Actualités LGBTQ+ Social et Culturel

Dwyane Wade montre l’exemple aux parents d’enfants trans

Zaya Wade

Aux États-Unis, où la transphobie est prévalente, où les crimes haineux ont augmenté de façon significative depuis l’élection de 2016, où 80% des meurtres de personnes trans visent des personnes de couleur, le message d’une figure bien-aimée comme Dwyane est fort.


Dwyane Tyrone Wade Jr. est un ancien joueur de basketball de la NBA. Pendant ses 16 ans de carrière, il a joué principalement avec les Miami Heat, qu’il a amené quatre fois jusqu’à la finale des tournois de la NBA, en plus des médailles d’or aux Olympiques qu’il a remporté. Il a atteint le titre de joueur All-Star treize fois. Il est aussi connu pour ses activités philanthropiques, et pour être très croyant – ayant choisi le numéro de jersey 3 pour la Trinité.

Une figure du panorama américain comme ils savent si bien les faire : un athlète admirable, très religieux, défenseur de la communauté noire, de l’éducation, et de la culture. Il semble qu’il coche toutes les cases pour en faire une icône de la société américaine conservatrice, qui se raccroche comme elle peut à une image de la masculinité stéréotypée au possible.

Cependant, ce n’est pas toute l’histoire. La fille de Dwyane, Zaya Wade, est née Zion. Récemment, le basketeur expliquait à Good Morning America que Zaya sait qu’elle est une fille depuis qu’elle a 3 ans. Dwyane Wade a pris le parti de la soutenir tout en la laissant le guider, lui et leur famille, dans cette expérience. Étant une figure publique, son acceptation inconditionnelle de sa fille –qu’il a accompagnée lors de son début officiel sur le tapis rouge d’un grand évènement de la communauté LGBTQ+ noire—est le genre discours qui a une chance de changer les esprits.

De son propre aveu, de par les milieux dans lesquels il se trouvait, Dwyane a participé à des discours homophobes et transphobes, notamment dans les vestiaires de sport. « [Moi-même] j’ai pris part à la conversation qui utilise les mauvaises phrases et les mauvais mots », admet-il. Aux États-Unis, où la transphobie est prévalente, où les crimes haineux ont augmenté de façon significative depuis l’élection de 2016, où 80% des meurtres de personnes trans visent des personnes de couleur, le message d’une figure bien-aimée comme Dwyane est fort. Il dit ce qui devrait déjà pouvoir être un acquis, mais ne l’est malheureusement pas encore assez souvent : « Nous voulons nous informer le plus possible pour pouvoir donner à notre fille l’occasion d’être la meilleure version d’elle-même », confie-t-il à Ellen Degeneres, devant des milliers de téléspectateurs.

On imagine bien, d’une part, que le public de quelqu’un comme Dwyane se compose principalement de gens qui s’accrochent aux valeurs traditionnelles. On espère, d’autre part, qu’ils entendront le message d’amour que méritent tous les membres de la communauté LGBTQ+.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *