéoclip de son single et présente des caméos de ses collègues artistes Trans Trenderz. Sa voix apparaît aux côtés de celle de Blxck Cxsper dans la publicité de Fierté mentionnée plus tôt. Elle a également lancé l’album Pride avec ellui.

Maxi Glamour
Artiste multidisciplinaire et concurrent.e de la saison trois de la séries Dragula, iel vient de signer chez Trans Trenderz. Iel lance son single Don’t Worry tout juste avant son tout premier album Modernadada.

 

Artistes dans la dernière cohorte de la maison de disque

Apollo Flowerchild
Le.a musicien.ne folk et soul Apollo Flowerchild est basé.e à Brooklyn, New York. Son single Bloody Hands a été le premier single à être dévoilé par un.e artiste nouvellement signé.e. Lancé le 6 novembre 2020, le single est un hymne passionné écrit comme une ode aux épreuves, la chanson étant diffusée à la radio à travers l’Amérique. Iel apparaît dans la publicité de Fierté aux côtés de Blxck Cxsper, Lady Londyn, Heather Hills et Jae. Iel fait également partie du groupe de musique Mo(u)rning People.

Heather Hills
L’artiste hip-hop et électro Heather Hills règne depuis le New Jersey. Ses talents de chanteuse et de rap sont évidents sur son single Get Dun sorti le 20 novembre 2020 ainsi que sur le premier couplet du morceau collaboratif « Splash ». La nature optimiste de son single, accompagnée d’une ambiance des années 80, renforce instantanément la confiance de tous.tes celleux qui l’écoutent. Elle apparaît dans la publicité de Fierté aux côtés de Blxck Cxsper, Lady Londyn, Apollo Flowerchild et Jae.

Jae
La princesse portoricaine autoproclamée Jae mêle pop et RNB à la fois dans sa voix sur « Splash » et son single Independent Femme sorti le 15 janvier 2021. Basée à New York, Jae veut donner aux personnes féminines les moyens de vivre de manière authentique et sans gêne leur féminité. Elle a également lancé la chanson Don’t Hit My Line cet été. Elle apparaît dans la publicité de Fierté aux côtés de Blxck Cxsper, Lady Londyn, Heather Hills et Apollo Flowerchild.

Jupiter Gray
L’artiste afro-trap et hip-hop Jupiter Grey est originaire de Columbus, Ohio. Ses couplets rap ornent le morceau de collaboration « Splash » et est au centre de son single Godiva Diva. Depuis sa sortie le 29 janvier 2021, ses rythmes rapides de cette chanson sont dédiés à ses camarades divas racisé.es et à l’autonomisation et aux triomphes en tant que femme trans noire.

Lazarus Letcher
Un.e des artistes les plus récemment signé.e chez Trans Trenderz apportera une nuance de country et de folk au label. Iel a annoncé son appartenance au label début mars et a déclaré qu’iel avait bien hâte d’approfondir ses liens avec son art.

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Célébrités LGBTQ+ racisées https://blog.grsmontreal.com/celebrites-lgbtq-racisees/ https://blog.grsmontreal.com/celebrites-lgbtq-racisees/#respond Wed, 09 Jun 2021 17:33:43 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1812 Bien que le Mois de l’histoire des Noir.es soit passé, il est important de continuer à souligner les contributions des personnes racisé.es, des célébrités et des individus de tous les jours. Dans le cadre de cet article, une liste non exhaustive décrira certains.nes des militant.es et influenceur.euses d'aujourd'hui et de l'histoire récente.

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Bien que le Mois de l’histoire des Noir.es soit passé, il est important de continuer à souligner les contributions des personnes racisé.es, des célébrités et des individus de tous les jours. Dans le cadre de cet article, une liste non exhaustive décrira certains.nes des militant.es et influenceur.euses d’aujourd’hui et de l’histoire récente.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 23 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Don Lemon est présentateur et journaliste de CNN News. Il s’est affiché publiquement comme étant gai dans son mémoire de 2011 Transparent, devenant un modèle pour les hommes noirs homosexuels qui se lancent dans l’industrie du journalisme.

Raven-Symoné est une actrice et chanteuse connue pour ses rôles dans les émissions The Cosby Show et That’s So Raven ainsi que dans des films comme The Cheetah Girls. Elle s’est identifiée comme membre de la communauté LGBTQ+ au milieu des années 2010, mais déclare ne pas souscrire à des étiquettes particulières.

Frank Ocean est un chanteur, auteur-compositeur et rappeur connu pour son style R&B alternatif. Il a publié une lettre sur son blogue Tumblr en 2012 exprimant ses sentiments envers un autre homme. Il a publié un essai en 2016 à la suite du massacre du Pulse Nightclub, montrant sa frustration et expliquant comment dans de nombreux cas la haine perpétrée envers les autres se transmet de génération en génération.

Angel Haze est un rappeur agenre et pansexuel. Elle utilise les pronoms lui et elle, et dans une entrevue avec Buzzfeed en 2015, il a déclaré: « Je ne me considère pas comme un sexe. Je me considère comme une expérience. » Il écrit et chante souvent à propos de divers sujets tels que l’homophobie, le racisme et la santé mentale.

Audre Lorde était une auteure, féministe et militante des droits civiques. Elle est connue pour ses écrits avec une perspective intersectionnelle. Sa poésie était souvent liée aux mouvements des droits civiques, aux handicaps, à son identité lesbienne et à son identité de femme noire. Elle a également abordé des sujets tels que la masculinité noire toxique et le statut socio-économique. Ses écrits ont contribué à ce que l’on appelle le discours féministe de la troisième vague.

Tracy Chapman est une chanteuse américaine connue pour des chansons comme Fast Car et Baby Can I Hold You. Elle a remporté quatre Grammy Awards et sa discographie s’étend sur plus de deux décennies. Elle parle rarement de son orientation sexuelle mais était en couple avec son ancienne partenaire Alice Walker dans les années 1990. Active sur les scènes sociale et politique, elle performe souvent lors d’événements caritatifs.

James Baldwin était un auteur, dramaturge, poète et militant des droits civiques. Sa carrière littéraire s’étend des années 50 aux années 80. Son activisme social et politique était omniprésent non seulement dans sa vie quotidienne, mais sous la forme de sujets présentés dans ses œuvres et leurs protagonistes respectifs. Deux de ses manuscrits, Remember This House et If Beale Street Could Talk ont été transformés en documentaire I Am Not Your Negro (2016) et en film If Beale Street Could Talk (2018).

Janet Mock est écrivaine, animatrice de télévision et militante des droits des personnes trans. Après avoir obtenu sa maîtrise en journalisme, elle a travaillé plusieurs années au magazine People en tant que rédactrice en chef. Elle s’est dévoilée en tant que femme trans en 2011 dans le magazine Marie Claire, puis est devenue militante dans les médias pour des causes sociales. Elle a écrit plusieurs mémoires et est devenue la première femme trans de couleur à obtenir un accord de production avec une grande société de contenu, dans son cas Netflix.

Laverne Cox est une actrice et une militante LGBTQ+. Elle est devenue célèbre dans son rôle dans la série Netflix Orange is the New Black, devenant par la suite la première femme trans à être nominée pour un Emmy pour son rôle. Elle a également joué et a été la productrice exécutive du documentaire Disclosure, qui traite de la représentation d’individus trans et non binaires dans la culture et les médias américains.

Janelle Monáe est une auteure-compositrice-interprète et actrice. Elle a sorti trois albums studio en 2010, 2013 et 2018, et s’est aventurée dans le cinéma en 2016 dans le film à succès Hidden Figures. Elle s’identifie à la fois comme bisexuelle, pansexuelle et non binaire.

Amandla Stenberg est une actrice et chanteuse. Son premier rôle grandement connu était dans le film Hunger Games, et a fait de nombreuses apparitions au cinéma, à la télévision et dans des vidéoclips. Elle utilise à la fois des pronoms féminins et neutres, et s’identifie comme homosexuelle et non binaire.

Lil Nas X est un rappeur, chanteur et auteur-compositeur. Il a été catapulté sous les projecteurs avec son hit country rap Old Town Road. Il s’est affiché comme étant gai après la sortie de cette chanson et est devenu le premier artiste noir LGBTQ+ à remporter un prix de la Country Music Association.

Angela Davis est une militante politique et universitaire. Elle fait partie du mouvement populaire contre le «complexe prison-industriel», un mouvement d’abolition des prisons. Pendant plus de cinq décennies, elle a soutenu de nombreux mouvements de justice sociale tels que les droits LGBTQ+, la libération des Noir.es, la solidarité palestinienne et contre le racisme et le sexisme. Aux côtés de l’activiste Kimberlé Crenshaw, elle a fondé l’African American Alliance 2000, un groupe de féministes noirs. Elle s’identifie comme lesbienne et vit avec son partenaire de vie.

Marsha P. Johnson était une militante de la libération gaie et une ancienne combattante du Stonewall Riot. Aux côtés de Sylvia Rivera, elle a fondé l’organisation Street Transvestite Action Revolutionaries (STAR) et était une militante contre le SIDA. Elle a malheureusement été retrouvée morte en 1992, la cause de son décès étant officieusement considérée comme un homicide.

Backxwash est une rappeuse zambo-canadienne basée à Montréal. Elle s’identifie trans en 2018 après la sortie de son premier EP F.R.E.A.K.S. Son album 2020 God Has Nothing to Do with This Leave Him Out of It a remporté le prix de musique Polaris 2020.

Munroe Bergdorf est une mannequin et activiste britannique. Ouvertement trans depuis l’âge de 24 ans, elle a commencé sa carrière de mannequin avec la motivation d’apporter de la diversité à l’industrie. Elle fait fréquemment des apparitions en tant que commentatrice dans des talk-shows britanniques et s’exprime sur de nombreuses causes, notamment le racisme, la transphobie et la misogynie.

Mlle Major Griffin-Gracy est une militante et une dirigeante communautaire. Elle défend notamment les femmes trans incarcérées racisées, en étant entre autres la directrice originale du Transgender Gender Variant Intersex Justice Project. Parmi les autres efforts communautaires dans lesquels elle a été et continue d’être impliquée, citons l’aide aux personnes souffrant de toxicomanie et d’itinérance, aux travailleur.euses du sexe, aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, aux personnes à faible revenu et aux victimes de brutalités policières.

Elle Hearns est une militante des droits trans qui a cofondé le Black Lives Matter Global Network. Son intérêt pour le mouvement des droits civiques et des militants comme Malcolm X l’a amenée à devenir organisatrice au niveau jeunesse. Elle a aidé à organiser la conférence de trois jours The Movement for Black Lives en 2015 et a fondé le Marsha P. Johnson Institute.

Indya Moore est un.e acteur.ice et mannequin connu.e pour son rôle dans la série Pose. Iel a commencé sa carrière de mannequin à l’âge de 15 ans avec des marques tels que Dior et Gucci. Iel est non binaire et est la première personne trans à figurer sur la couverture de l’édition américaine du magazine Elle.

Monica Roberts était une écrivaine et une défenseure des droits trans. Elle a été la fondatrice et la rédactrice principale du blogue TransGriot, qui a attiré l’attention sur les questions relatives aux femmes trans. Elle a également apporté à un public plus large la couverture médiatique des victimes trans d’homicides aux États-Unis.

Angelica Ross est une femme d’affaires, actrice et militante des droits des personnes trans. Elle est la PDG et fondatrice de la société de technologie TransTech Social Enterprises, et joue dans les émissions Pose et American Horror Story.

Travis Alabanza est un.e artiste britannique de la performance transféminine. Iel a donné des conférences et a présenté lors de panels sur des sujets tels que le racisme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Iel plaide pour l’inclusion des personnes trans et non conformes dans le genre dans le courant féministe.

Willow Smith est une chanteuse et actrice avec plusieurs albums à son actif. Son single Whip My Hair a atteint le platine en 2009 et a remporté plusieurs prix pour ses activités musicales. Elle s’est identifiée comme bisexuelle et polyamoureuse en 2019.

Kehlani est une chanteuse de R&B et de hip-hop. Elle a soutenu Halsey et Demi Lovato lors de leurs tournées, a sorti deux albums et a été nominée aux Grammy Awards à plusieurs reprises. Elle s’est révélée queer et pansexuelle sur les réseaux sociaux.

Billy Porter est un artiste, acteur et musicien de Broadway. Il a joué dans la pièce Kinky Boots à Broadway en 2013 et 2017, et joue un rôle récurrent dans la série Pose. Il orne également la couverture des magazines et des articles de mode avec ses ensembles colorés sur le tapis rouge.

Alex Simon

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Histoire des Fiertés https://blog.grsmontreal.com/fierte/ https://blog.grsmontreal.com/fierte/#respond Thu, 15 Apr 2021 21:38:31 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1783 De nos jours, la Fierté gaie, ou encore les « Pride », est vue comme une semaine de célébration de la culture gaie, mais à ses débuts, la Fierté gaie soulignait le droit des personnes homosexuelles à manifester pour leurs droits.

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De nos jours, la Fierté gaie, ou encore les « Pride », est vue comme une semaine de célébration de la culture gaie, mais à ses débuts, la Fierté gaie soulignait le droit des personnes homosexuelles à manifester pour leurs droits.

Il est facile d’oublier que ce qui a mené aux fêtes et aux parades était, en réalité, des actes de résistance par des personnes marginalisées, trans et de couleur. Pour ne jamais tenir pour acquis les droits des membres de la communauté LGBTQI+, rappelons-nous l’histoire des Pride et des évènements qui ont mené à ces célébrations.

Il y a 50 ans, aux petites heures du 28 juin 1969, la police fait une descente dans une taverne new-yorkaise, le Stonewall Inn. À cette époque, les personnes homosexuelles sont largement perçues comme des criminelles ou des délinquantes. Cette taverne, qui n’a ni permis d’alcool ni même d’eau courante, est un sanctuaire où les membres de la communauté LGBTQI+ peuvent se retrouver et s’exprimer sans être harcelés. En ce temps-là, la police a le droit d’arrêter et de détenir toute personne qui semblait être un homme en drag, ainsi que toute personne qu’elle perçoit comme femme si elle portait moins de trois articles de vêtement dits « féminins ».

Lors de cette intervention, qui donne le pouvoir à la police d’identifier et de vérifier physiquement le genre des 200 clients présents, une femme trans et drag queen en a ras-le-bol. Marsha P. Johnson, une femme trans afro-américaine, aujourd’hui largement reconnue comme une icône des droits LGBTQI+, lance son verre avec détermination sur un miroir et son geste de protestation fait éclater une révolte qui durera plusieurs jours et mènera à la naissance du mouvement moderne pour les droits LGBTQI+ et à la première marche de la Fierté gaie aux États-Unis en 1970, organisée par Brenda Howard. C’est son idée d’étendre les activités sur une semaine, format toujours en vigueur aujourd’hui.

Au Canada, le mouvement pour les droits de la communauté LGBTQI+ commence au même moment. En 1969, l’homosexualité est décriminalisée et deux ans plus tard la première manifestation pour les droits des personnes gaies a lieu à Toronto. Malgré la décriminalisation, au cours des années 1970 et 1980, les raids et les descentes se multiplient et deviennent des évènements catalyseurs pour la libération des membres de la communauté LGBTQI+. Ces évènements marquent un point tournant et provoquent des changements culturels importants.

Les descentes dans les bains publics, souvent fréquentés par les hommes gais, radicalisent le mouvement. En 1974, quatre personnes sont arrêtées dans un bain public au Nouveau- Brunswick. Ce fût une des premières fois où la presse canadienne a relevé le fait gai et lesbien. En 1975 et 1976, des rafles ont souvent lieu à Montréal, sous le règne du maire Jean Drapeau, afin de « nettoyer » la ville avant les Jeux olympiques de 1976. Un an plus tard, 146 personnes sont arrêtées par 50 policiers au bar Truxx à Montréal dans une opération de style militaire. On interdit même aux personnes arrêtées de contacter leurs avocats. Puis, en 1981, une des arrestations de masse les plus importantes de l’histoire du Canada a lieu quand 300 personnes sont arrêtées dans quatre bains publics de Toronto lors de l’Opération Savon. Cette intervention marque un point tournant au Québec et ce dernier est considéré comme l’équivalent de la révolte Stonewall au Canada.

Malgré les nombreuses descentes policières au pays, c’est en 1973 que se déroule la première semaine de la Fierté gaie dans plusieurs grandes villes canadiennes. La programmation inclut un festival des arts, de la danse, un pique-nique, une projection de documentaires et un rassemblement pour les droits des homosexuels. Ce mouvement marque l’émergence des concepts de libération gaie et de fierté gaie ou de gay pride, auparavant gay power.

Dans les années 1970 et 1980, la communauté LGBTQI+ fait appel à la reconnaissance de leurs droits lors des marches de la fierté. On revendique des changements juridiques qui permettront de révolutionner la perception publique, et d’apporter un soutien plus large à la cause. La première Marche pour la Fierté lesbienne a lieu en 1981.

Dès 1973, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie selon le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. En 1977, à la suite de la descente au bar Truxx, le Québec devient la première province à inclure l’orientation sexuelle dans sa Charte des droits et libertés de la personne. Il est désormais illégal de discriminer les personnes homosexuelles au travail et en matière de droit au logement.

Au cours des années 1990 et au début des années 2000, le Canada fait d’énormes progrès pour le droit des homosexuels. En 1992, la Cour fédérale permet aux personnes homosexuelles de se joindre à l’armée et l’année suivante, la Cour suprême décide que les gais et lesbiennes peuvent faire une demande de statut de réfugié si leur pays d’origine les persécute. En 1995, les couples homosexuels peuvent légalement adopter des enfants en Ontario, et l’orientation sexuelle est incluse dans la Charte canadienne des droits et libertés. En 2003, la Loi sur le mariage civil permet finalement aux couples homosexuels de se marier. En 2019, l’Organisation mondiale de la santé retire le transsexualisme des maladies mentales. En 2020, les Libéraux présentent le projet de loi C-8, visant à criminaliser les pratiques liées à la thérapie de conversion. Le Québec compte aussi un projet de loi allant dans le même sens. Grâce à ces progrès, le Canada figure maintenant parmi les meilleurs pays au monde en ce qui concerne les droits des personnes homosexuelles, même s’il reste du chemin à faire.

Partout à travers le monde, les festivals de Fierté gaie choisissent des thématiques pertinentes et des ambassadeurs et ambassadrices à l’image de leurs communautés. La Fierté est un rappel annuel sur l’importance de continuer à défendre les droits fondamentaux des personnes LGBTQI+. Les jalons ont été posés par des individus exceptionnels, qui ont lutté contre la discrimination systémique, la brutalité policière, la violence physique et les perceptions publiques. C’est en leur honneur que la Fierté gaie est fêtée chaque année.

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Le spectre de l’asexualité et de l’aromantisme https://blog.grsmontreal.com/asexualite-aromantisme/ https://blog.grsmontreal.com/asexualite-aromantisme/#comments Wed, 03 Feb 2021 17:45:19 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1741 L'asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d'attirance sexuelle ressentie envers les autres.

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L’asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d’attirance sexuelle ressentie envers les autres.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Souvent, lorsqu’il s’agit d’orientations à l’intérieur et à l’extérieur de la communauté LGBTQ+, le suffixe -sexuel.le est utilisé, par exemple homosexuel.le, bisexuel.le et hétérosexuel.le. Le préfixe utilisé avant -sexuel.le distingue envers qui vous êtes attiré.e. Cependant, que se passe-t-il si vous ne ressentez pas d’attirance sexuelle envers les autres? Ou une attirance romantique, d’ailleurs? Vous n’êtes pas anormal.e, vous faites peut-être partie du spectre de l’asexualité et/ou de l’aromantisme.

L’asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d’attirance sexuelle ressentie envers les autres. Ceci est différent de la libido, qui se rapporte à la pulsion que l’on pourrait ressentir pour agir sur lesdits désirs sexuels. Il diffère également du célibat, dans lequel une personne choisit de ne pas se livrer à une activité sexuelle. L’asexualité est un spectre, ce n’est pas tout noir ou blanc, d’où l’existence de sous-catégories au sein de l’asexualité, des étiquettes avec lesquelles vous pouvez ou non vous sentir plus aligné.e. Les personnes qui sont sur le spectre de l’asexualité peuvent se définir comme « ace ».

La demisexualité est une orientation dans le spectre de l’asexualité. Cela se rapporte au fait que quelqu’un ne ressent pas d’attirance sexuelle envers une autre personne à moins qu’un lien émotionnel fort ne se soit déjà formé. La gris-sexualité, parfois appelée gray-ace, fait référence à la zone grise existant dans l’asexualité. Puisque chaque individu vit l’asexualité à sa manière, ce terme peut englober les zones grises présentes dans un si large spectre. Réciprosexuel.le fait référence à une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle envers quelqu’un tant que cette personne n’est pas attirée par iel. Akoisexuel.le, ou lithsexuel.le, se réfère à quelqu’un dont l’attirance pour un.e autre s’estompe avec le temps si ladite attirance se voit être réciproque. Aceflux fait référence à une personne dont l’orientation sexuelle fluctue dans le temps. Pour certain.e.s, les fluctuations demeurent dans le spectre de l’asexualité. Pour d’autres, elles pourraient parfois s’aventurer en dehors de ce dernier.

Il existe une pléthore d’identités qui relèvent du spectre de l’asexualité. Ces identités peuvent également tomber dans le spectre de l’aromantisme, c’est-à-dire ceux qui ne ressentent pas d’attirance romantique envers les autres. Ces personnes peuvent s’appeler « aro » pour faire court. Les identités listées ci-dessus peuvent s’appliquer au spectre aromantique en changeant le suffixe -sexuel.le par le suffixe -romantique. Par exemple, les individus gris-romantiques ont le sentiment que leur attraction romantique se situe dans les zones grises du spectre aromantique.

Pour certaines personnes, leur attirance romantique et leur attirance sexuelle correspondent. Par exemple, vous pourriez être homoromantique et homosexuel.le, ce qui signifie que vous êtes à la fois attiré.e romantiquement et sexuellement par le même genre. Cependant, ils pourraient se différencier, conduisant à l’importance de distinguer ces deux axes d’attraction. Dans mon cas, je me considère comme panromantique et gris-sexuel.le. Je suis attiré.e de manière romantique par les autres, quelle que soit leur identité de genre, et mon attirance sexuelle pour les autres se situe dans les zones grises de l’asexualité. C’est ce qu’on appelle le Split Attraction Model (SAM).

Celleux qui se considèrent comme étant sur le spectre de l’asexualité et/ou de l’aromantisme font partie de la communauté LGBTQ+ car leur orientation sexuelle et/ou romantique diffère de celle d’une personne cisgenre, hétéro-romantique ET hétérosexuel.le.

Comme d’autres membres de la communauté LGBTQ+, les personnes asexuel.les et aromantiques peuvent être victimes de discrimination en raison de leur orientation. Les normes culturelles et sexuelles pourraient exclure ces communautés de la discussion, de nombreuses personnes ne sachant même pas ce que sont l’asexualité et l’aromantisme. Certain.es pourraient, à tort, concevoir ces orientations comme la conséquence d’un traumatisme sexuel ou de l’idée que la personne n’ait pas encore « trouvé le/la bon.ne partenaire ». Cela contribue au « gaslighting » et à l’invisibilité desdites personnes et de leurs identités, ce qui peut à son tour conduire à des sentiments tels que la honte intériorisée.

En bref, bien qu’iels puissent être des sous-communautés moins connues (du moins pour le moment) au sein de la famille LGBTQ+, les personnes asexuel.les et aromantiques méritent tout autant le soutien de leurs cercles sociaux et du domaine médical. Les personnes asexuel.les et aromantiques au sein de leurs continuums respectifs sont capables de créer des liens importants avec les autres, à leur manière.

Alex Simon

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Lettre ouverte de notre travailleur social https://blog.grsmontreal.com/lettre-ouverte/ https://blog.grsmontreal.com/lettre-ouverte/#comments Fri, 15 Jan 2021 19:22:40 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1720 Lettre ouverte pour donner suite à l’article de Éric Yvan Lemay (Journal de Montréal) du 12 janvier 2021 intitulé «Chirurgies annulées, mais pas celle d’une meurtrière trans».

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Lettre ouverte pour donner suite à l’article de Éric Yvan Lemay (Journal de Montréal) du 12 janvier 2021 intitulé «Chirurgies annulées, mais pas celle d’une meurtrière trans».
Henri Labelle, Travailleur Social et Psychothérapeute
Henri Labelle, Travailleur Social et Psychothérapeute

Henri Labelle est travailleur social et psychothérapeute pour GrS Montréal depuis tout près de 3 ans. Diplômé en Sciences à l’Université de Montréal puis en Travail Social à l’UQAM, il s’est spécialisé en santé mentale dès les débuts de sa pratique. Il a oeuvré en milieux communautaires, dans le réseau de la santé et en pratique privée de la psychothérapie. Déjà très intéressé par les soins offerts à la population LGBTQ+, il se consacre uniquement à la clientèle de GrS Montréal depuis le début de son mandat au sein de l’entreprise.

Vendredi le 15 janvier 2021 à Montréal

Mardi matin paraissait, en première page du quotidien Le Journal de Montréal, un article du journaliste Éric Yvan Lemay qui exposait le fait que des chirurgies d’affirmation de genre avaient lieu à Montréal malgré les difficultés du réseau de santé public à subvenir à la demande en raison de la propagation de la COVID-19.

L’auteur y mêle des concepts de façon à créer, de façon bien sournoise, l’impression que des personnes trans reçoivent des services chirurgicaux au détriment de patients du réseau public de la santé. Évidemment, comment ne pas s’indigner que des chirurgies d’affirmation de genre soient maintenues alors que les hôpitaux publics doivent réduire la cadence des chirurgies critiques. C’est un amalgame très vendeur.

Le sujet a été repris par de nombreux commentateurs sous la bannière de Québecor toute la journée de façon très irrespectueuse. Certains de ces éditorialistes sont d’ailleurs bien connus pour leurs positions peu flatteuses envers la communauté trans et non-binaire.

Les commentaires du public sur les médias sociaux au sujet de l’article de M. Lemay en disent long aussi sur le mépris que doivent affronter les minorités sexuelles et de genre encore aujourd’hui. Si les soins pour cette clientèle sont si rares, c’est que très peu de professionnels sont formés pour répondre aux besoins criants de cette population.

GrS Montréal, filiale du Centre Métropolitain de Chirurgie, offre des services chirurgicaux aux personnes trans depuis des décennies. Jusqu’à tout récemment, il s’agissait du seul centre au Canada où ces chirurgies essentielles étaient offertes et GrS Montréal demeure, à ce jour, le seul établissement privé spécialisé au pays.

Il faut comprendre que le bassin de patients·tes trans et celui du réseau public de la santé ne constituent pas un vase communiquant. Il ne s’agit donc pas d’un choix à faire entre deux clientèles. Même si le Centre Métropolitain de Chirurgie cessait ses activités de chirurgies d’affirmation de genre, aucun impact positif ne serait ressenti pour la clientèle du réseau public. D’ailleurs, plusieurs discussions avec le ministère de la Santé et des Services sociaux ont eu lieu en début de pandémie mais nous n’avions pas les ressources nécessaires pour le supporter.

Le Centre Métropolitain de Chirurgie n’a pas l’équipement d’un hôpital public capable de recevoir des patients atteints de problèmes de santé physique critiques comme un cancer ou un trouble cardiaque. Laisser entendre qu’une personne qui reçoit un service chirurgical lié à son genre ici empêche un patient atteint de cancer d’être opéré est complètement malhonnête et erroné. C’est aussi faire fi des multiples spécialités médicales!

Lors de la première vague d’infection à la COVID-19, l’hôpital a dû cesser ses activités durant tout près de 3 mois. Malgré tout, une équipe a été constituée pour intervenir auprès d’une clientèle en grande détresse. Les demandes de services en santé mentale ont explosé dans tout le pays en lien avec l’annulation des chirurgies qui étaient prévues au printemps. Les organismes venant en aide aux personnes issues des minorités sexuelles et de genre ont été débordés de demandes d’aide.

Contrairement au message véhiculé dans l’article et par les commentateurs mardi, l’accès à ces traitements chirurgicaux est long et fastidieux! Les personnes désireuses d’y avoir recours doivent s’armer de patience et de résilience car il ne suffit pas de « s’inscrire » pour la chirurgie. Elles doivent parfois rencontrer de nombreux professionnels en santé physique et mentale pour confirmer leur éligibilité auxdites chirurgies.

Considérer les chirurgies d’affirmation de genre comme de simples procédures esthétiques démontrent à quel point le sujet de la dysphorie de genre est mal connu. Les statistiques sur le suicide chez la population trans sont démesurées si on les compare à celles de la population en général. Pour les personnes qui désirent avoir recours à ces interventions, le chemin est jonché d’obstacles et l’annulation sans date de report prévue est vécue de façon catastrophique pour plusieurs d’entre elles.

Les interventions des journalistes et commentateurs de Québecor auront simplement permis que les personnes trans soient pointées du doigt pour les problèmes actuels du réseau de la santé québécois. Le Centre Métropolitain de Chirurgie a mis en place des mesures sociosanitaires exemplaires qui font en sorte qu’aucune éclosion de COVID-19 n’a eu lieu en son sein depuis le tout début de la pandémie. Nous sommes tous empathiques et compatissants envers les Québécois qui ont besoin de soins urgents pour des problèmes de santé graves et qui n’y ont pas accès. Cependant, accuser une population déjà marginalisée et diminuer l’importance de ses besoins en soins médicaux n’aidera absolument personne.

Une rigueur journalistique de base et un minimum de compassion auraient permis à l’auteur de l’article de comprendre à quel point il fait erreur lorsqu’il laisse entendre que les chirurgies d’affirmation de genre ne sont pas essentielles. Si ses collègues et lui-même avaient simplement pris la peine d’appeler un organisme qui vient en aide aux personnes trans avant de donner leurs opinions mal informées, peut-être auraient-ils pu éviter de ridiculiser l’impact de la dysphorie de genre pour les personnes qui en souffrent au quotidien.

Henri Labelle, B.Sc. B.T.S. – Au nom de toute l’équipe de GrS Montréal
Travailleur Social et Psychothérapeute pour GrS Montréal


À lire sur le même sujet: Gender Confirmation Surgery: Cosmetic or Reconstructive Procedure? (Par les Drs Pierre Brassard et Alex Laungani).

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Qu’est-ce que la CPATH? https://blog.grsmontreal.com/cpath/ https://blog.grsmontreal.com/cpath/#respond Wed, 21 Oct 2020 20:14:09 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1644 C’est l’acronyme anglophone de l’Association professionnelle canadienne pour la santé transgenre (Canadian professional association for transgender health), une organisation de professionnels qui se consacre à la santé des personnes trans.

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Le CPATH, déjà entendu parler? C’est l’acronyme anglophone de l’Association professionnelle canadienne pour la santé transgenre (Canadian professional association for transgender health), une organisation de professionnels qui se consacre à la santé des personnes trans.

Cette organisation a été fondée en 2007, avec l’objectif de mettre en contact un réseau de fournisseurs de soins de santé disposés à se réunir un fois l’an pour discuter des enjeux et recherches liés à la santé des personnes trans et les faire avancer. Le CPATH s’intéresse par conséquent aux personnes qui s’identifient comme trans, transgenres, transsexuelles, bispirituelles, transitionnées, non-binaires, queers ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui ont un passé médical de transition. Pour la suite de ce texte, nous utiliserons le terme trans, afin d’englober l’ensemble du spectre énoncé plus haut.

Les personnes trans sont de plus en plus visibles dans la société. Elles représentent entre 0,5 % et 1 % de la population canadienne. De même, le nombre de personnes nécessitant des soins liés à la transition double chaque cinq ou six ans. Même si de grands progrès ont été faits au fil des ans, l’accès à des soins de santé satisfaisants pour les personnes trans demeure un défi. Les professionnels de la santé ne sont pas tous personnellement ni professionnellement sensibilisés aux enjeux auxquels font face les personnes trans, ni à la complexités des soins.

Une étude américaine a révélé que 19 % des personnes trans ont déjà fait face à un refus de soins, 28 % ont été soumis à du harcèlement dans un contexte médical et 50 % rapportent avoir dû faire l’éducation de leur médecin en ce qui a trait aux soins des personnes trans. Le CPATH intervient notamment pour améliorer de façon positive l’accès aux services de santé, mettre fin à la stigmatisation, contribuer au développement des compétences des professionnels travaillant avec des personnes trans et, globalement, diffuser de l’information de façon à élargir l’inclusion des personnes trans.

Dans un processus qui s’est échelonné sur deux ans, le CPATH a aussi travaillé à la mise sur pied d’un code d’éthique régissant les recherches concernant les personnes et les communautés trans. Ce code d’éthique dresse la liste de six principes fondamentaux pour la recherche auprès de personnes trans :

  • Porter attention aux questions de légitimité et à l’impact de la recherche sur les communautés;
  • Entrer en contact avec les communautés;
  • Obtenir un consentement libre et éclairé et assurer la confidentialité du processus;
  • Tenir compte de facteurs concernant la diversité, le pouvoir, la marginalisation et la représentation;
  • Reconnaître une responsabilité envers les participants et les communautés trans;
  • Favoriser l’introspection de la part des chercheurs et de leur équipe.

Ce code d’éthique est le fruit du travail d’une équipe de personnes trans et de professionnels, ainsi que le résultat d’ateliers et consultations qui se sont tenus au cours de la conférence CPATH d’Halifax, en 2015, de la conférence World Professional Association for Transgender Health (WPATH) à Amsterdam, en 2016, et de la conférence Two Spirit and Queer People of Colour Call to Conversation with LGBT & Allies qui a eu lieu à Winnipeg, en 2017.

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Qu’est-ce que l’Astérisk? https://blog.grsmontreal.com/asterisk/ https://blog.grsmontreal.com/asterisk/#respond Tue, 23 Jun 2020 14:44:36 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1545 Situé au 1575 rue Atateken à Montréal, l’espace est géré par la Coalition des groupes jeunesse LGBTQ+ et est utilisé par une multitude d’organismes et organisations caritatives qui répondent aux besoins spécifiques des jeunes LGBTQ+.

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Situé au 1575 rue Atateken à Montréal, l’espace est géré par la Coalition des groupes jeunesse LGBTQ+ et est utilisé par une multitude d’organismes et organisations caritatives qui répondent aux besoins spécifiques des jeunes LGBTQ+.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 21 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Pendant cette période de temps incertaine, les jeunes LGBTQ+ peuvent se sentir plus isolés que jamais. Des ressources pour ces individus marginalisés existent dans la région métropolitaine et les environs, mais parfois demeurent inconnues de leur public cible. L’Astérisk, un espace sécuritaire situé dans le Village Gai, est une de ces ressources. Situé au 1575 rue Atateken à Montréal, l’espace est géré par la Coalition des groupes jeunesse LGBTQ+ et est utilisé par une multitude d’organismes et organisations caritatives qui répondent aux besoins spécifiques des jeunes LGBTQ+. Ces organismes incluent Projet 10, Jeunesse Lambda et Alterhéros.

Projet 10 est une ressource multilingue gérée par et pour les jeunes LGBTQ+ de 14 à 25 ans dans la région montréalaise. Ils animent des rencontres hebdomadaires pour les jeunes, ils offrent des services d’accompagnement et d’écoute active, ainsi que du matériel d’injection et de sexe sécuritaire. Ils collaborent avec Jeunesse Lambda pour l’acquisition d’accessoires de soutien de genre pour les jeunes trans et non-binaires. Ils animent également un camp pendant l’été pour les jeunes queer et trans qui inclut une variété d’activités. Bien que les rencontres en personne aient été annulées pendant la pandémie de COVID-19, ils continuent d’animer des rencontres hebdomadaires en ligne ainsi que d’offrir des services d’écoute active.

Jeunesse Lambda est une ressource bilingue gérée par et pour les jeunes LGBTQ+ de 14 à 25 ans dans la région montréalaise. Ils animent des rencontres hebdomadaires pour les jeunes, ils offrent des services d’accompagnement et d’écoute active, et également du matériel d’injection et de sexe sécuritaire. Ils collaborent avec Projet 10 pour l’acquisition d’accessoires de soutien de genre. À l’instar des autres organismes de l’Astérisk, Lambda anime également des kiosques dans des écoles secondaires et post-secondaires. Pendant la pandémie, ils ne tiennent pas leurs rencontres en personne. Cependant, ils continueront à offrir des services aux jeunes via une service de livraison de nourriture sur une base hebdomadaire, ainsi que des cartes cadeaux pour de l’épicerie et/ou des abonnements de divertissement.

Alterhéros est une ressource en ligne et en personne qui s’adresse entre autres aux jeunes LGBTQ+ neurodivergents entre 14 et 30 ans. Leur site Internet offre un service intitulé « Poses Ta Question! », qui permet à quiconque de poser de façon anonyme des questions sur des sujets tels que le coming out, l’identité de genre, la santé sexuelle et les autres ressources disponibles dans leur région. Ils animent également des rencontres en personne hebdomadairement pour les jeunes LGBTQ+ neurodivergents. Alors que leurs services en personne sont en pause, ils animent des rencontres Zoom à chaque semaine pour encourager les jeunes à socialiser.

Certains des services sont partagés par l’ensemble de ces organismes, tels que le programme d’accessoires de soutien de genre, le programme de dons de vêtements, le soutien du programme Jeunes Queer Youth qui donne accès à des fonds et à de l’accompagnement pour des projets jeunesse, et l’éducation du public par le biais de kiosques et de formations. Alors que les services ne sont pas tout à fait les mêmes en ce moment, ils continuent d’aider de façon adaptée les jeunes à travers la ville, la région et la province.

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Dr Magnus Hirschfeld et son héritage https://blog.grsmontreal.com/magnus-hirschfeld-et-son-heritage/ https://blog.grsmontreal.com/magnus-hirschfeld-et-son-heritage/#respond Tue, 17 Mar 2020 14:15:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1188 Le Dr Magnus Hirschfeld est un pionnier; il dédie sa vie à l'humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité.

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Le Dr Magnus Hirschfeld est un pionnier; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité.

Entre 1871 et 1994, le paragraphe 175 du Code pénal allemand rend l’homosexualité passible de peine de prison. Entre la première et la deuxième guerre mondiale plus spécifiquement, l’Allemagne voit la montée du fascisme qui culmine avec la prise de pouvoir d’Hitler en 1933. Cependant, si on connait facilement ce pan de l’histoire, on parle moins souvent d’un mouvement libéral parallèle qui exaspère tellement l’extrême-droite. À l’époque, en Europe, de nombreux docteurs commencent à explorer la possibilité que médicalement, on ne peut ignorer ce qui se passe dans le cerveau; que l’esprit est une source valide d’information sur les tourments des patients.

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Toute sa vie durant, il travaille à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales voire dégoutantes. Il recueille les témoignages des transgenres qu’il rencontre et travaille activement à leur acceptation.

Son expérience dans l’armée en tant que médecin au front pendant la Première Guerre Mondiale le laisse voir de près les mauvais traitements qu’on inflige aux soldats homosexuels. Il a aussi l’occasion de côtoyer des femmes qui s’habillent en hommes pour pouvoir participer au combat. Lui-même juif et gai, il reçoit aussi ces gens dans son cabinet et est témoin de leur souffrance.

C’est donc au retour de la guerre, en 1919, qu’il crée l’Institut de Sexologie à Berlin —le premier institut de ce type au monde. L’institut est ouvert à tous, peu importe leur orientation ou identité sexuelle. Il offre des thérapies de groupe, de l’information sur les maladies transmissibles sexuellement (à l’époque, la syphilis atteint cognitivement et tue ceux qui sont affectés). Les patients peuvent y dormir si nécessaire ou consulter une bibliothèque bien fournie. Profitant du prestige que lui confère l’Institut, il négocie avec la police pour qu’elle accorde des laissez-passer à ceux qu’on appelle à l’époque des travestis. Il publie plusieurs livres, et participe même à la production d’un film, Différent des autres, où il se joue lui-même interviewant des soldats homosexuels.

Le Docteur Hirschfeld supervisera le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. En 1933, l’Institut sera détruit par les nazis, les livres brûlés, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

L’histoire des chirurgies de changement de sexe est fascinante; elle commence par des hommes et des femmes inspirants qui bravent les préjugés et détournent la loi pour faire ce qu’ils croient être juste. Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont parfois difficiles à retracer, puisqu’ils ont lieu souvent clandestinement, et qu’on brouille parfois les pistes pour protéger les gens concernés. L’histoire des chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des moeurs.

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Dr Pierre Brassard, récipiendaire de la médaille Phénicia de la CC-LGBT https://blog.grsmontreal.com/pierre-brassard-recipiendaire-de-la-medaille-phenicia/ https://blog.grsmontreal.com/pierre-brassard-recipiendaire-de-la-medaille-phenicia/#respond Tue, 31 Dec 2019 00:20:58 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=917 Le Gala Phénicia, une initiative de la Chambre de Commerce LGBT du Québec, vise à souligner des réussites commerciales ou sociales de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans.

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Le Gala Phénicia, une initiative de la Chambre de Commerce LGBT du Québec, vise à souligner des réussites commerciales ou sociales de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans.

Le 30 mai 2019, le Docteur Pierre Brassard a reçu la médaille Phénicia entouré de ses principaux collaborateurs. Chirurgien plasticien, directeur médical de Complexe chirurgical CMC et de GrS Montréal, Docteur Brassard est reconnu mondialement pour son travail dans le domaine des chirurgies d’affirmation de genre FTM et MTF.

Carrière

Récemment, Docteur Brassard disait à un journaliste du journal Le Devoir, à propos de sa première patiente :

« J’ai vu l’effet extraordinaire qu’a eu la chirurgie sur cette personne et la souffrance qui l’assaillait jusque-là. […] Il n’y a pas meilleur patient qu’un patient trans. »

Diplômé en médecine de l’Université Laval, puis en chirurgie plastique à l’Université de Montréal, le Docteur Brassard exerce dans divers hôpitaux avant de devenir le directeur médical du Centre Métropolitain de Chirurgie en l’an 2000. Le Docteur Brassard a procédé à des milliers de chirurgies trans.

Il est aussi investi à travers différentes institutions en tant que formateur ou conférencier émérite. En plus d’être une présence brillante dans la communauté, il contribue à la formation de médecins qui pourront suivre ses traces.

La clinique GrS Montréal

La principale contribution de Pierre Brassard n’est pas moindre. Sa clinique GrS Montréal est la seule au Canada qui se spécialise en chirurgie FTM et chirurgie MTF. Depuis son ouverture en 1980, les chirurgiens ont opéré près de 10 000 patients. Les quatre chirurgiens qui y travaillent actuellement ne ménagent pas leurs efforts. GrS Montréal accueille les patients de partout à travers le monde qui se présentent autant pour des phalloplasties, des vaginoplasties, des mastectomies ou même des chirurgies féminisantes du visage et du corps.

La médaille Phénicia souligne son dévouement et son empathie au bien-être des patients qui ont souvent derrière eux un long parcours. Ses talents chirurgicaux et son engagement envers l’amélioration continue de sa pratique font de lui un praticien hors pair.

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Le coming out trans https://blog.grsmontreal.com/le-coming-out-transgenre/ https://blog.grsmontreal.com/le-coming-out-transgenre/#comments Fri, 08 Nov 2019 20:57:54 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=623 Dois-je faire un coming out? Quel est le bon moment pour le faire? Par qui commencer? Quels mots utiliser? Si vous vous questionnez sur le fait de faire ou non un coming out trans, les questions qui vous traversent l’esprit peuvent être nombreuses et les réponses, quant à elles, seront des plus diverses.

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Dois-je faire un coming out? Quel est le bon moment pour le faire? Par qui commencer? Quels mots utiliser? Si vous vous questionnez sur le fait de faire ou non un coming out trans, les questions qui vous traversent l’esprit peuvent être nombreuses et les réponses, quant à elles, seront des plus diverses.

La vérité, c’est qu’il n’y a pas d’obligation de faire un coming out, pas plus qu’il n’y a de moment idéal pour le faire. Le choix est purement personnel et dépend de vous, uniquement. Ce qui est important, cependant, c’est d’agir en cohérence avec votre pensée et vos sentiments, au rythme qui vous convient, si et lorsque vous vous sentirez prêt à le faire. Pesez le pour et le contre, prenez en considération les impacts positifs et négatifs sur votre vie, qu’ils soient personnels, affectifs, financiers ou autres. Si vous choisissez de faire un coming out, donnez-vous le temps de vous y préparer.

Se sentir nerveux face à son coming out, incertain, fier, soulagé, coupable, confus, enthousiaste, tout cela est normal. La toute première étape est d’être ouvert et honnête avec soi-même. Vous pourriez établir des liens auprès d’une communauté trans, qu’elle soit « réelle » ou virtuelle, pour vous aider à comprendre et apprivoiser toutes ces émotions qui vous envahissent. Discuter avec des gens qui partagent ce que vous vivez vous aidera à vous sentir moins seul et répondra à certaines questions que vous pourriez avoir sur ce que vous vivez et les prochaines étapes que vous aurez à franchir.

Ensuite, si l’idée de dévoiler votre transidentité vous convient toujours, vous pourriez prendre le temps de vous faire un plan. Pensez à ce que vous souhaitez dire et aux mots que vous aimeriez utiliser pour être bien compris. Mettre ses idées par écrit aide aussi à structurer sa pensée et, éventuellement, aidera les autres à mieux saisir les enjeux que vous souhaitez partager avec eux. Informez-vous sur la transidentité, vous serez ainsi mieux préparé à répondre aux questions de vos proches et pourrez mieux leur expliquer votre réalité.

Donnez-vous le droit de choisir à qui vous vous révélerez et si vous le ferez par écrit ou en personne. Allez-y étape par étape. Choisissez d’abord des personnes qui pourront vous offrir du soutien et qui vous aideront à poursuivre votre coming out. Rappelez-vous tout le temps nécessaire à accepter qui vous êtes. Vos proches pourraient eux aussi avoir besoin de temps pour bien comprendre votre situation et bien intégrer tous les changements que cela impose. Les réactions peuvent être diverses et il est possible que certaines personnes ne réagissent pas comme vous l’aviez anticipé. D’autres vous surprendront par leur ouverture et leur acceptation. Vous devez être prêt à faire face à un éventail de réactions.

« Je m’attendais à ce que ma famille ne m’accepte pas. » « J’ai eu l’impression d’un énorme fardeau qui tombait enfin de mes épaules. » Les commentaires après un coming out font souvent état d’un soulagement, d’un apaisement des tourments qui laisse enfin place à la sérénité. Il ne faut cependant pas se le cacher : le chemin qui s’ouvre ensuite peut être magnifique, mais aussi parsemé d’obstacles. Lorsque vous décidez de vous dévoiler à votre entourage, c’est comme un voyage que vous ne ferez plus seul, mais qui demandera de l’adaptation de la part de tous. Vos relations pourraient se voir changées. Chacun a son histoire, chacun a son rythme. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de parler à votre entourage; l’important, c’est que vous soyez prêt à le faire, bien avec votre décision et que vous le fassiez avec authenticité.

La vie, c’est comme des montagnes russes : elle a ses hauts et ses bas, mais à la fin, vous avez des sourires et des fous rires parce que, vous savez… vous l’avez fait.

Julia Serano, auteure

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La transition sauve des vies https://blog.grsmontreal.com/la-transition-sauve-des-vies/ https://blog.grsmontreal.com/la-transition-sauve-des-vies/#respond Fri, 08 Nov 2019 15:30:32 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=628 Le fait de se sentir la liberté d’être soi-même apporte un immense bien-être à l’individu, quel qu’il soit et peu importe son parcours. À la lumière des statistiques évoquées plus haut, on ne peut que conclure que l’acceptation de soi sauve des vies et si cette acceptation passe par une chirurgie de réassignation de genre, cette transition aura aussi sauvé une vie.

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« On peut sauver des vies si on ouvre son cœur, ne serait-ce qu’un petit peu… »

C’est une partie du touchant témoignage que livre un jeune homme, dont le nom n’est pas dévoilé, dans une magnifique vidéo sur YouTube portant sur le coming out trans.

Pour lui, la transition vers la vie dans un corps d’homme a été salvatrice, tout comme l’acceptation de ses proches, particulièrement celle de ses parents. Plusieurs études tendent à confirmer que les idées et comportements suicidaires prévalent de façon disproportionnée chez les jeunes lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, bispirituels ou queers (LGBTQ) et que des liens de solidarité et d’acceptation autour de la personne en détresse peuvent contribuer à renverser la vapeur.

Selon le Centre de prévention du suicide du Québec, près de 1050 personnes se sont suicidées dans la province de Québec en 2016. Dans l’ensemble du Canada, selon Statistiques Canada, on dénombre 500 jeunes canadiens, âgés de 10 à 24, qui meurent par suicide chaque année. On ne sait cependant pas combien de personnes, parmi celles-ci, s’identifient comme LGBTQ ou peuvent éprouver des difficultés ou troubles liés à des questionnements sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, puisque cette information n’est pas reportée sur les certificats de décès. On sait cependant que les jeunes LGBTQ sont quatre fois plus enclins à commettre une tentative de suicide que leurs pairs hétérosexuels.

Une enquête menée en Colombie-Britannique, en 2007, sur la santé des adolescents a démontré que 33 % des jeunes qui s’identifiaient LGB avaient fait une tentative de suicide, contre 7 % chez les jeunes du même âge en général. Ce qui ressort à travers toutes ces statistiques, peu importe l’âge des personnes en cause, c’est la fragilité et la détresse qu’apporte chez certains le fait de se questionner sur son orientation ou son identité sexuelle. Le constat est le même si la personne a franchi le pas qui lui permet de s’identifier comme LGBTQ. Le chemin vers le bien-être peut être parsemé d’embûches et chaque individu l’affronte avec un bagage qui lui est propre, additionné d’un certain nombre de facteurs qui sont tout à fait indépendants de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle, mais qui jouent aussi un rôle important.

Le fait de se sentir la liberté d’être soi-même apporte un immense bien-être à l’individu, quel qu’il soit et peu importe son parcours. À la lumière des statistiques évoquées plus haut, on ne peut que conclure que l’acceptation de soi sauve des vies et si cette acceptation passe par une chirurgie de réassignation de genre, cette transition aura aussi sauvé une vie.

En 2018, des chercheurs de l’Hôpital universitaire d’Essen en Allemagne ont mené une étude visant à mesurer la qualité de vie des personnes transgenres à l’aide d’un formulaire spécialement conçu. Pour la toute première fois, les scientifiques ont pu confirmer que la chirurgie de réassignation de genre améliorait considérablement la qualité de vie de la majorité des patients, et ce, dans une proportion de 75 %.

Docteur Jochen Hess, qui a dirigé l’étude, a déclaré : « Il est très important que nous disposions de données fiables sur la qualité de vie des personnes transgenres. Elles ont généralement une qualité de vie moindre que celle des non-transgenres, avec des taux plus élevés de stress et de troubles psychiques. C’est une bonne chose que la chirurgie puisse changer cela, mais aussi que nous puissions maintenant démontrer que la chirurgie a un effet positif. »

Dans la majorité des provinces canadiennes et dans plusieurs pays, il est possible de bénéficier gratuitement de certaines chirurgies et traitements d’affirmation de genre.

Si vous avez perdu vos repères ou si l’un de vos proches démontre des signes de détresse, n’attendez pas, demandez de l’aide : 1 866-APPELLE (1 866-277-3553). Vous y trouverez une oreille, du soutien et de l’information 24 h/24, 7 jours sur 7.

L’Aide aux Trans du Québec (ATQ) offre une ligne d’écoute et d’intervention disponible en tout temps : 1-855-909-9038 #1.

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La bispiritualité ou two-spirit chez les communautés autochtones https://blog.grsmontreal.com/la-bispiritualite-chez-les-communautes-autochtones/ https://blog.grsmontreal.com/la-bispiritualite-chez-les-communautes-autochtones/#comments Sun, 20 Oct 2019 15:52:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=618 Bien avant la colonisation de l’Amérique par les Européens, les Amérindiens vivaient en harmonie avec le fait que des membres des diverses communautés avaient une identité de genre différente du plus grand nombre.

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Bien avant la colonisation de l’Amérique par les Européens, les Amérindiens vivaient en harmonie avec le fait que des membres des diverses communautés avaient une identité de genre différente du plus grand nombre.

Le terme « bispiritualité » (two-spirit) a été traduit et adopté par les activistes autochtones lors de la troisième conférence annuelle intertribale amérindienne, gaie et lesbienne amérindienne, qui s’est tenue à Winnipeg, au Manitoba (Canada), en 1990. L’activiste Albert McLeod a proposé l’expression « two spirit » pour désigner la communauté LGBTQ autochtone.

Le sens des mots pouvait varier légèrement d’une langue à l’autre. Chez les Cris, les termes utilisés peuvent se traduire par « hommes qui portent des habits féminins » ou « femmes qui portent des habits masculins ». Du côté de la nation Ktunaxa (prononcée « Ké-tou-na-ha »), installée depuis plus de 10 000 ans dans le secteur de la Colombie-Britannique, on utilisait un terme qui signifie « femmes qui occupent des rôles perçus comme masculins ». Ce ne sont là que quelques exemples. On recense la bispiritualité dans plus de 130 tribus, aux quatre coins de l’Amérique du Nord.

Dans l’ensemble, on remarque que les termes utilisés par les communautés autochtones considéraient l’existence d’au moins quatre genres :

  • hommes masculins
  • femmes féminines
  • hommes féminins
  • femmes masculines

Les familles considéraient comme un honneur le fait d’avoir en leur sein des personnes bispirituelles. Ces personnes avaient habituellement des rôles spécifiques à jouer : médecins, guerriers, ambassadeurs, chefs spirituels. En fait, on croyait que ces personnes communiquaient avec des puissances surnaturelles par leurs rêves ou leurs visions.

Les communautés avaient aussi une grande ouverture face aux choix vestimentaires des personnes bispirituelles. Ainsi, ce que nous appelons aujourd’hui transsexualité, transition MTF (male to female) ou FTM (female to male), était chose courante et acceptée. Cependant, la colonisation, les missions religieuses et les outils d’assimilation culturelle utilisés ont eu pour effet de rendre progressivement invisible, marginal ou encore pervers ce qui était un caractère normalement admis par les communautés autochtones. De nos jours, là comme ailleurs, une phase d’explication, de sensibilisation, d’éducation, voire même de combat est en cours.

Autrefois, les personnes bispirituelles étaient aussi les gardiennes de la tradition. Elles étaient conteuses, elles transmettaient l’histoire, elles créaient les coiffes de plumes, organisaient les mariages, attribuaient les prénoms. En somme, elles étaient une grande source de connaissance.  Aujourd’hui, la bispiritualité est un concept qui permet aux personnes de renouer avec les traditions des ancêtres, avec celles qui sont liées à l’identité spirituelle, à l’identité de genre. Le terme « bispirituel » est apparu chez les Autochtones au début des années 90, dans un effort de se réapproprier les traditions. L’objectif était aussi de remplacer le mot berdache, jusque là utilisé, par un terme plus largement inclusif. Il est important de noter que toutes les personnes autochtones LGBT ne se considèrent pas nécessairement bispirituelles.

Ainsi, les associations qui regroupent lesbiennes (L), bisexuels (B), gais (G), transsexuels (T), queers (Q), ceux qui se questionnent (Q), ceux qui se disent bispirituels ou Two-Spirits (2 ou 2S) et toutes autres personnes dont l’identité est marginalisée (+) par rapport à la masse tendent à utiliser l’acronyme « LGBTQQ2S+ ».

Nos remerciements à Miki Mappin pour la révision constructive de cet article.

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