FTM – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com Blogue de GrS Montréal Mon, 05 Feb 2024 16:13:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://blog.grsmontreal.com/wp-content/uploads/2019/09/45218_PASTILLE_CMC_GRS_Montreal_CMYK.png FTM – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com 32 32 La durée opératoire https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/ https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/#respond Tue, 21 Sep 2021 16:27:55 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1896 Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

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Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

Ces mythes peuvent être une source d’angoisse importante pour les patients·tes. Pourtant, tout le contraire est vrai : plus le temps de chirurgie s’étire, plus le temps de guérison et les risques liés à l’intervention augmentent.

S’il est vrai que la durée opératoire est un indicateur important des facteurs de risques et de complications possibles, le type de chirurgie et la complexité procédurale sont aussi des facteurs déterminants. Bien qu’ils soient souvent indépendants, ces facteurs de risque peuvent être parfois interreliés.

Infections et complications

Le lien entre l’infection des plaies et la durée opératoire est connu depuis déjà belle lurette. Chaque minute supplémentaire de la chirurgie a un impact direct sur le taux d’infection des plaies.

Pour preuve, une étude sur la reconstruction mammaire avec implant parue en 2019 a clairement démontré que la possibilité de complications médicales ou d’infections des plaies augmente quand le temps de chirurgie va au-delà de trois heures. Il y aurait un lien de causalité direct entre les complications, les conditions de santé préopératoires, et une durée opératoire plus longue.

Si les taux de complications varient peu pour les chirurgies de moins de 3 heures, les risques se multiplient de 1,6 fois après 3 heures. Chaque intervalle de durée opératoire successive est accompagné d’une croissance concomitante des complications, avec les taux qui augmentent de 3 fois après 4,5 heures et presque 5 fois pour une intervention de 6,8 heures.

Lorsqu’une chirurgie dure plus de 6 heures, chaque heure supplémentaire augmente le risque de complications cardiovasculaires, rénales et pulmonaires. Il en va de même pour l’accroissement du taux d’infection. Les chirurgies de plus de 3 heures intensifient les risques d’érythèmes et d’hématomes, et bien souvent supposent une guérison plus lente des plaies.

Morbidité

L’enjeu principal quant au risque de morbidité est la complexité de la procédure, et non la durée opératoire. En effet, selon une étude parue en 2014, les complications peuvent varier entre deux chirurgies de durée plus ou moins égale. Par exemple, les chirurgies à la tête ou au cou provoquent plus de complications que les chirurgies mammaires ou aux membres, même si la durée est semblable, à cause de la complexité de ces procédures. Des procédures délicates sur des surfaces plus petites exigeant moins de manipulations causent moins de morbidité que la reconstruction ou les dissections ou excisions des procédures de contour de corps. Par contre, des études indiquent qu’une durée opératoire de plus de trois heures augmente aussi le risque de morbidité. Tous ces facteurs doivent être pris en compte par le chirurgien lors de la préparation préopératoire.

La durée opératoire est donc un facteur clé dans la guérison des patients et dans la gravité des complications postopératoires. Elle serait une indicatrice des complications, avec une croissance marquée des risques si la chirurgie dure plus de trois heures.

Les chirurgiens sont des professionnels hautement qualifiés. Bien qu’un chirurgien d’expérience travaille avec célérité, d’autres facteurs peuvent contribuer à la durée opératoire, dont certains peuvent être hors de son contrôle comme des saignements excessifs pouvant ralentir l’intervention. Toutefois, la rapidité d’exécution n’est pas nécessairement garante de meilleurs résultats, car la durée opératoire n’est pas l’unique facteur à considérer en cas de complications.

Les opérés·es n’ont donc pas à s’inquiéter si la chirurgie est plus courte qu’attendu. Cela n’indique en rien un travail bâclé. Une chirurgie plus longue ne donnera pas forcément de meilleurs résultats. La durée opératoire est un facteur important dans la guérison, mais le type de chirurgie et la complexité procédurale le sont aussi. Surtout, assurez-vous de poser des questions avant l’intervention chirurgicale afin de bien connaître les risques.

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Qu’est-ce que la testostérone? https://blog.grsmontreal.com/testosterone/ https://blog.grsmontreal.com/testosterone/#respond Fri, 06 Nov 2020 15:46:32 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1670 La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d'hydrogène et d'oxygène.

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La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Pour celleux qui se demandent comment commencer ou poursuivre leur transition, l’hormonothérapie ou le traitement hormonal substitutif (communément appelé THS ou HRT) pourrait être une pièce du puzzle qui aidera à soulager votre dysphorie de genre. Cependant, la plupart des gens ne connaissent pas nécessairement les effets que le THS pourrait avoir sur leur corps à la fois temporairement et définitivement.

Étant un.e amoureux.euse des sciences, j’aimerais prendre le temps de présenter les hormones généralement impliquées dans le THS, la testostérone et les œstrogènes, dans deux articles distincts. Même si je possède un diplôme en biotechnologie, je tiens à préciser que je ne suis en aucun cas médecin, veuillez donc contacter votre médecin ou votre endocrinologue pour valider toute question ou préoccupation que vous pourriez avoir.

La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Dans le cas d’un traitement hormonal substitutif, elle est responsable de l’activation de certaines caractéristiques sexuelles secondaires chez les individus AFAN (Assigné Femme à la Naissance) et les personnes intersexes. Elle augmente également la production de cellules sanguines. Elle est administrée soit sous forme d’injection ou sous forme de gel ou de patch appliqué sur la peau. La posologie de la testostérone (ou T, en abrégé) varie, il est donc préférable de parler avec votre médecin des changements que vous souhaitez obtenir, de votre état de santé actuel et de certains facteurs de risque comme les maladies cardiovasculaires.

Les changements induits par la testostérone peuvent être temporaires ou permanents, et le délai dans lequel ces changements peuvent se produire varie d’une personne à une autre. Certaines personnes peuvent expérimenter tous les changements généralement associés à la testostérone, tandis que d’autres peuvent n’en ressentir que quelques-uns. Certaines personnes peuvent remarquer ces changements presque immédiatement après le début du traitement, tandis que chez d’autres ça peut prendre plus de temps.

Les premiers changements à apparaître incluent un teint huileux et de l’acné, qui apparaissent généralement du premier au sixième mois. Ensuite, dans les deux à six mois, vos règles cesseront. Ces deux changements sont réversibles, c’est-à-dire qu’ils reviendront à leur état initial à l’arrêt du traitement. Les autres changements considérés comme réversibles comprennent la croissance des poils du visage et du corps (trois à six mois), la redistribution de la graisse corporelle (trois à six mois; moins de graisse sera distribuée autour de vos hanches et aura plutôt tendance à s’accumuler autour de la taille) et une augmentation de la masse musculaire (six à douze mois).

D’autres changements induits par la testostérone prennent beaucoup plus de temps pour être annulés lors d’un arrêt du traitement et peuvent même être irréversibles. Ceux-ci incluent un ton plus grave de la voix (trois à douze mois), l’hypertrophie du clitoris (trois à six mois) et une légère perte possible des cheveux (dans les douze mois).

Il existe d’autres risques et complications liés à la testostérone. Ceux-ci incluent la prise de poids, l’apnée du sommeil, les problèmes cardiovasculaires (si le risque est déjà présent au sein de votre famille ou votre état de santé personnel) et un risque accru possible d’effets psychiatriques si vous avez déjà une affection sous-jacente qui implique des symptômes de manie ou de psychose.

Alex Simon

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Une mastectomie en pleine pandémie https://blog.grsmontreal.com/mastectomie-pandemie/ https://blog.grsmontreal.com/mastectomie-pandemie/#comments Fri, 11 Sep 2020 14:25:58 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1594 La pandémie de la Covid-19 a forcé la fermeture temporaire de tous les centres chirurgicaux destinés aux personnes trans. Voici le parcours d'une personne qui a eu recours à une mastectomie chez GrS Montréal lors de la réouverture de l'hôpital.

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La pandémie de la Covid-19 a forcé la fermeture temporaire de tous les centres chirurgicaux destinés aux personnes trans. Voici le parcours d’une personne qui a eu recours à une mastectomie chez GrS Montréal lors de la réouverture de l’hôpital.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Mon cheminement de mastectomie a commencé comme celui de bien d’autres personnes trans-masculines et non binaires avant moi. Un des aspects les plus exaltants du processus était pourtant un des plus simples : envoyer ma demande pour recevoir les formulaires à mon adresse courriel. À l’époque, il y avait peu de personnes à qui j’avais fait mention de ma mastectomie à venir, donc il y avait une nuance de secret et de subtilité à prendre en compte. Il fallait que je jongle à savoir comment partager cette information grandiose à ma famille et à mon entourage. Subir une chirurgie n’est pas quelque chose de négligeable. Cependant, je savais en cliquant sur “envoyer” que j’allais dans la bonne direction.

Les mois qui ont suivi cette confirmation courriel, j’ai suivi les étapes typiques bureaucratiques pour obtenir la lettre de référence et l’approbation médicale pour avoir recours à ma chirurgie. Les formulaires ont été signés par mon médecin de famille et j’ai suivi les séances requises en psychothérapie pour ma lettre de référence. Ces deux processus ont été coûteux, mais je me suis dit que dans l’ensemble, au moins ma mastectomie allait être couverte par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Je savais au fin fond de moi-même que cette opération était une nécessité, mais avec tout le questionnement de la part des représentants du milieu de la santé j’ai dû réévaluer la relation que j’avais avec mon corps et mon identité de genre. Puisque les critères principaux d’éligibilité pour la mastectomie tournent autour d’un éloignement de la féminité et un rapprochement de la masculinité, j’ai réalisé (dans la première de plusieurs instances à suivre) comment les individus non binaires peuvent affronter des défis en voulant accéder à des soins de santé. Lors de mon dernier rendez-vous, ma psychologue a dû sortir sa copie du DSM-V afin de vérifier que je répondais suffisamment aux critères pour avoir ladite lettre, et je l’ai eue de justesse. C’était extrêmement angoissant. Le sort de ma procédure d’affirmation de genre résidait dans les pages d’un manuel en pathologie et son interprétation.

Une fois la lettre obtenue et les formulaires envoyés à la fin de l’été, la création de mon dossier à la clinique a pris environ deux mois. On m’a ensuite donné la date de mon rendez-vous de consultation préopératoire au début de 2020. J’ai passé les semaines suivantes à imaginer les conversations avec mon chirurgien et à lire le plus possible sur le sujet pour m’informer adéquatement. Quand je n’étudiais pas pour mes examens finaux, je lisais des articles et j’écoutais des vidéos autant de nature médicale que provenant de Youtubeur.euses. J’ai pris le temps également d’informer mes proches un.e à un.e au niveau de la procédure à venir. Quoique la majorité acceptait bien le concept, elle nécessitait également davantage d’information afin de s’éduquer. Pour plusieurs d’entre elleux, j’étais la première personne de leur entourage à avoir recours à une chirurgie d’affirmation de genre.

En janvier, j’ai eu ma consultation à la clinique. Malgré la nature assez courte et directe de la rencontre, j’étais soulagé.e d’être une étape plus loin dans le processus vers mon rêve d’un torse plat. La prochaine étape était d’avoir l’approbation financière du gouvernement. Malgré que j’avais peu de raison de craindre quoi que ce soit, j’étais inquiet.ète qu’avec ma chance, on me refuserait et que je devrais payer le tout de mes propres poches. Heureusement ce ne fut pas le cas : j’ai reçu l’approbation en février et au mois de mars j’ai eu ma date de chirurgie pour juillet. J’ai dansé à l’extérieur de mon lieu de travail et j’ai pleuré des larmes de joie.

Et la COVID-19 survint. J’ai été en mesure de rencontrer mon chirurgien le jour avant la fermeture de la clinique. Les semaines suivantes étaient remplies d’incertitudes. Je voyais de nombreux.euses ami.es dont les dates de chirurgies respectives avaient été annulées et déplacées à une date ultérieure inconnue. Chaque semaine, je patientais pour le communiqué de presse divulguant pendant combien de temps supplémentaire la clinique serait fermée et quand les chirurgies devraient reprendre. Enfin au mois de juin, la clinique rouvrait ses portes et commençait graduellement à reprendre les mastectomies.

Je me considère chanceux.euse. Ma date n’était pas décalée comme chez bien d’autres. Ceci m’a donné la stabilité dont j’avais tant besoin pour me mettre dans un état mental préopératoire adéquat. La lecture et l’écoute excessive de vidéos a été utile au moment d’acheter des nécessités comme des bandages, chemises à boutons ou des chaussures faciles à mettre.

Les jours et les heures avant ma chirurgie, mon enthousiasme a dépassé mon sentiment de nervosité. Plus d’un an à naviguer le système et plus de trois ans à vouloir cette chirurgie se sont écoulés. Bientôt la poitrine que je connaissais depuis plus d’une décennie sera remplacée par deux lignes en-dessous de mes pectoraux.

Le matin de la chirurgie, je me suis réveillé.e à 4 h 30 pour être admis.e à 6 h. Mon bonheur m’a rendu moins soucieux.se de ce qui était à venir. Malgré des mesures d’hygiène strictes, je n’avais pas droit de recevoir de visite. J’étais étonnamment calme, et ce, malgré ma nature anxieuse. J’ai donné un dernier câlin à ma mère à la porte et je suis entré.e dans la clinique avec la tête haute.

Le matin s’est déroulé tellement rapidement. J’ai passé du bureau de la réception, à l’unité de soins puis à l’admission en un clin d’œil. Bientôt je me suis retrouvé.e prêt.e à m’étendre sur la table d’opération. Mon dernier souvenir avant de m’endormir était que je souriais en paix.

Je me suis réveillé.e, ou plutôt devrais-je dire j’ai réussi à peine à m’ouvrir les yeux. Le temps semblait avoir ralenti pendant que je m’ajustais à ce qui se passait. On m’a transféré.e dans ma chambre et déplacé.e dans mon lit. Quand les infirmières sont parties, j’ai souris en extase. J’étais submergé.e par tant d’émotions simultanément. Ma poitrine était emballée comme un cadeau de Noël par des bandages, mais je savais qu’en dessous de tout ça j’avais le torse plat. Dès que j’ai pu penser clairement et garder mes yeux ouverts, j’ai texté ma mère et mes ami.es avec ma toute première photo postop : un sourire de joie incomparable. Peu après, une deuxième personne fut placée dans ma chambre, et malgré la présence d’un rideau qui nous séparait, on a pu parler de notre sentiment partagé de soulagement et de satisfaction.

Tranquillement j’ai pu remettre mes vêtements et sortir en douceur de l’unité de soins. Deux jours plus tard, mes drains Penrose ont (enfin) pu être enlevés, suivi par le retrait des bandages trois jours après. C’était la première fois que je pouvais voir ma poitrine postop. Je n’ai même pas attendu ma mère pour enlever le gaze, j’étais trop enthousiaste pour attendre plus longtemps. Ma mâchoire faisait mal tellement je souriais. Il fallait que je tapote légèrement mon torse pour me rappeler que l’image dans le miroir était bel et bien la mienne! J’ai réussi. J’ai eu ma mastectomie à double incision sans greffe aréolaire. Après autant de difficiles épreuves contre lesquelles la seule idée d’avoir ma chirurgie m’a gardé.e debout, j’étais enfin rendu.e à la ligne d’arrivée. J’ai survécu à mes mauvaises journées et j’ai maintenant la chance de rayonner de manière authentique.

Alex Simon

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Michael Dillon, le premier homme trans opéré https://blog.grsmontreal.com/michael-dillon/ https://blog.grsmontreal.com/michael-dillon/#respond Mon, 08 Jun 2020 13:51:30 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1520 Michael Dillon en quête de lui-même, aura ouvert la voie, à la fois d'un point de vue scientifique et social, à l'acceptation des transidentités.

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Michael Dillon en quête de lui-même, aura ouvert la voie, à la fois d’un point de vue scientifique et social, à l’acceptation des transidentités.

L’histoire des chirurgies d’affirmation de genre est fascinante; elle commence par des hommes et des femmes inspirants qui bravent les préjugés et contournent la loi pour faire ce qu’ils croient être juste. Les premiers cas de transitions chirurgicales sont parfois difficiles à retracer, puisqu’elles ont lieu souvent clandestinement, et qu’on brouille parfois les pistes pour protéger les gens concernés. Michael Dillon, le premier homme trans à avoir eu une phalloplastie, était un pionnier du mouvement qui dut braver la censure sociale.

Né en 1915, issu d’une lignée de baronnets de la noblesse irlandaise en fin de parcours, Laura Dillon, comme beaucoup d’homme trans, ne s’est jamais senti bien dans sa peau. En tant que femme, il se sent autre, il se sent différent, il déteste les robes parce qu’il sent qu’elles annihilent son existence, il frémit à l’idée d’être touché par un homme. Il préfère supporter les insultes et les quolibets plutôt que de porter ce que la société lui prescrit, et se crée une carapace émotionnelle pour ne pas montrer aux gens que leurs propos le blessent.

En 1938, à l’âge de 23 ans, ayant complété ses études universitaires, il devient officiellement la première femme à prendre de la testostérone dans le but de débuter une transition. Bientôt, Laura « passe »: il se fait appeler Michael, travaille dans une station-service, et disparait dans la masse des hommes, grands, barbus. Il dira plus tard que c’était ce qu’il avait toujours voulu; être ordinaire, ne plus attirer l’attention.

Au début des années 40, Michael est allé au bout de son hormonothérapie, et, ayant entrepris des études de médecine en tant qu’homme, part en quête d’un chirurgien qui pourra continuer la modification de son corps. Selon son témoignage, un pénis, plus qu’un atout lors de relations sexuelles, lui offrirait de la sécurité; dans les toilettes, dans les douches des clubs sportifs ou à l’hôpital en cas d’urgence. Dans une société qui n’aurait jamais pu accepter que ce frère de baronnet fût autrefois une femme, il devait cacher son passé.

Il découvre Sir Harold Gillies, un chirurgien plastique qui a travaillé sur des soldats mutilés pendant la Première Guerre Mondiale. Celui-ci dirige un hôpital dans une petite localité de la campagne anglaise, Rooksdown, où les blessés de guerre, mutilés et défigurés, réapprennent à être heureux, sans jugement, à dose de vernis à ongles bleu, de promenades en bicyclette, cours de dance, acceptation et patience. Un havre de paix à la philosophie étonnamment moderne. Là, Michael Dillon subira en tout 13 opérations chirurgicales qui s’étalent sur plusieurs années.

À l’université, à l’hôpital, dans sa vie sociale à Dublin, Michael doit mentir pour expliquer ses absences et ses convalescences; il dit avoir été blessé pendant le Blitz. Pour sauver les apparences, il a parfois des rendez-vous galants avec des jeunes filles; mais jamais de deuxième fois. Il n’ose pas se révéler à qui que ce soit, voir la déception dans les yeux de quelqu’un ou risquer un scandale, ou pire, une réjection. Il se crée une réputation de vieux garçon, éternel célibataire, un peu misogyne.

Sa solitude sera brisée par sa rencontre avec Roberta Cowell, la première femme trans britannique à recevoir une chirurgie d’affirmation de genre. Dillon, devenu médecin, pratiquera sur elle une orchidectomie, et Gillies procédera à une vaginoplastie par la suite.

Dillon devient par la suite célèbre en publiant un livre très controversé. Pour échapper à la célébrité, il s’enfuit en Inde où il devient moine bouddhiste et meurt en 1962, à l’âge de 47 ans.

Michael Dillon en quête de lui-même, aura ouvert la voie, à la fois d’un point de vue scientifique et social, à l’acceptation des transidentités. Cet homme qui ne cherchait qu’à se sentir bien dans sa peau aura eu besoin de constamment se justifier, se protéger, se défendre; une leçon de bravoure pour tous.

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Qu’est-ce que la mastectomie? https://blog.grsmontreal.com/mastectomie/ https://blog.grsmontreal.com/mastectomie/#respond Wed, 25 Mar 2020 18:01:32 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1237 La mastectomie - ou masculinisation du torse - est l'une des chirurgies d'affirmation de genre les plus pratiquées chez GrS Montréal.

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La mastectomie – ou masculinisation du torse – est l’une des chirurgies d’affirmation de genre les plus pratiquées chez GrS Montréal.

Lors du processus de transition FTM ou FTX (non binaire), on ne pense souvent qu’à la chirurgie génitale, alors que plusieurs interventions chirurgicales sont disponibles, selon ce que les patients recherchent. L’une de ces interventions est la mastectomie, aussi appelée masculinisation du torse.

Pourquoi la mastectomie?

Alors qu’on associe souvent la mastectomie au cancer du sein, elle peut aussi constituer une étape importante de la transition pour les personnes trans. En masculinisant le torse, on a la possibilité de vraiment changer la silhouette du patient pour qui le corps ne correspond pas à l’esprit. De ce fait, la mastectomie peut réellement améliorer l’estime de soi en permettant à la personne de se sentir mieux dans son corps. Nous notons une diminution importante de la dysphorie de genre.

Deux méthodes différentes

Il existe deux façons de procéder à une mastectomie, une décision qui sera prise par le chirurgien en fonction de la quantité de tissus et de glandes mammaires que présente le patient.

La première, appelée mastectomie sous-cutanée ou péri-aréolaire, peut être exercée sur un patient présentant moins de tissu mammaire. Elle consiste à extraire les glandes mammaires à travers de petites incisions exercées discrètement au bas des mamelons puis refermées. Cette méthode laisse des cicatrices moins visibles, mais n’est pas possible pour tout le monde.

La seconde, la mastectomie bilatérale à incisions doubles avec greffe du mamelon, s’adresse aux patients dont la quantité de glandes et tissus mammaires est plus élevée. Cette technique consiste d’abord à retirer entièrement le mamelon, puis à ôter les tissus et les glandes par une incision sous-pectorale. Le mamelon, réduit si nécessaire, est ensuite fixé à l’emplacement naturel d’un mamelon masculin.

Conseils et soins pré et postopératoires

Comme pour toutes les chirurgies, la mastectomie a plus de chances de réussir et se guérira mieux sur un corps en santé. Pour s’y préparer, on recommande donc au patient de se mettre en forme, et de perdre du poids si nécessaire. En effet, un indice de masse corporel (IMC) élevé rend la cicatrisation plus difficile, et l’obésité augmente les risques de complications ou d’infections. Le tabagisme est également problématique et les chirurgiens demandent aux patients d’arrêter de fumer au moins 6 semaines avant l’intervention et 8 semaines après.

Après cette intervention qui dure environ 2 heures, il faut compter de 4 à 6 semaines de convalescence: le patient pourra aussi reprendre ses activités physiques de 6 à 8 semaines après l’intervention. Par contre, il faut s’attendre à ce que les tissus mettent entre 9 à 12 mois à se stabiliser. Pour plus d’informations, consultez votre chirurgien.

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Dr Harold Gillies et la première chirurgie de phalloplastie https://blog.grsmontreal.com/harold-gillies-premiere-phalloplastie/ https://blog.grsmontreal.com/harold-gillies-premiere-phalloplastie/#comments Wed, 04 Mar 2020 21:25:46 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1163 Michael Dillon est célèbre pour avoir été le premier homme trans à avoir eu recours à une phalloplastie effectuée par Dr Harold Gillies.

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Michael Dillon est célèbre pour avoir été le premier homme trans à avoir eu recours à une phalloplastie.

Dillon, qui commence la prise d’hormones en 1938, ressent au début des années 40 le besoin d’un changement radical qui, plutôt que des relations sexuelles, pourrait lui apporter sécurité et protection dans la société de l’époque; dans les toilettes, dans les douches des clubs sportifs, à l’hôpital en cas d’urgence. Pour ce faire, il choisit d’approcher le chirurgien plastique Sir Harold Gillies, qui réalisera sur lui la première phalloplastie. Lisez la suite pour en savoir plus sur ce médecin aux idéaux hors de l’ordinaire.

Parcours

Pendant la Première Guerre Mondiale, le Dr Harold Gillies opère sur des soldats mutilés. Il développe de multiples techniques de reconstruction faciale qui feront de lui un docteur proéminent de la communauté. Outre ses prouesses médicales, il développe une philosophie particulière et plutôt moderne. Il cherche à aider les blessés qu’il soigne, qui ont tendance à être rejetés par la société de l’époque et même abandonnés par leurs familles, à retrouver goût à la vie.

Après la guerre, il dirige un hôpital dans une petite localité de la campagne anglaise, à Rooksdown, où les blessés de guerre, mutilés et défigurés, réapprennent à être heureux, sans jugement. À dose de vernis à ongles bleu, de promenades en bicyclette, cours de danse, acceptation et patience, le docteur a créé un havre de paix à la philosophie étonnamment moderne. C’est là que Michael Dillon subira en tout 13 opérations qui s’étalent sur plusieurs années.

Les chirurgies trans

Dans les années 20, à Berlin Magnus Hirschfeld et ses collègues, et à Moscou Ilia Golianitskii, dans le traitement des personnes trans, avaient adopté une optique moderne de modifier le corps pour qu’il s’adapte à l’esprit, plutôt que le contraire. Ce sont eux qui expérimentent et pratiquent les premières chirurgies de changement de sexe. Le développement de cet aspect de la médecine est brutalement interrompu par la montée du nazisme.

Ce sera Sir Harold Gillies, fait chevalier de la couronne en 1930, qui reprendra le flambeau en opérant Michael Dillon. Il modifie une technique qu’il a développée pour les défigurés de guerre, qui consiste à réparer une partie plus apparente du visage en utilisant un lambeau de peau d’ailleurs sur le corps. En enroulant un tel lambeau, il performe une phalloplastie réussie sur Michael Dillon. Michael fréquentera Rooksdown pour 12 autres opérations de masculinisation et de correction. Sir Gillies opèrera aussi Roberta Cowell, la première femme trans britannique, et ces deux cas célèbres seront les deux seules opérations de réattribution sexuelle qu’il pratiquera.

Outre ses interventions médicales avancées, on se souviendra surtout de son approche d’acceptation de ses patients, défiant les moeurs de l’époque.

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La convalescence à l’Asclépiade https://blog.grsmontreal.com/convalescence-a-lasclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/convalescence-a-lasclepiade/#comments Thu, 13 Feb 2020 15:49:52 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1069 GrS Montréal vous offre une convalescence sur mesure, après votre chirurgie génitale, dans sa maison de convalescence privée appelée l’Asclépiade, un concept unique au monde.

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GrS Montréal vous offre une convalescence sur mesure, après votre chirurgie génitale, dans sa maison de convalescence privée appelée l’Asclépiade, un concept unique au monde.

C’est dans un environnement intime et chaleureux que vous pourrez vous reposer et prendre le temps de vous remettre sur pieds, avant de rentrer à la maison.

La convalescence à l’Asclépiade dure environ de sept à dix jours, tout dépendant du type de chirurgie. Comme cette maison est attenante au Centre métropolitain de chirurgie, le transfert d’un établissement à l’autre se fait aisément, de l’intérieur, le plus souvent en marchant, tout simplement.

Une fois que vous serez installé à l’Asclépiade, un horaire de soins sera établi avec vous. Le personnel est en place 7 jours sur 7, de jour comme de nuit, et disponible pour vous prêter assistance, répondre à vos questions, vos inquiétudes et prodiguer vos soins. Vos suivis médicaux avec le chirurgien sont également facilités grâce à la proximité des établissements.

Si vous avez eu une vaginoplastie avec cavité vaginale, c’est au cours de votre séjour à l’Asclépiade que le moule vaginal sera retiré ainsi que votre cathéter urinaire, si la guérison se passe comme prévu. Le personnel infirmier veillera au soin de vos plaies chirurgicales et à vos dilatations, le cas échéant. Il faut savoir que selon la chirurgie, vos soins post-opératoires demanderont plus ou moins de temps. Le personnel profitera de votre présence à l’Asclépiade pour vous enseigner comment effectuer vous-même vos soins. C’est une étape très importante qui mènera à votre guérison complète. Il vous faudra procéder à des dilatations de la cavité vaginale jusqu’à quatre fois par jour durant le premier mois. La fréquence des dilatations diminuera avec le temps mais devront tout de même être poursuivie pour le reste de votre vie. Le personnel de l’Asclépiade vous accompagnera dans la familiarisation de cette étape des plus importantes pour la réussite de votre opération.

Le processus de guérison dure environ un an. Pendant cette période, vous remarquerez d’abord des écoulements de votre plaie, peu importe la chirurgie reçue. C’est normal. Il vous faudra apprendre à nettoyer la plaie et y procéder soigneusement tous les jours. Vous remarquerez également de l’enflure. Cela aussi est normal. Elle pourrait même perdurer au-delà de six mois. Quant à la couleur de vos organes, elle peut prendre jusqu’à un an avant de se stabiliser.

Si vous avez eu recours à une phalloplastie, vous apprendrez non-seulement à soigner et à nettoyer vos plaies, mais à faire des exercices qui ont pour but de rétablir la souplesse de la peau du bras ou de la jambe sur laquelle a été prélevé un lambeau de peau.

Votre convalescence à l’Asclépiade sera aussi le moment où vous apprendrez à bien gérer la douleur. Sachez qu’elle varie énormément d’une personne à l’autre. Grâce à la présence des médecins et du personnel soignant, la médication sera ajustée en fonction du niveau de la douleur. La prise régulière de vos médicaments, l’application de glace et le repos sont les clés d’une guérison rapide et d’une cicatrisation réussie.

Sans être nécessairement complexes, les soins postopératoires que vous apprendrez à maîtriser durant votre convalescence à l’Asclépiade sont de la plus grande importance. Certains comparent même les soins du premier mois à un emploi à temps plein!

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Dr Pierre Brassard en visioconférence avec des médecins français https://blog.grsmontreal.com/dr-pierre-brassard-en-visioconference-avec-des-medecins-francais/ https://blog.grsmontreal.com/dr-pierre-brassard-en-visioconference-avec-des-medecins-francais/#comments Tue, 04 Feb 2020 20:45:27 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1011 C’est le 24 janvier 2020 que s’est tenue la première visio-conférence présentée par Dr Pierre Brassard auprès de professionnels de la santé de la France.

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C’est le 24 janvier 2020 que s’est tenue la première visio-conférence présentée par Dr Pierre Brassard auprès de professionnels de la santé de la France.

Une collaboration entre Dre Marie-Jeanne Martin (Maison Dispersée de Santé, Lille, France), le Comité d’Usagers Trans (Marie De La Chenelière) et les professionnels de GrS Montréal (Dr Pierre Brassard et Daphney Prophète, infirmière clinicienne) a permis de mettre sur pieds une présentation offerte à des professionnels et médecins de plusieurs cliniques médicales françaises. En tout, une vingtaine de participants ont joint la visioconférence parmi lesquels nous retrouvons une majorité de médecins, mais aussi des infirmières, une orthophoniste et une kinésithérapeute.

La Maison Dispersée de Santé, qui offre des soins de santé pluridisciplinaires dans la région des Hauts-de-France, travaille à l’amélioration de la santé globale de ses usagers parmi lesquels se retrouvent plusieurs personnes issues de la communauté LGBTQ+.
En direct des bureaux de GrS Montréal, la présentation d’une durée de près d’une heure trente avait pour objectif de mieux outiller les médecins et autres professionnels de la santé français aux soins postopératoires des patients ayant recouru à une chirurgie d’affirmation de genre.

Maison Dispersée de Santé
Maison Dispersée de Santé, Lille, France.

Après une brève introduction sur l’histoire de GrS Montréal et du Complexe chirurgical CMC, il a été question de la transidentité et de la dysphorie de genre. La dysphorie de genre est la souffrance liée à l’inadéquation entre l’identité de genre d’une personne et le sexe qui lui a été attribué à la naissance. La chirurgie d’affirmation de genre est l’un des traitements efficaces pour traiter la dysphorie de genre.

Deux procédures chirurgicales ont ensuite été discutées en détail, à savoir la mastectomie — ou masculinisation du torse — et la vaginoplastie, soit la création d’organes d’apparence féminine à partir des tissus existants chez les femmes trans. Les techniques chirurgicales ont été abordées, ainsi que les risques associés, les complications possibles et traitements à y apporter.

Un rapide survol des autres interventions chirurgicales pratiquées chez GrS Montréal a aussi été présenté et les professionnels français ont pu poser leurs questions directement à Dr Brassard.

L’expérience de cette première visioconférence fut si enrichissante qu’il y a déjà des discussions pour en organiser davantage dans un futur rapproché. GrS Montréal est fière de pouvoir compter sur l’expertise chirurgicale reconnue mondialement de Dr Pierre Brassard et d’en faire profiter la communauté médicale intéressée aux soins des personnes trans.

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Qu’est-ce que la métaiodoplastie? https://blog.grsmontreal.com/metaiodoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/metaiodoplastie/#comments Thu, 30 Jan 2020 15:40:24 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1000 Cet article aborde la métaiodoplastie, une chirurgie qui s'inscrit dans le processus d’affirmation du genre de femme à homme (FTM) ou non-binaire (FTX).

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Cet article aborde la métaiodoplastie, une chirurgie qui s’inscrit dans le processus d’affirmation du genre de femme à homme (FTM) ou non-binaire (FTX).

Métaiodoplastie, scrotoplastie, vaginectomie, néo-urètre, phalloplastie… Comment s’y retrouver ?

La métaiodoplastie est une alternative à la phalloplastie, cette dernière étant une chirurgie qui permet d’obtenir des organes génitaux masculins d’apparence naturelle. La métaiodoplastie, cherche plutôt à masculiniser les organes génitaux biologiques. Il existe plusieurs techniques chirurgicales.

La métaiodoplastie consiste à créer un phallus en allongeant le clitoris qui aura préalablement pris du volume par un traitement hormonal masculinisant. Cette intervention chirurgicale permet aux organes génitaux d’avoir une apparence masculine. Pour allonger le clitoris, votre chirurgien relâchera les ligaments clitoridiens (ventraux ou dorsaux selon l’anatomie unique de chacun) complètement. Même si on conserve les zones érogènes, cette intervention permet rarement des relations sexuelles avec pénétration. C’est l’intensité de l’accroissement clitoridien (hypertrophie) et la présence ou non d’un implant spécifique qui pourraient permettre les pénétrations. De plus, la métaiodoplastie ne permet habituellement au patient d’uriner debout que si la constitution d’une néo-urètre est demandée.

Il faut savoir que le patient a plusieurs options. À cette opération peut s’ajouter un néo-urètre, ce qui permettrait au patient d’uriner debout en allongeant l’urètre chirurgicalement. Le patient peut également demander une vaginectomie, ce qui veut dire que le chirurgien procédera à la fermeture de la cavité vaginale. Pour cette dernière chirurgie, il est nécessaire d’avoir préalablement eu une hystérectomie avec retrait du cervix. Pour encore plus de réalisme, on peut ensuite procéder à la scrotoplastie, c’est-à-dire à la création d’un scrotum en utilisant la peau des grandes lèvres. La scrotoplastie peut être soit bifide lorsque les implants sont insérés dans les grandes lèvres, soit être faite en 2 temps par la création d’un scrotum unique suivie de l’insertion des implants au cours d’une seconde chirurgie. Finalement, il est possible de demander une résection du Mont de Vénus. Le Mont de Vénus se situe en-haut du pubis et présente parfois un surplus de peau et de gras qui empêche de révéler à son maximum le néo-pénis. Le chirurgien peut donc procéder au retrait d’une section des tissus graisseux pour ainsi éviter qu’une partie importante du néo-phallus soit enfouie à sous un surplus de tissus mous.

Chez GrS Montréal, des chirurgiens de renom s’assurent que chaque intervention convienne aux désirs du patient et s’occupent de l’informer et de le guider à travers les différentes options chirurgicales. Ils tiendront compte de vos habitudes de vie ainsi que de vos antécédents de santé qui pourraient modifier grandement les paramètres de l’intervention chirurgicale.

La métaiodoplastie ne nécessite pas de séjour en maison de convalescence, sauf dans le cas où l’on choisit de la coupler à une vaginectomie et une scrotoplastie. Il faudra planifier de 4 à 8 semaines de repos à la maison après l’intervention selon les options chirurgicales choisies par le patient.

La métaiodoplastie reste une alternative intéressante pour les patients ne désirant pas une phalloplastie, une intervention plus complexe et plus longue. Il est important de discuter avec votre chirurgien de toutes les options qui s’offrent à vous en fonction des résultats esthétiques et fonctionnels espérés.

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La gestion de la douleur lors d’une chirurgie trans https://blog.grsmontreal.com/gestion-de-la-douleur-chirurgie-trans/ https://blog.grsmontreal.com/gestion-de-la-douleur-chirurgie-trans/#respond Mon, 20 Jan 2020 17:58:17 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=988 Une chirurgie trans est une intervention complexe qui nécessite une bonne gestion de la douleur. À quoi peut-on s'attendre en terme de douleur? Et comment la gérer?

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Une chirurgie trans est une intervention complexe qui nécessite une bonne gestion de la douleur. À quoi peut-on s’attendre en terme de douleur? Et comment la gérer?

Convalescence normale

Qu’il s’agisse d’une chirurgie au niveau des parties génitales ou du torse, il faut s’attendre à ressentir de la douleur pendant la convalescence, surtout au début. Bien sûr, chaque personne expérimentera la douleur de façon différente et les médecins vous aideront à la gérer. Outre la douleur due aux plaies, le patient peut aussi avoir mal à la gorge s’il a été intubé pendant la chirurgie.

On offre généralement aux patients un anti-inflammatoire et un analgésique. Si ce n’est pas suffisant, le chirurgien peut prescrire des analgésiques narcotiques. La douleur devrait diminuer avec le temps. S’il s’agit d’une chirurgie génitale, vous séjournerez quelques jours à la maison de convalescence Asclépiade, adjacente au Centre Métropolitain de Chirurgie, où vous pourrez compter sur des infirmières pour vous aider à gérer la douleur et apprendre à soigner vos plaies. Selon les chirurgies, la convalescence varie entre 10 jours et 8 semaines. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide quand la douleur est trop forte.

Bien guérir

Il faut toujours s’assurer de bien comprendre et de suivre les recommandations du chirurgien pour maximiser vos chances de guérison et minimiser la douleur. L’éventuelle prise d’analgésique narcotique pourrait affecter les capacités motrices et cognitives du patient.

Quel que soit la chirurgie, toutes les chirurgies comportent un risque de complications et vous pourrez discuter de vos inquiétudes avec votre chirurgien, et de suivre ses recommandations à la lettre pour donner à votre corps toutes les chances de bien guérir.

Douleur psychologique

La décision de faire une transition physique se prend généralement alors qu’un parcours psychologique parfois difficile est déjà bien entamé. Parce que les mœurs changent lentement, l’acceptation de soi-même et l’acceptation des autres peuvent être sources d’une douleur qui mérite tout autant d’être reconnue. Il ne faut pas hésiter à recourir aux services psychosociaux disponibles dans votre région ainsi qu’aux professionnels impliqués dans votre processus de transition (médecin de famille, psychologue, travailleur social, ressources communautaires, groupes d’entraide et de soutien, etc.). Dans l’éventualité où vous ressentez de la détresse psychologique pendant votre séjour à l’Asclépiade, nous pourrons vous fournir des ressources appropriées.

Pour conclure, si le processus de transition peut être douloureux, il s’agit aussi d’un moment important pendant lequel vous devrez être bien accompagné.e. Vous pourrez compter sur les professionnels de GrS Montréal pour un service attentionné et personnalisé. N’hésitez pas à leur partager vos inquiétudes.

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Les grands chirurgiens de changement de sexe https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/ https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/#comments Wed, 15 Jan 2020 18:51:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=976 L'histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu'elles croient juste.

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L’histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu’elles croient juste.

Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont difficiles à retracer, puisque ces dernières ont souvent eu lieu clandestinement, et que certaines pistes ont été brouillées pour protéger l’identité des gens concernés. L’histoire des grands chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des mœurs.

D’abord en Europe

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Dans la période de l’entre-deux-guerres, il crée l’Institut de Sexologie à Berlin, qui vise à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales. Il recueille les témoignages des personnes transgenres qu’il rencontre, travaille activement à leur acceptation, et supervise le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. Le Dr Levy-Lenz pratiquera ensuite un autre changement de sexe avec le Dr Felix Abraham, sur Dora Richter. L’Institut sera détruit par les nazis, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

Puis en Amérique du Nord

Le Dr Harry Benjamin, ami du Dr Hirschfeld est né à Berlin et fera carrière aux États-Unis. En 1949 il crée le terme Syndrome de Benjamin pour désigner le transsexualisme qu’il est le premier à définir comme « ni une perversion, ni une homosexualité ». Il est l’un des premiers à croire qu’il faut altérer le corps pour qu’il corresponde à l’identité telle que perçue, et à recommander la chirurgie ou l’hormonothérapie plutôt que la psychanalyse à ses patients transgenres. D’abord considéré comme un original par la communauté médicale, ses vues seront finalement adoptées.

Le Dr Christian Hamburger, au Danemark, deviendra célèbre au début des années 50 pour avoir pris en charge le changement de sexe de Christine Jorgensen, qu’on pourrait qualifier de première vedette transsexuelle. Son ouverture par rapport à sa dysphorie de genre tout au long des années 60 et 70 apporte beaucoup à la libération des mœurs en Amérique du Nord.

Aujourd’hui

Au Canada, Dianna Boileau est la première patiente à recourir à une chirurgie MTF. Elle reçoit d’abord de l’hormonothérapie aux États-Unis, jusqu’à ce que des groupes de recherches soient créés et qu’elle obtienne une chirurgie de changement de sexe à l’Université de Toronto en 1970. Quand elle est impliquée dans un accident de voiture en 1972, son identité sexuelle fait les manchettes.

S’il y a cent ans les personnes transgenres se faisaient opérer en secret par des chirurgiens courageux qui défiaient les lois en vigueur, aujourd’hui les chirurgies sont de plus en plus accessibles et reconnues comme l’un des traitements efficaces de la dysphorie de genre.

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L’environnement champêtre de l’Asclépiade aide à la convalescence https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/ https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/#comments Mon, 13 Jan 2020 17:42:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=944 Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

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Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

Depuis très longtemps et à travers les cultures, on attribue à la nature des propriétés de guérison. Des jardins pour malades font leur apparition pour la première fois au Moyen-Âge, dans des hôpitaux monastiques d’Europe. L’infirmière britannique Florence Nightingale, qui fut une pionnière dans les soins infirmiers modernes, a recensé les effets thérapeutiques de la nature sur l’amélioration de la guérison des patients. Selon elle, des connexions visuelles avec la nature, comme avoir des fleurs à son chevet ou percevoir la nature à travers une fenêtre, contribuent à la récupération des patients. Elle en a fait le récit dans des notes qui ont été publiées en 1860 (Notes on Nursing) .

Depuis 1970, de nombreuses études ont été effectuées sur le sujet. On sait maintenant que les arbres, les plantes et les fleurs affectent positivement le système immunitaire. On sait qu’avec la proximité de la nature au quotidien, tout le corps se porte mieux. On note moins de troubles cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, difficultés psychologiques et troubles respiratoires.

Bien sûr, rien ne vaut d’être enveloppé de nature, une promenade dans la forêt a sans conteste un effet régénérateur. Toutefois, même sans être en immersion totale, il est maintenant prouvé que le simple de fait d’avoir dans son environnement quelques arbres, quelques fleurs, des plantes à l’intérieur de la maison ou même une vue sur la nature peut apporter un effet positif sur la santé.

À la lumière de ces recherches, on peut affirmer que la maison de convalescence Asclépiade est idéalement située pour favoriser la récupération des patients. La maison est jouxtée d’un vaste jardin qui comprend plusieurs arbres matures, de nombreuses espèces de fleurs et des espaces aménagés pour la détente. Devant la maison, on peut profiter de la vue agréable de la rivière des Prairies et du parc De la Merci. Si votre condition le permet, vous pourrez arpenter les 64 000 m2 du parc De la Merci et les 28 000 m2 de l’Île Perry. Ces parcs sont plats et sillonnés de sentiers. Vous y croiserez de nombreux marcheurs, mais aussi des gens qui viennent y faire un pique-nique ou la sieste au bord de l’eau. Tout dépendant de la saison, vous y verrez peut-être aussi des oies, il semble qu’elles adorent aussi l’endroit!

Au fil des ans, de nombreux chercheurs, urbanistes, architectes paysagistes et ingénieurs se sont penchés sur les façons d’intégrer la nature aux complexes hospitaliers afin de favoriser la guérison des patients et leur bien-être. Ils tentent de recréer au mieux ce qui existe naturellement à l’Asclépiade : une demeure apaisante, entourée d’un jardin de guérison, un îlot de nature dans la ville, un endroit où il fait bon se reposer.

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Prise en charge de GrS Montréal https://blog.grsmontreal.com/prise-en-charge-de-grs-montreal/ https://blog.grsmontreal.com/prise-en-charge-de-grs-montreal/#comments Fri, 08 Nov 2019 19:45:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=565 Pour s’assurer que tout se passe au mieux pour sa clientèle, GrS Montréal met tout en œuvre pour que ses patients aient l’esprit en paix. L’idée seule d’une chirurgie importante peut suffire à éveiller l’anxiété chez le futur patient. Préparer et organiser sa propre convalescence quand on doit multiplier les déplacements et tout coordonner soi-même peut aussi accentuer les craintes.

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L’idée seule d’une chirurgie importante peut suffire à éveiller l’anxiété chez le futur patient. Préparer et organiser sa propre convalescence quand on doit multiplier les déplacements et tout coordonner soi-même peut aussi accentuer les craintes. Pour s’assurer que tout se passe au mieux pour sa clientèle, GrS Montréal met tout en œuvre pour que ses patients aient l’esprit en paix.

La seule chose que vous ayez à organiser, c’est votre transport jusqu’à Montréal. Si vous demeurez à plus de 200 kilomètres de nos installations vous bénéficierez d’une prise en charge de vos déplacements, de vos repas et de votre hébergement à Montréal. Notre objectif est d’éliminer tout souci de sorte que vous n’ayez qu’à vous concentrer sur votre bien-être, votre préparation à la chirurgie, vos soins et votre remise en forme.

Si vous bénéficiez du service de prise en charge, dès votre arrivée à l’aéroport, à la gare ou au terminus d’autobus, un service de limousine vous accueillera. Il vous suffira de repérer le chauffeur tenant un carton avec votre nom de famille. Il vous conduira chez un hôtelier partenaire, à Laval (la première banlieue au nord de Montréal), situé à quelques minutes de route du Complexe chirurgical CMC, dont fait partie Grs Montréal. Là, vous pourrez vous détendre, profiter d’un bon repas, et vous préparer à la chirurgie du lendemain.

Le jour de votre chirurgie, un service de transport fourni par GrS Montréal vous conduira à nos installations. Que votre intervention chirurgicale nécessite ou non une hospitalisation ou un séjour à notre maison de convalescence (Asclépiade), une fois que vous aurez obtenu votre congé, notre chauffeur vous raccompagnera soit à l’hotel, l’aéroport, la gare ou le terminus d’autobus.

Pourquoi proposer cette formule tout inclus? Nous savons qu’une chirurgie aussi importante qu’un changement de sexe est une source de stress chez un patient. Dans la plupart des cliniques de par le monde, les patients organisent eux mêmes tous leurs déplacements et se rendent par leurs propres moyens dans un hôtel pour y vivre leur convalescence. Ces hôtels ne sont pas forcément adaptés à leur condition médicale et impliquent de nouveaux déplacements pour les suivis médicaux. Ces déplacements et cette organisation sont des éléments qui ajoutent au stress de la chirurgie.

Ce que nous voulons, avec la formule tout inclus de GrS Montréal, c’est vous faire vivre plus qu’une chirurgie : nous souhaitons vous faire vivre une expérience à part entière. Nous faisons de notre mieux pour rendre ce grand moment un moment inoubliable. Nous plaçons la barre bien haute pour nous assurer que vous vous sentirez bien, que vous vivrez une réelle paix d’esprit et que vous pourrez profiter de ce séjour pour vous concentrer sur ce qu’il y a d’important : votre guérison.

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Qu’est-ce que la WPATH? https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-wpath/ https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-wpath/#respond Fri, 08 Nov 2019 19:24:28 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=555 La World Professional Association For Transgender Health est un regroupement mondial de professionnels qui oeuvrent auprès des personnes trans et non-binaires.

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La World Professional Association For Transgender Health est un regroupement mondial de professionnels qui oeuvrent auprès des personnes trans et non binaires.

Pourquoi la WPATH est si importante dans le développement des soins de santé des trans?

Si on entend de plus en plus parler de changements de sexe, ce n’est certainement pas parce qu’il s’agit d’un signe des temps ou d’une mode passagère. Le souhait de subir une chirurgie de réassignation sexuelle est toujours le fruit d’une longue réflexion qui, le plus souvent, n’est pas de tout repos.

Cette importante décision n’est évidemment jamais prise à la légère. Au-delà des répercussions qu’une telle chirurgie aura dans la vie de la personne visée et de son entourage, on souhaite bien sûr que cette opération soit une réussite complète. Mieux encore, on veut que les personnes qui passent sous le bistouri puissent enfin évoluer de la meilleure façon qui soit et vivre «leur» vie.

L’importance du WPATH

Même si les temps ont bien changé depuis le moment où les premières opérations visant à changer le sexe étaient pratiquées, les personnes ayant eu recours à une chirurgie de réassignation sexuelle sont encore bien souvent stigmatisées. Leur réalité, encore incomprise d’une grande partie de la population, se vit souvent au sein de cercles fermés. Le soutien et les informations pertinentes proviennent le plus souvent d’organismes spécialisés dans le domaine.

À cet égard, l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres s’inscrit comme une association professionnelle consacrée à la compréhension et au traitement de la dysphorie de genre.

Fondée par le psychologue Paul Allen Walker, en 1979, cette association (qui portait le nom de Harry Benjamin International Gender Dysphoria Association à l’époque) a essentiellement comme mandat de promouvoir les soins, l’éducation, la recherche, le plaidoyer, les politiques publiques et le respect, le tout, fondés sur des données probantes en matière de santé des personnes transgenres.

«L’une des principales missions de la WPATH est de promouvoir les points forts des Standards de soins (SDS). Les SDS sont basés sur les données scientifiques disponibles à ce jour et les consensus d’experts.
Si la plupart des recherches et expériences de ce champ ont une origine nord-américaine et européenne, des adaptations des SDS à d’autres parties du monde sont nécessaires. […] Le but général des SDS est de proposer des directives cliniques aux professionnels de santé pour accompagner les personnes transsexuelles, transgenres et de genre non-conforme avec des dispositifs adaptés et efficaces, afin que ces personnes puissent trouver un confort personnel avec leur «moi genré», ceci dans un but d’optimiser leur état de santé général, leur bien-être psychologique et leur épanouissement personnel. Cette aide peut consister en soins primaires, gynécologiques et urologiques, des options de reproduction, des thérapies de la voix et de la communication, des services de santé mentale (évaluation, conseil, psychothérapie), et des traitements hormonaux et chirurgicaux»

Source : WPATH Standards de soins, version 7.

De toute évidence, l’apport d’un tel organisme joue un rôle prépondérant et permet d’outiller et de soutenir non seulement les personnes désireuses de subir une opération, mais aussi de démystifier de nombreux aspects de la transidentité.

«Au Centre métropolitain de chirurgie (CMC) de Montréal, la seule clinique spécialisée en chirurgie de réassignation de sexe au Canada, près de 500 personnes ont eu recours au bistouri l’an dernier seulement, et plus de 8300 depuis la création de la clinique en 1990. Au cours des cinq dernières années, pas moins de 1888 femmes trans s’y sont présentées pour transformer leur sexe en un organe pleinement féminin, et 264 hommes trans pour obtenir un sexe masculin»

Source: Le Devoir dans un texte daté du 23 mars 2019.

Est-ce à dire que les mentalités commenceraient réellement à changer? Quoi qu’il en soit, même si c’est le timide début d’une évolution, la WPATH aura grandement contribué à celle-ci.

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Qu’est-ce que la phalloplastie? https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-phalloplastie/ https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-phalloplastie/#comments Fri, 08 Nov 2019 16:25:22 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=795 La phalloplastie est une intervention chirurgicale majeure qui vise à construire ou reconstruire un phallus. Elle est parfois indiquée pour rectifier une malformation ou dans le cas d'un micro-pénis, mais plus souvent pour les hommes trans.

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La phalloplastie est une intervention chirurgicale majeure qui vise à construire ou reconstruire un phallus. Elle est parfois indiquée pour rectifier une malformation ou dans le cas d’un micro-pénis, mais plus souvent pour les hommes trans.

Réalisée clandestinement pour la première fois en 1946 sur Michael Dillon (un homme au parcours impressionnant), la science a fait bien du chemin depuis; mais qu’en est-il exactement?

La phalloplastie : qu’est-ce que c’est?

La phalloplastie vise à créer phallus, scrotum et gland. La procédure est complexe : elle se déroule généralement en 3 opérations étalées sur 1 ou 2 ans. À la fin, le patient devrait pouvoir uriner debout, avoir des relations sexuelles avec pénétrations ainsi que des orgasmes. La phalloplastie consiste à créer des organes génitaux mâles fonctionnels et esthétiques.

La phalloplastie : la chirurgie

À la clinique GrS Montréal, spécialisée en soins trans, la méthode choisie consiste tout d’abord à prélever un lambeau de peau sur l’avant-bras. On remplace ce lambeau de peau par une greffe plus mince qu’on préleve sur la cuisse. Cette technique est celle du lambeau libre de l’avant-bras ou « Radial forearm free-flap » (RFF) en anglais. Ce choix permet un pénis à l’aspect plus réaliste, et plus sensible au toucher, grâce à la peau fine et aux terminaisons nerveuses présentes dans l’avant-bras. D’autres techniques pourraient être envisagées dans le cas où celle-ci ne peut être retenue.

Ainsi, la peau prélevée servira à créer le phallus. On construit ensuite le gland, et l’urètre est allongée pour que le patient puisse uriner debout après la seconde procédure chirurgicale. Le scrotum est créé à partir des grandes lèvres, et la cavité vaginale est refermée. On crée un enfouissement du clitoris à la base du phallus et on connecte les terminaisons nerveuses, ce qui permet un organe sensible et pourvu de zones érogènes.

Lors de la deuxième chirurgie, les deux extrémités de l’urètre seront connectées ensemble et le patient pourra dès lors uriner debout.

Une troisième interventions chirurgicales servira à l’insertion d’implants testiculaires, qui donnent leur forme aux testicules, et d’un implant pénien, qui permet l’érection. Ces interventions concluront la masculinisation des organes génitaux.

La phalloplastie: comment s’y préparer?

Le patient doit s’assurer de remplir plusieurs conditions avant d’accéder à une phalloplastie. GrS Montréal suit les recommandations émises par la WPATH.

Au moins six mois au préalable, le patient doit recevoir une hystérectomie. S’il fume la cigarette, le patient doit arrêter complètement au moins six mois avant l’opération, puisque la nicotine nuit à la cicatrisation. Il doit aussi s’assurer d’épiler complètement et de façon permanente (par exemple au laser) la région où la peau sera prélevée sur le bras.

De façon générale, les patients qui prennent soin de leur santé récupèrent mieux de ces interventions majeures.

En conclusion

Les plus récentes études montrent que 95% des patients sont satisfaits de leur phalloplastie. On recommande de bien se renseigner avant d’entamer le processus, étant donné la complexité de la procédure. En Amérique du Nord, la clinique GrS Montréal est à la fine pointe des avancées chirurgicales en ce qui concerne la phalloplastie.

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Maison de Convalescence Asclépiade https://blog.grsmontreal.com/maison-de-convalescence-asclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/maison-de-convalescence-asclepiade/#comments Fri, 08 Nov 2019 16:04:21 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=789 L’Asclépiade est une maison de convalescence, où vous pourrez vous reposer après une chirurgie génitale comme la vaginoplastie, la phalloplastie ou la métaiodoplastie.

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L’Asclépiade est une maison de convalescence, où vous pourrez vous reposer après une chirurgie génitale comme la vaginoplastie, la phalloplastie ou la métaiodoplastie.

À la croisée des chemins entre un hôpital et une maison privée, l’endroit vous permet d’y recevoir des soins pour favoriser votre guérison, dans un environnement à la fois chaleureux et spécialisé. Grâce à la présence du personnel infirmier, en fonction 24 heures sur 24, et aux bienfaits de la formule tout inclus, vous pourrez vous concentrer sur ce qui est important : vous.

L’Asclépiade est aménagée dans une maison historique de Montréal, construite autour des années 1910, dans le décor enchanteur de la Rivière des Prairies et du Parc de la Merci. Si les années ont laissé intactes la façade de la maison et son charme d’antan, l’intérieur est un mélange de boiseries anciennes et de matériaux plus récents. L’ambiance y est feutrée et intime, les couloirs sont lumineux et peints de blanc. Les chambres offrent une luminosité variable, selon l’orientation. Chacune a une fenêtre, un lit électrique ajustable, un meuble de rangement, une lampe de lecture et un téléviseur. En tout, quinze lits permettent d’y accueillir les patients, qui y séjourneront en moyenne de 7 à 10 jours, selon le type de chirurgie. La plupart des chambres sont privées, hormis deux qui sont plus spacieuses et comportent deux lits. L’intimité de chaque patient y est toutefois préservée grâce à la présence de rideaux, que l’on peut tirer entre les lits.

Sur place, le personnel infirmier agit comme partenaire de votre guérison, dans un environnement qui respecte votre intimité : aucune visite intempestive dans votre chambre, comme on le voit si souvent dans les hôpitaux. Un horaire de soins sera établi avec vous et le personnel veillera aussi à vous enseigner comment effectuer vous-même ces soins, afin que vous soyez prêt et autonome lorsque le moment sera venu de rentrer à la maison. L’Asclépiade comporte une salle d’examen médical complète pour vous y recevoir sans que vous n’ayez à quitter la maison de convalescence.

Entre les soins, que peut-on y faire? D’abord, on déguste de bons repas, qui se rapprochent plus de la cuisine du bistrot que de celle d’un hôpital : aiglefin meunière, bœuf du Bengale, cuisse de poulet BBQ en sont des exemples. Cela n’exclut toutefois pas la possibilité d’un sandwich de temps à autres. Les repas peuvent être pris dans la salle à manger commune ou dans votre chambre. Un des éléments qui marquent le passage des gens à L’Asclépiade, c’est l’esprit communautaire qui l’anime. Cette ambiance est certainement favorisée par la présence d’un salon, avec de gros fauteuils, parfaits pour la lecture ou la discussion, ainsi qu’un espace café, où vous pourrez notamment voir une carte qui illustre la provenance de la clientèle : on y vient de partout à travers le monde! Pas étonnant, puisque GrS Montréal est le seul centre médical au monde à avoir sa propre maison de convalescence!

Si le temps est clément, vous pourrez aussi profiter de la magnifique cour et vous détendre sur la terrasse aménagée à l’ombre d’un marronnier, où s’entremêlent les odeurs d’hémérocalles, d’hostas, d’hydrangées et des quelques conifères qui parsèment le terrain. Ainsi, tel le poète grec Asclépiade de Samos, peut-être vous laisserez vous aller à composer quelques vers?

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