Divers Social et Culturel

Consentement 101

Consentement

Bien que le consentement soit un concept important dans tous les aspects de notre vie, le consentement est essentiel lorsqu’il s’agit de relations amoureuses et sexuelles.

Alex Simon

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Le consentement est un accord pour participer à des activités sexuelles. Vous et votre (vos) partenaire(s) devez être à l’aise, disposé·es, enthousiastes et libres de participer à une activité donnée. Le consentement librement communiqué permet de respecter les limites de chacun·e. Cela signifie notamment que le consentement ne peut être donné si la personne est contrainte ou menacée. Planned Parenthood utilise l’acronyme FRIES : Franchement/Librement donné, Réversible, Informé, Enthousiaste et Spécifique.

Une personne doit être dans un état où elle est effectivement capable de consentir, que ce soit de façon verbale ou non. Cela signifie que si vous êtes mineur·e, en état d’ébriété, inconscient·e ou autrement incapable de donner votre permission pour une activité, il n’y a pas de consentement. Un autre contexte où le consentement ne peut pas être donné librement est celui où il existe une dynamique de pouvoir entre les personnes concernées, comme par exemple un·e patron·ne avec son employé·e, un·e enseignant·e avec un·e élève, etc. D’autres exemples de violation du consentement incluent le refus de reconnaître un « non » ou celui de supposer qu’une personne porte certains vêtements pour une invitation à avoir des relations.

Le consentement peut être retiré à tout moment, même si vous avez dit « oui » plus tôt. Le retrait du consentement peut se faire par des mots (« non », « arrête », etc.) Dire ou avoir dit « oui » dans le passé à une certaine activité sexuelle n’implique pas que vous ou votre partenaire consentiez toujours à cette activité. Si vous ou votre partenaire hésitez ou n’êtes plus à l’aise de continuer, l’activité doit cesser immédiatement. Les réactions corporelles comme d’avoir une érection ou être lubrifié·e, ne consistent en rien à un consentement car ces mécanismes sont involontaires.

Si un type d’activité sexuelle, y compris les baisers, le sexe oral ou les rapports sexuels, est imposé à quelqu’un, il s’agit d’une agression sexuelle et d’un crime. Il est important de se rappeler que si vous avez été agressé·e, à tout âge et en toutes circonstances, ce n’est pas votre faute. Il existe des ressources pour vous aider psychologiquement et émotionnellement, ainsi que des ressources juridiques si vous décidez de porter plainte contre le ou les agresseur·es.


Ressources (pour le Québec)

CAVAC: Centre d’aide aux victimes d’actes criminels; varie par région (Montréal: 514-277-9860).
CALACS: Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel; varie par région.
CVASM: Ligne-ressource provinciale + Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal, 1 888 933-9007 ou Montréal: 514-933-9007.
Pour de l’assistance immédiat appelez 911, ou pour déposer une plainte visitez le poste de police de votre quartier.

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