MTF – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com Blogue de GrS Montréal Mon, 25 Oct 2021 17:15:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://blog.grsmontreal.com/wp-content/uploads/2019/09/45218_PASTILLE_CMC_GRS_Montreal_CMYK.png MTF – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com 32 32 Comment je me suis préparée mentalement à ma chirurgie génitale https://blog.grsmontreal.com/preparation-mentale-chirurgie/ https://blog.grsmontreal.com/preparation-mentale-chirurgie/#respond Fri, 01 Oct 2021 18:12:33 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1909 Depuis ma chirurgie génitale, et plus d'un an et demi après l'opération, j'ai aujourd'hui une excellente relation avec ma néo-vulve.

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Depuis ma chirurgie génitale, et plus d’un an et demi après l’opération, j’ai aujourd’hui une excellente relation avec ma néo-vulve.
Franches
Franches

Franches est une ancienne patiente de GrS Montréal et de Dr Pierre Brassard. Elle est une ardente défenseuse de l’autonomisation par la connaissance et l’expérimentation. Franches est également l’autrice et l’éditrice de HolaSoyYo.com («Bonjour, c’est moi» en espagnol), un blogue où elle partage ses expériences et ses réflexions sur le changement de l’expression de genre.


Récemment, une amie proche m’a demandé comment je réussissais à avoir une relation saine avec mes nouveaux organes génitaux. Elle envisageait une chirurgie de reconstruction génitale, mais elle hésitait, d’où sa question. Elle avait entendu de quelques amies qu’il leur avait fallu jusqu’à 2 ans pour être en harmonie avec leur anatomie post-opératoire. Ce décalage par rapport à ses amies pour se sentir à l’aise avec leurs résultats la rendait incertaine.

Après avoir bien réfléchi à sa question, j’ai eu une réponse. Je suis certaine d’avoir une bonne relation avec ma néo-vulve (j’ai eu une vaginoplastie sans cavité aussi appelée vulvoplastie) en raison de ma préparation avant l’opération.

Quand je dis « préparation avant l’opération », je ne veux pas dire faire ma valise avec tout ce dont j’avais besoin pour le voyage. Je veux dire tout ce qui m’a amenée à envisager la chirurgie et à vivre avec moi-même par la suite. Avec le recul, je peux diviser cette préparation en 3 étapes principales. Elles sont pour la plupart séquentielles, mais pas forcément. Un élément cohérent au cours de ces étapes consistait à m’assurer que j’aurais réponse à toutes mes interrogations sur le processus.

Quand on m’a proposé d’écrire cet article, mon premier brouillon comptait plus de 7 000 mots ! Comme vous pouvez l’imaginer, ce serait trop long pour un seul article. J’ai décidé de réécrire cette version plus condensée. Ensuite, j’ai divisé mon long brouillon d’origine en 3 parties distinctes et je les ai liées à partir d’ici. Si vous voulez en savoir davantage, à la fin de chaque section de cet article, vous trouverez un lien vers la version plus détaillée qui se trouve sur mon blogue personnel.

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Première étape : abandonner mes anciennes façons de penser
D’où je venais

Commençons par le début, un bon moment avant même que je commence à envisager sérieusement la chirurgie. Toute ma vie, j’ai cru que changer mon expression de genre n’était pas envisageable pour moi. Malgré cela, je me suis toujours demandé ce que ce serait de grandir et de vivre dans un corps de fille. Retournons en 2015 quand j’ai commencé le traitement hormonal substitutif (THS ou HRT) et changé ma présentation de genre. À cette époque, je n’étais tout simplement pas intéressée par la chirurgie génitale. J’ai toujours gardé ce point de vue, même après ma transition sociale complète, après avoir eu recours à une chirurgie de féminisation faciale (FFS) et après mon augmentation mammaire.

C’est en 2017, alors que je me préparais pour ma chirurgie mammaire, que j’ai commencé à penser à une vulvoplastie ou peut-être à une vaginoplastie. Pourtant, chaque fois que je pensais à la chirurgie génitale, quelque chose dans mon esprit me faisait douter. J’avais l’impression d’avoir beaucoup de questions, mais je ne savais même pas si je voulais savoir quelles étaient ces questions.

 

Quelle serait la vie après la chirurgie?

Je ne pouvais manifestement pas visualiser comment ma vie allait changer après la chirurgie. Ce fut l’un des premiers blocages mentaux qui m’empêchaient d’envisager une intervention chirurgicale. Bien sûr, certains changements me tenaient à cœur, comme de ne plus avoir à cacher mes organes génitaux (tucking), mais il y en avait d’autres qui me faisaient hésiter.

Une première question à laquelle je devais répondre était si j’allais être capable de faire pipi assise pour le reste de ma vie. Wow! En l’écrivant, je réalise à quel point la question était simpliste, mais ce n’était pas le cas à l’époque. Même si je faisais déjà pipi assise depuis plusieurs années, je ne le faisais pas toujours. J’urinais debout si je trouvais l’endroit trop malpropre.

Pour obtenir la réponse à cette question, je me suis forcée à uriner assise ou accroupie pendant environ un an. Je l’ai fait chaque fois, sans exception. Bien sûr, c’était possible, comme 50% de la population l’a fait toute sa vie, mais je devais en faire l’expérience par moi-même.

Je me suis aussi demandé comment ma vie sexuelle (déjà limitée) pouvait changer. Pour cette question, j’étais rassurée même sans avoir obtenu une réponse très précise avant la chirurgie. Lors de ma discussion préalable avec le Dr Brassard, il m’a expliqué la procédure opératoire et comment le gland serait très probablement encore érogène. En fin de compte, j’étais satisfaite de comprendre les risques et possibilités même si une part d’inconnu demeurait.

 

Repenser ma relation avec mes organes génitaux

Ici, je deviens vraiment plus intime, mais je pense qu’il est important de s’ouvrir. Bien que je ne m’attende pas à ce que tout le monde partage mon point de vue, je sais qu’il touchera au moins quelques personnes. Au moins, cette ouverture sur le sujet permet d’expliquer un problème majeur que j’ai surmonté avant d’envisager cette intervention chirurgicale.

Je vois clairement maintenant qu’il s’agissait de mon blocage mental le plus important, mais je n’en étais même pas consciente. Comme mentionné ci-dessus, la majeure partie de ma vie, je n’ai jamais pensé que je changerais mon expression de genre. Cela tenait en partie au fait que j’étais satisfaite de mon corps et de mes organes génitaux avec lesquels je suis née. Cela ne m’a jamais causé de dysphorie ou de malaise. À la limite, j’étais assez à l’aise avec mon corps pour en tirer du plaisir. C’est peut-être pour cette raison que j’ai pris tout ce temps pour envisager une vulvoplastie.

 

Creuser profondément

Chaque fois que je pensais à la vulvoplastie, je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. J’ai donc creusé profondément pour comprendre mon malaise. Après beaucoup d’introspection, j’ai découvert que je permettais à mon pénis de me définir. C’était une percée parce que je pouvais enfin voir quelle était ma principale barrière mentale. Cela en dit long sur la façon dont l’environnement patriarcal dans lequel j’ai grandi m’a affectée.

Il y avait un bras de fer dans mon esprit. Je voulais envisager la chirurgie, mais comment pourrais-je même penser à me débarrasser de ce qui me défini. Encore une fois, en creusant encore plus profondément, je me suis demandé pourquoi je pensais que mes organes génitaux me définissaient. Dès que la question fut posée, la réponse est apparue : ce n’était clairement pas le cas.

Ma relation avec mon pénis est passée d’un élément qui me définissait à quelque chose qui n’ajoutait pas beaucoup de valeur. J’ai compris qu’après avoir vécu à temps plein dans le genre congruant, un changement s’était opéré. À partir de ce moment-là, j’ai pu sérieusement envisager avoir recours une chirurgie de reconstruction génitale. Si ce changement d’état d’esprit ne s’était pas produit, j’aurais certainement eu du mal à développer une relation saine avec ma physionomie postopératoire. Vous pouvez lire plus de détails sur d’autres barrières mentales que j’ai eues et comment j’ose envisager la chirurgie sur HolaSoyYo.com.

 

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Deuxième étape : la sérénité par la connaissance (pré-op)

Une fois que j’ai eu des réponses à mes principales interrogations, il était temps que j’entre dans les détails. Je voulais en savoir le plus possible sur la procédure chirurgicale. Ce faisant, je pouvais mieux comprendre à quoi m’attendre sur le plan esthétique et sur la convalescence. C’est seulement à ce moment que j’ai senti que je serais en mesure de prendre la décision d’aller ou non de l’avant. En fin de parcours, tout ce que j’ai appris m’a aidée à développer une relation saine avec les résultats obtenus et m’a permis de comprendre intimement ce qui a été fait et quel est l’impact sur ma vie au quotidien.

 

Penser aux chirurgiens

Au moment de chercher des chirurgiens et des centres chirurgicaux, la chance était de mon côté. Mon assurance médicale couvrait la chirurgie à GrS Montréal.

Cependant, le coût ou la couverture d’assurance n’était pas le seul ou le principal facteur considéré. L’esthétisme des résultats attendus, ma capacité à avoir une communication simple avec la clinique et son expertise étaient les autres points importants que j’ai considérés. L’idée était d’être rassurée sur tous ces éléments pour me sentir à l’aise avec la chirurgie, et plus important encore, avec moi-même.

La coordonnatrice des patients de GrS Montréal m’a aidée à organiser une consultation avec Dr Brassard. Quelques semaines avant mon opération, j’ai pu parler par téléphone avec Dr Brassard. À ce moment, il a répondu à ma longue liste de questions. Cela m’a également donné un petit aperçu de la personnalité et de la philosophie du chirurgien. De plus, le fait de savoir qu’il pratique des centaines de chirurgies génitales par an, aussi bien masculines que féminines, a ajouté à ma confiance en lui.

 

Bien comprendre la procédure

Comme mentionné à quelques reprises, je n’ai décidé de me faire opérer que lorsque j’ai bien compris la procédure, les risques et les protocoles de convalescence. J’ai passé d’innombrables heures à lire et à découvrir les différentes options de chirurgies génitales féminisantes. Personnellement, je préfère obtenir des faits médicaux plutôt que des témoignages personnels d’autres patients.tes. Les informations anecdotiques sont toujours colorées par le locuteur alors que la documentation médicale est souvent basée sur des années d’observations cliniques impartiales.

J’ai basé ma compréhension de la procédure principalement sur la trousse d’informations que GrS Montréal envoie à ses patients.tes. De plus, la lecture des procédures sur les sites Web de plusieurs chirurgiens/centres chirurgicaux m’a aidé à bien saisir les concepts. La trousse d’informations de GrS Montréal contenait des détails inestimables sur les préparations préopératoires, la procédure elle-même et les protocoles de suivi.

Je conseille fortement à toute personne envisageant une chirurgie génitale de lire la documentation officielle. Les parties A, B et les soins postopératoires (partie C) de la trousse d’informations pour les patients de GrS Montréal sont disponibles sur le site Web. Regardez les liens au bas des pages des chirurgies qui vous intéressent.

Je me suis aussi beaucoup appuyée sur mes échanges avec les psychologues lors de chacune de mes deux évaluations. Avant de décider d’avoir recours à une intervention chirurgicale, j’ai suivi le processus d’évaluation surtout pour obtenir des informations médicales, pas seulement pour obtenir une approbation. Je pense que cela m’a apporté une certaine clarté, car lors des évaluations, je ne me précipitais pas « pour être acceptée ». Mon intérêt était plutôt d’en apprendre autant que possible et ensuite de prendre une décision éclairée.

 

Reconnaître et accepter les risques

Si comprendre la procédure et le rétablissement était important, reconnaître les risques possibles était primordial pour ma tranquillité d’esprit. Ma première occasion d’interroger une personne qualifiée sur les risques a été pendant le processus d’évaluation préopératoire. J’ai pu finaliser ma prise d’informations sur les risques et complications possibles lors de ma consultation téléphonique avec Dr Brassard.

En lisant la trousse d’informations de GrS Montréal et les sites Web de plusieurs chirurgiens, j’ai eu une perspective assez claire sur les risques et le suivi postopératoire. J’ai également rencontré une infirmière dans une clinique spécialisée de ma région avant la chirurgie. Le fait de discuter avec elle, ainsi que mes conversations avec le chirurgien et les psychologues, en plus de mes lectures préalables, m’ont permis de comprendre et d’accepter les risques.

Je souhaite que vous soyez au courant des risques et complications les plus courants des vaginoplasties (avec ou sans cavité / vulvoplastie). Je vous suggère de vous familiariser avec ceux-ci (liste non exhaustive) si vous ou une connaissance envisagez une intervention de vaginoplastie ou de vulvoplastie :

  • Infection/abcès
  • Hypergranulation
  • Infection urinaire
  • Fistule recto vaginale (ne s’applique pas aux vulvoplasties)
  • Prolapsus du néo-vagin (ne s’applique pas aux vulvoplasties)
  • Croissance des poils à l’intérieur du néo-vagin (ou à l’intérieur du vestibule dans le cas d’une vulvoplastie)
  • Perte de sensations et incapacité à atteindre l’orgasme

Téléchargez les fiches récapitulatives sur les chirurgies de transition de Rainbow Health Ontario et recherchez la fiche Vaginoplastie pour obtenir des informations cliniques concises.

Vous trouverez plus de détails sur la façon dont j’ai acquis des connaissances et pris la décision de me faire opérer sur mon blogue. Bon nombre de ces détails se rapportent à la documentation de planification pré et postopératoire fournie par GrS Montréal ainsi qu’à d’autres sources d’informations factuelles.

 

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Troisième étape : Confiance en la convalescence (postopératoire)

À mon avis, la convalescence est le Saint-Graal du processus chirurgical. La chirurgie n’est qu’un point dans le temps; un traumatisme contrôlé méthodique et rapide. Ensuite, la convalescence débute. Toutes mes réflexions antérieures concernant mes organes génitaux, l’apprentissage, le questionnement et la compréhension visaient à me préparer au rétablissement et à la vie d’après. Les premières semaines et mois postopératoires sont cruciaux. De mes chirurgies passées, j’ai appris que plus on peut obtenir de soutien au début du rétablissement, plus simple et facile ce sera pour la suite.

En passant par mon processus psychologique qui m’a permis d’envisager la chirurgie, et me documentant autant que possible, j’ai pu améliorer ma confiance face à ma décision. Suivre cette ligne de pensée a contribué à une relation saine et naturelle avec ma néo-vulve avant même mon voyage pour Montréal. À mesure que mon rétablissement progressait, ma satisfaction et ma confiance envers les résultats se développaient positivement.

 

Ne pas s’embêter avec des choses hors de mon contrôle

Êtes-vous satisfaite de vos résultats? À quel point est-ce que c’est douloureux? Comment est le sexe? À quoi ça ressemble? Comment se sent-on? Ce sont des exemples de questions que les gens se font poser après une opération. Au début, j’avais des questions semblables, mais j’ai réalisé que les réponses n’avaient pas tellement d’importance puisqu’il n’y avait aucun moyen d’y répondre de manière générale. Une personne peut vous donner son point de vue, mais créer une attente personnelle basée sur le récit subjectif d’un autre individu, à mon avis, n’est pas une bonne idée. Un exemple très simple : si vous me demandez si je suis satisfaite de mes résultats, la réponse est oui. Bien que cette réponse ne devrait avoir aucun sens pour vous, à moins que vous ne sachiez quelles étaient mes attentes.

Lorsqu’il s’agissait de variables hors de mon contrôle, je ne passais pas beaucoup de temps à y réfléchir avant d’y être confrontée. Par exemple : je savais que je serais inconfortable et très probablement en douleurs durant les premiers jours. Combien de temps? La seule façon de savoir était de passer par la convalescence et de constater à quel point j’aurais mal. Je me suis préparée en m’attendant à l’expérience la plus douloureuse de tous les temps, même si c’était peu probable. Au lieu d’angoisser avant la chirurgie, j’allais faire face à la douleur une fois la vulvoplastie complétée.

 

Mon expérience chirurgicale passée comme référence

Pendant que je me préparais pour cette chirurgie, je me suis rappelé mes expériences chirurgicales passées et j’ai noté les similitudes. Bien qu’il existe des différences énormes entre les types de chirurgies, il y a beaucoup de choses qui sont semblables.

Lors de mes chirurgies antérieures, j’ai toujours entretenu des relations positives avec les chirurgiens et le personnel infirmier. Mes expériences de convalescence étaient assez similaires, peu importe les chirurgies. La façon dont j’ai géré la douleur et ma réaction à l’anesthésie étaient aussi comparables. Sur la base de tous ces éléments communs, je pouvais me faire une idée de ce que j’expérimenterais pour ma vulvoplastie à Montréal.

 

L’Asclépiade

Le séjour à Montréal comprend un certain nombre de nuits à la Maison de convalescence Asclépiade avant votre retour à la maison. Ce séjour à l’Asclépiade a rendu les premiers moments postopératoires beaucoup plus agréables et simples. Imaginez le réconfort d’être dans un foyer avec d’autres patientes trans qui ont subi une reconstruction génitale comme vous. Ajoutez ensuite la présence continuelle d’infirmières spécialement formées pour répondre à vos besoins (hébergement, gestion des médicaments, soins des plaies, enseignement, etc.). Comparez ensuite cette offre à une convalescence à la maison, à l’hôpital ou dans une chambre d’hôtel et vous comprendrez la différence majeure dans l’accompagnement postopératoire chez GrS Montréal.

Avec mon expérience positive à l’Asclépiade, il était rassurant de savoir que si j’avais une complication à mon retour, je recevrais l’aide nécessaire. Et cette tranquillité d’esprit a également renforcé ma confiance dans ma relation avec mes résultats chirurgicaux.

 

Récupération à la maison

J’ai tout mis en œuvre pour rendre mon vol de retour aussi confortable que possible. En général, le vol après l’intervention chirurgicale peut être difficile, en particulier sur de longs trajets lorsque la zone opérée rend la position assise inconfortable ou douloureuse.

De plus, j’avais prévu un rendez-vous avec une infirmière de la clinique spécialisée quelques jours après mon retour. L’infirmière surveillerait mon rétablissement et mes soins après mon retour à la maison. Donc, avant même de partir pour Montréal, je ressentais déjà une certaine sécurité de savoir que quelqu’un pouvait s’occuper de moi à mon retour. En passant, c’est la même infirmière qui m’avait donné quelques excellents conseils des semaines avant de prendre l’avion vers Montréal pour la chirurgie.

Vous pouvez trouver plus de détails sur la façon dont je me suis préparée pour la récupération sur HolaSoyYo.com et même sur la façon avec laquelle j’ai composé avec un problème une fois de retour à la maison.

 

Conclusion

Comme je l’ai mentionné au début de cet article, j’ai pu développer une relation saine avec ma néo-vulve en cherchant des réponses à chacune de mes interrogations, même si parfois la réponse était « Je n’ai pas encore de réponse précise ». Je devais, avant d’avoir recours à une chirurgie d’affirmation de genre, procéder à une réflexion approfondie et un changement de perceptions au sujet des organes génitaux que j’avais depuis la naissance. Sans ce processus mental, des doutes irrésolus auraient pu miner mon degré de satisfaction envers ma nouvelle physionomie.

C’est seulement après avoir bien compris l’intervention, ses risques, les possibles complications et le processus de convalescence que j’ai pu prendre une décision éclairée.

Si vous ou une personne que vous connaissez envisagez une chirurgie d’affirmation de genre, particulièrement une vaginoplastie, assurez-vous que vous comprenez très bien les implications qu’elle comporte. Les premiers mois de convalescence d’une vaginoplastie peuvent être intenses. Plus vous obtiendrez de soutien durant cette période, plus il sera facile pour vous de vivre sereinement avec votre nouvelle anatomie.

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La durée opératoire https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/ https://blog.grsmontreal.com/duree-operatoire/#respond Tue, 21 Sep 2021 16:27:55 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1896 Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

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Plusieurs personnes croient, à tort, que plus une durée opératoire est longue, meilleurs seront les résultats de guérison, et qu’une chirurgie courte est signe que le chirurgien est pressé ou qu’il n’est pas méticuleux.

Ces mythes peuvent être une source d’angoisse importante pour les patients·tes. Pourtant, tout le contraire est vrai : plus le temps de chirurgie s’étire, plus le temps de guérison et les risques liés à l’intervention augmentent.

S’il est vrai que la durée opératoire est un indicateur important des facteurs de risques et de complications possibles, le type de chirurgie et la complexité procédurale sont aussi des facteurs déterminants. Bien qu’ils soient souvent indépendants, ces facteurs de risque peuvent être parfois interreliés.

Infections et complications

Le lien entre l’infection des plaies et la durée opératoire est connu depuis déjà belle lurette. Chaque minute supplémentaire de la chirurgie a un impact direct sur le taux d’infection des plaies.

Pour preuve, une étude sur la reconstruction mammaire avec implant parue en 2019 a clairement démontré que la possibilité de complications médicales ou d’infections des plaies augmente quand le temps de chirurgie va au-delà de trois heures. Il y aurait un lien de causalité direct entre les complications, les conditions de santé préopératoires, et une durée opératoire plus longue.

Si les taux de complications varient peu pour les chirurgies de moins de 3 heures, les risques se multiplient de 1,6 fois après 3 heures. Chaque intervalle de durée opératoire successive est accompagné d’une croissance concomitante des complications, avec les taux qui augmentent de 3 fois après 4,5 heures et presque 5 fois pour une intervention de 6,8 heures.

Lorsqu’une chirurgie dure plus de 6 heures, chaque heure supplémentaire augmente le risque de complications cardiovasculaires, rénales et pulmonaires. Il en va de même pour l’accroissement du taux d’infection. Les chirurgies de plus de 3 heures intensifient les risques d’érythèmes et d’hématomes, et bien souvent supposent une guérison plus lente des plaies.

Morbidité

L’enjeu principal quant au risque de morbidité est la complexité de la procédure, et non la durée opératoire. En effet, selon une étude parue en 2014, les complications peuvent varier entre deux chirurgies de durée plus ou moins égale. Par exemple, les chirurgies à la tête ou au cou provoquent plus de complications que les chirurgies mammaires ou aux membres, même si la durée est semblable, à cause de la complexité de ces procédures. Des procédures délicates sur des surfaces plus petites exigeant moins de manipulations causent moins de morbidité que la reconstruction ou les dissections ou excisions des procédures de contour de corps. Par contre, des études indiquent qu’une durée opératoire de plus de trois heures augmente aussi le risque de morbidité. Tous ces facteurs doivent être pris en compte par le chirurgien lors de la préparation préopératoire.

La durée opératoire est donc un facteur clé dans la guérison des patients et dans la gravité des complications postopératoires. Elle serait une indicatrice des complications, avec une croissance marquée des risques si la chirurgie dure plus de trois heures.

Les chirurgiens sont des professionnels hautement qualifiés. Bien qu’un chirurgien d’expérience travaille avec célérité, d’autres facteurs peuvent contribuer à la durée opératoire, dont certains peuvent être hors de son contrôle comme des saignements excessifs pouvant ralentir l’intervention. Toutefois, la rapidité d’exécution n’est pas nécessairement garante de meilleurs résultats, car la durée opératoire n’est pas l’unique facteur à considérer en cas de complications.

Les opérés·es n’ont donc pas à s’inquiéter si la chirurgie est plus courte qu’attendu. Cela n’indique en rien un travail bâclé. Une chirurgie plus longue ne donnera pas forcément de meilleurs résultats. La durée opératoire est un facteur important dans la guérison, mais le type de chirurgie et la complexité procédurale le sont aussi. Surtout, assurez-vous de poser des questions avant l’intervention chirurgicale afin de bien connaître les risques.

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Martine Rothblatt, femme trans exceptionnelle https://blog.grsmontreal.com/martine-rothblatt/ https://blog.grsmontreal.com/martine-rothblatt/#respond Mon, 14 Sep 2020 17:06:35 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1607 Les personnes trans sont très présentes en affaires et certaines d’entre elles offrent de hautes performances dans plusieurs sphères d’activités. On les retrouve à la tête d’entreprises et à l’origine de nombreuses organisations de tous genres, bref, elles sont actives et brillent.

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Les personnes trans sont très présentes en affaires et certaines d’entre elles offrent de hautes performances dans plusieurs sphères d’activités. On les retrouve à la tête d’entreprises et à l’origine de nombreuses organisations de tous genres, bref, elles sont actives et brillent.

Les personnes trans sont très présentes en affaires et certaines d’entre elles offrent de hautes performances dans plusieurs sphères d’activités. On les retrouve à la tête d’entreprises et à l’origine de nombreuses organisations de tous genres, bref, elles sont actives et brillent. Martine Rothblatt fait partie de cette prestigieuse liste et elle figure même dans une classe à part : celle des pionnières et des battantes.

Assignée homme à sa naissance en 1954 à Chicago, Martine Rothblatt a grandi à San Diego et à Los Angeles auprès d’un père dentiste et d’une mère orthophoniste. Son enfance, elle la passe la tête dans les livres et les nuages, alors qu’elle est élevée au sein d’une famille juive pratiquante, installée dans un milieu hispanique.

Diplômée en droit de l’Université de Californie à Los Angeles, Martine Rothblatt a vécu la première partie de sa vie en tant qu’homme. C’est durant cette période, en 1979 plus précisément, qu’elle rencontre l’amour de sa vie, sa femme Beverlee Prator (alias « Bina »), avec qui elle se mariera en 1982. Ensemble, elles auront deux enfants prénommés Gabriel et Jenesis. Il est à noter que Martine et Bina avaient chacune un enfant d’une précédente relation et qu’ils en ont aussi adopté un cinquième.

C’est en 1994 qu’après les réflexions qui s’imposent pour ce genre de décision, Martine Rothblatt a choisi de faire une transition et de féminiser son nom. Tout au long de cette démarche, Martine a été soutenue par sa conjointe, Bina.

Professionnellement, Martine Rothblatt a amorcé son étonnant parcours en fondant l’entreprise pharmaceutique United Therapeutics Corp dans le but premier de trouver un remède pour sa fille de 7 ans, Jenesis, qui était alors depuis peu atteinte d’hypertension artérielle pulmonaire, une maladie rare qui s’avère fatale dans les deux ans suivant le diagnostic. Madame Rothblatt engagera la personne qui trouvera le bon traitement et, du fait même, se retrouvera à la tête d’une entreprise dont la vocation première est de décoder les propriétés pharmacogénomiques des médicaments, de fabriquer des organes transplantables antirejet et, en tout premier lieu, de générer et de proposer de nouveaux traitements destinés aux personnes atteintes de maladies rares.

Quelques années plus tard, cette brillante femme d’affaires sera à l’origine de startups majeures telles que GeoStar et Sirius Radio, une société majeure spécialisée dans l’exploitation des satellites ainsi que de Terasem, un mouvement transhumaniste qu’elle a créé en 2004 avec sa partenaire de vie.

C’est d’ailleurs à travers ce mouvement qu’elle concrétise, encore aujourd’hui, sa théorie selon laquelle toute personne pourra un jour être réincarnée dans un monde artificiel.

À ce sujet, Martine Rothblott et son équipe ont créé, en 2010, un robot à l’image de sa conjointe et portant le nom de Bina48. Impressionnant de par son aspect et ses capacités communicationnelles, celui-ci est technologiquement mis à jour de façon très régulière.

Au fil des ans, Martine Rothblatt signera aussi de nombreux articles en plus de rédiger des livres abordant la xénotransplantation (Your Life or Mine), la cyberéthique (Virtually Human) et la « non-binarité » (Transgender to Transhuman).

Aujourd’hui, cette femme visionnaire perçoit un salaire annuel de 38 millions de dollars, lequel est fixé en fonction d’un contrat qui aligne ce montant sur le prix de l’action de sa firme. Véritable figure de proue du transhumanisme, Martine Rothblatt était la PDG la mieux payée en Amérique, en 2016.

Faits saillants

1954 – Naissance de Martine Rothblatt, à Chicago

1982 – Elle épouse Bina

1990 – Elle fonde l’opérateur de communications par satellite Sirius

1994 – À 40 ans, elle a recours à une chirurgie d’affirmation de genre

1995 – Elle publie un rapport sur l’« Apartheid des sexes »

2004 – Elle lance le mouvement transhumaniste Terasem

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Pourquoi j’ai choisi la vulvoplastie? https://blog.grsmontreal.com/vulvoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/vulvoplastie/#comments Wed, 27 May 2020 18:03:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1468 Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de reconstruire une néo-vulve. C'est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale.

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Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de  reconstruire une néo-vulve. C’est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale.

Collaboration spéciale : Franches est une anciene patiente de GrS Montréal et de Dr Pierre Brassard. Elle est une ardente défenseuse de l’autonomisation par la connaissance et l’expérimentation. Franches est également l’autrice et l’éditrice de HolaSoyYo.com («Bonjour, c’est moi» en espagnol), un blogue où elle partage ses expériences et ses réflexions sur le changement de l’expression de genre.

Pourquoi une vulvoplastie? Pour commencer, c’est une question qui ne se pose tout simplement pas. On ne demande pas à quelqu’un de justifier le choix d’une chirurgie, d’autant moins lorsqu’il s’agit de reconstruction génitale. Ça ne se fait pas plus que de demander à quelqu’un pour quelle raison il épouse telle ou telle personne. Le recours à une reconstruction génitale et le choix du type de chirurgie sont des décisions ultra personnelles, et le sujet peut être très délicat pour certaines personnes. Donc, à moins d’être très proche de la personne concernée, évitez de lui poser des questions aussi personnelles. Maintenant que nous avons éclairci ce point, on continue?

Pourquoi ce billet de blogue ?

Lorsqu’un sujet est aussi personnel et délicat, l’un des enjeux est que les gens en parlent peu, ce qui rend les informations plutôt limitées. Des informations et de la documentation sont certes disponibles, mais la plupart sont de nature médicale et technique; elles ne sont pas écrites du point de vue d’une patiente. L’idée principale de ce billet est de partager les raisons pour lesquelles j’ai choisi ce type de chirurgie. C’est forcément très personnel, et mon but n’est pas de convaincre qui que ce soit de choisir un type de chirurgie plutôt qu’un autre. Je veux simplement raconter comment j’ai vécu mon processus de décision, afin que d’autres personnes puissent s’en servir comme référence, au besoin. Il faut dire que lors de mon introspection, j’ai fait des recherches et j’ai été surprise de constater que certaines femmes transsexuelles ne connaissaient pas cette alternative à une vaginoplastie « traditionnelle » ou « complète ». L’objectif de ce billet est donc de faire connaître cette option et de présenter mon point de vue.

Mais qu’est-ce qu’une vulvoplastie ou une vaginoplastie sans cavité vaginale ?

Une vulvoplastie est une reconstruction génitale d’affirmation de genre qui permet de reconstruire une néo-vulve. C’est une chirurgie qui façonne les organes génitaux féminins externes, et non la cavité vaginale. Ce type de chirurgie peut porter des noms différents en fonction de quelques facteurs, mais ils ont essentiellement tous la même signification :

  • Vulvoplastie
  • Vaginoplastie sans cavité
  • Vaginoplastie superficielle / à profondeur minimale / à profondeur limite
  • Vaginoplastie cosmétique / esthétique
  • Vaginoplastie partielle / à profondeur nulle

Le nom varie parfois selon le chirurgien ou le centre chirurgical, mais il dépend également souvent de la patiente. En faisant mes recherches, je me suis rendu compte que certaines patientes préfèrent le mot « vaginoplastie » pour décrire leur chirurgie, puisque le terme en lui-même, évocateur d’un vagin déjà existant, soulage la dysphorie et réaffirme le genre. J’ai également trouvé des références expliquant que certaines patientes préfèrent utiliser les termes « peu profond / profondeur minimale / profondeur limite » plutôt que « sans profondeur / profondeur nulle », car la notion de profondeur a une connotation plus positive pour elles. Pour ma part, je préfère le mot « vulvoplastie », que je trouve très descriptif. Je dois dire qu’en raison de la façon dont je m’identifie, je ne vois aucun avantage à associer le mot « vagin » à mon intervention. Je fais la distinction entre ce que je préfère « pour mon opération » et « pour le type d’intervention ». Bref, la patiente est libre de choisir le nom de son opération, un nom qui correspond à la façon dont elle se perçoit.

Mes raisons personnelles

Oh la la! Permettez-moi de reprendre mon souffle avant de m’ouvrir sur quelque chose d’aussi personnel! (Allez, inspirons profondément!) Dire qu’au début de ce billet, je disais que la question du pourquoi ne devrait pas être posée par le premier venu, me voilà qui m’élance pour y répondre. Bon, c’est parti… Avant mon opération, j’avais bien entendu mes propres raisons, mais je n’avais jamais eu à les exprimer. Je n’avais donc pas beaucoup réfléchi à la façon dont je répondrais, et ce n’est qu’après m’être fait poser la question plusieurs fois que j’ai vraiment cherché au fond de moi une réponse sincère. Cette réponse sincère, et qui se trouve être aussi la plus simple, est que j’ai choisi une vulvoplastie en raison de la façon dont je m’identifie. Plusieurs facteurs ont motivé ma décision, des facteurs que je vais démêler ici, par ordre d’importance pour moi.

Le sexe avec pénétration

Je n’ai aucun intérêt pour le sexe vaginal ou la pénétration. Aucun. Je vous avais prévenu que j’allais devenir intime, non? Je ne suis pas du tout attirée par les hommes non plus, autant dire que les chances que je m’intéresse au sexe vaginal sont pratiquement nulles. Parmi mes différents facteurs décisionnels, celui-ci était probablement un des plus importants. Avant mon processus de décision, j’ai eu une discussion avec le psychologue qui a fait une de mes évaluations chirurgicales. C’était dans le cadre de mes recherches et de mon examen de conscience, et, bien sûr, ce sujet a été abordé. Nous avons conclu que si, pour une raison étrange, je m’intéressais aux rapports sexuels avec pénétration, il y aura toujours la possibilité d’utiliser « la porte de derrière » (i.e. le sexe anal). Donc, de mon point de vue, je ne renonce pas à la pénétration, ce sera comme je le souhaite. Mais… non merci.

La cohérence avec mon identité de genre

Non, le sexe avec pénétration n’était pas mon facteur décisif. En revanche, le fait d’être cohérente avec mon identité de genre l’était absolument. Je m’affirme et me présente totalement comme une femme, et si mes organes génitaux de naissance ne m’ont jamais causé de dysphorie (même après m’être affirmée à temps plein), cela m’a toujours occupé l’esprit. Je détestais l’idée que quiconque puisse voir mon entrejambe et remette en question mon identité, mon genre. Et tant qu’à être tout à fait sincère avec moi-même et mon identité de genre : f#$k le tucking ! J’ai toujours détesté le tucking, détesté mon apparence et le fait de m’inquiéter qu’on la remarque. Je ne voulais qu’une chose, une image cohérente avec la personne que je suis. Mon expression sexuelle était directement liée à ma garde-robe, et même si c’était rare qu’on les voyait, mes organes génitaux masculins m’empêchaient de m’habiller comme je le voulais. Je me suis toujours sentie limitée dans le choix de mes vêtements, et je voulais me débarrasser de ce sentiment frustrant. Les vêtements que je choisis de porter ont d’ailleurs toujours une grande importance pour moi. Dans mon échelle de valeurs, l’apparence extérieure se plaçait bien au-dessus de la fonctionnalité d’un néo-vagin.

Autosoins (Dilatations et douches vaginale)

Une vaginoplastie « complète » implique des dilatations et des douches vaginales à vie, ce qui n’avait aucun sens pour moi. Je vous l’ai dit, les rapports vaginaux ne m’intéressent et ne m’attirent pas. Si j’avais voulu laisser la porte ouverte à des relations vaginales, ma décision aurait peut-être été différente et l’idée des soins m’auraient moins dérangée. C’est clairement mon absence de désir pour le sexe avec pénétration vaginale qui l’a emporté face à l’importance des soins requis suite à une telle intervention. Durant ma phase de recherches, ma décision a en effet été appuyée par la nette impression que plusieurs des complications post-opératoires pouvaient être dues au fait que les patientes ne comprenaient pas bien le niveau d’autosoins qu’une vaginoplastie « complète » implique. Je parlerai plus loin du risque accru de complications. Précisons pour l’instant qu’un suivi de vaginoplastie « complète » implique 4 dilatations et douches vaginales par jour pendant le premier mois postopératoire. Le rythme se poursuit pendant quelques mois, jusqu’à ce que les tissus mous guérissent, Ensuite, la fréquence des dilatations et des douches vaginales diminue progressivement; on parle d’une fois par jour après 6 mois, pour environ six autres mois. Après la première année suivant la chirurgie, la fréquence diminue à une seule fois par semaine, mais doit être maintenue à vie.

Convalescence

La convalescence est importante, mais par rapport aux trois facteurs précédents, elle se situe beaucoup plus bas dans mon échelle d’importance. Le rétablissement après une opération de reconstruction génitale est difficile, mais il faut se rappeler qu’il s’agit d’une « phase temporaire » et que ça va passer. La guérison est tout de même un facteur important à prendre en compte. Les trois premiers mois suivant une vaginoplastie « complète » représentent un véritable emploi à temps plein, avec un calendrier de suivi très rigide. Puisque je ne voulais qu’obtenir l’aspect extérieur sans la fonctionnalité complète d’une cavité vaginale, j’ai tenu compte de la différence entre les calendriers des soins de convalescence d’une vulvoplastie et d’une vaginoplastie « complète ». Le rétablissement après une vulvoplastie se fait en 8 semaines environ (tout le monde guérit à un rythme différent, donc plus ou moins longtemps). Le programme d’autosoins est plus léger que celui d’une vaginoplastie « complète ». En gros, le programme de soins se concentre sur une hygiène sévère du site chirurgical, plutôt que sur la prévention de la fermeture de la cavité vaginale.

Risques et complications

Toute intervention chirurgicale comporte des risques, et plus une procédure est complexe, plus les risques de complications sont élevés, bien entendu. En raison de la façon dont la cavité d’un néo-vagin est créée et du fait qu’elle nécessite de fréquentes dilatations, surtout au cours des premiers mois, il existe un léger facteur de risque, comme une fistule recto-vaginale ou d’autres complications mineures. Ce risque est absent lorsqu’il n’y a pas de cavité. De plus, une vulvoplastie comporte moins de risques de complications causées par la tension des tissus mous, puisqu’il n’est pas nécessaire d’insérer de dilatateurs. Enfin, comme il y a moins de sutures, moins de surface de peau (pas besoin de la doublure du vagin) et aucun besoin d’insérer de corps étrangers (dilatateurs et douche vaginales), le risque d’infection est légèrement plus faible. À long terme, une vaginoplastie « complète » comporte également le risque d’un prolapsus vaginal si la routine de dilatations n’est pas respectée. L’hygiène est toujours importante, mais en présence d’une cavité vaginale, le risque de complications peut vraiment augmenter si les douches vaginales ne sont pas maintenues. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’il en va selon les besoins de chacune. Dans mon cas, mes désirs ne nécessitaient clairement pas les risques qu’impliquait une vaginoplastie « complète ».

Les autres facteurs qui ne s’appliquent pas à moi

J’ai parlé plus haut des facteurs personnels dont j’ai tenu compte pour décider de mon type d’opération. Ce sont les miens, mais ce ne sont pas les seuls. Il existe en effet plusieurs autres facteurs dont les gens peuvent tenir compte. Ils ne s’appliquaient pas à moi et n’ont pas eu d’effet sur ma décision, mais les voici tout de même, trois facteurs pour lesquels j’ai trouvé des références. Bien entendu, il en existe certainement plusieurs autres, mais allons-y avec ces trois-là.

Chirurgie non-binaire

Les personnes qui s’identifient comme non-binaires, non conformes au genre, fluides ou se situant ailleurs dans le spectre des genres peuvent trouver dans la vulvoplastie un excellent moyen de soutenir leur identité.

Problèmes de santé

Si la création d’un canal vaginal est contre-indiquée en raison d’autres problèmes de santé ou de conditions préexistantes, une vulvoplastie peut représenter une alternative très intéressante pour les personnes dans cette situation. Bien entendu, il faut en discuter avec son médecin traitant et/ou le chirurgien.

Âge

L’âge de la patiente peut être un facteur très important à considérer. Pour une personne plus âgée, et en raison des différences dans le rétablissement et dans les autosoins requis, l’âge peut être un facteur décisif. Cependant, il est intéressant de noter que paradoxalement, l’âge peut être un sujet de préoccupation chez les professionnels de la santé lorsqu’il s’agit d’une patiente plus jeune. Lorsque je me préparais à écrire ce billet, je suis tombée sur la référence à une étude (PDF) qui examinait l’attitude des professionnels de la santé affiliés au WPATH vis-à-vis de l’option d’une vulvoplastie pour les patientes âgées de 18 à 21 ans. On a constaté que certains professionnels étaient plus réticents à recommander l’option sans cavité aux patientes de cette tranche d’âge.

La décision de la patiente

En fin de compte, la décision revient à la patiente et à personne d’autre. Vu le manque actuel de sources d’information fiables ou détaillées, j’espère vraiment que mon témoignage pourra aider quelqu’un; tant de facteurs personnels peuvent influencer une telle décision. À tout le moins, j’encourage vivement la discussion afin que davantage de personnes en prennent conscience : il existe une option de reconstruction génitale sans cavité vaginale.

Franches

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20 personnalités transféminines à connaître https://blog.grsmontreal.com/20-personnalites-transfeminines-a-connaitre/ https://blog.grsmontreal.com/20-personnalites-transfeminines-a-connaitre/#respond Wed, 20 May 2020 19:27:10 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1438 La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde.

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La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 21 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Puisque la majorité de ces personnes sont anglophones, on ne connaît pas chez chacun.e les pronoms à utiliser. À moins d’indication contraire, le pronom « elle » sera utilisé et pourra être corrigé sur demande.

La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde. Que ce soit en raison de leur activisme ou de leur implication sociale et culturelle, ces personnalités ont su se démarquer dans le temps et elles méritent d’être reconnues.

  1. Florence Ashley est une autrice et bioéthicienne montréalaise. Sa thèse à l’Université McGill aborde la thérapie de conversion à l’égard de l’identité de genre. Ille est la première auxiliaire judiciaire ouvertement trans à la Cour Suprême du Canada. Ille a gagné une multitude de prix et de bourses, et a eu son travail académique et ses entrevues personnelles publiées dans de nombreux journaux, magazines et revues.
  2. Kama La Mackerel est une artiste multidisciplinaire mauricienne basée à Montréal. Elle a créé et animé plusieurs initiatives locales telles que GENDER B(L)ENDER, Festival Quoleur, et Nos Corps Nos Histoires. Elle a eu plusieurs résidences à des endroits comme MAI-Montréal et à Halifax, et a présenté ses œuvres à la fois nationalement et internationalement, tels qu’à Toronto, Vancouver, New York, Berlin, Amsterdam et Paris.
  3. Gigi Gorgeous est une mannequin et YouTubeuse de Montréal. Sa chaîne met en lumière des vlogs, la mode et des conseils de mode de vie. Elle a fait des partenariats avec plusieurs personnalités connues au fil des années telles que Miley Cyrus et Adam Lambert sur une variété de projets, dont des vidéos de musique et de l’activisme LGBTQ+. En 2016, elle a été détenue à Dubai puisqu’elle est une femme trans, bien que dans son passeport il soit indiqué “F”. Suite à des vagues de soutien sur les réseaux sociaux, elle a été libérée après cinq heures de détention.
  4. Vivek Shraya est une auteure et musicienne canadienne. Sa discographie contient sept albums, et elle a écrit plus d’une demi-douzaine de livres dont J’ai Peur des Hommes et Menace de Mort. Elle est présentement sur le conseil de la Fondation de Tegan et Sara comme directrice.
  5. Marci Bowers est une gynécologue et chirurgienne plastique aux États-Unis. Elle est la première femme trans à effectuer des chirurgies d’affirmation de genre, et elle pratique actuellement les chirurgies en Californie. Elle effectue également des chirurgies de restauration clitoridienne sans frais pour les victimes de mutilation génitale.
  6. Lana et Lilly Wachowski sont des metteuses en scène américaines qui ont produit beaucoup de succès hollywoodiens, dont la série Matrix, V pour Vendetta, Cloud Atlas, Jupiter: Le Destin de l’Univers et Sense8. Elles ont dévoilé leur transidentité quand chacune était dans la mi-quarantaine, respectivement.
  7. Jacob Tobia est une écrivaine, productrice et activiste LGBTQ+. Leur mémoire Sissy: A Coming-of-Gender Story, a été reçue positivement à l’international. Elle était mannequin pour la campagne de beauté lancée par la compagnie Fluide, et a été dans plusieurs émissions de télévision dont The T Word sur MTV et a donné sa voix à un personnage animé dans l’émission She-Ra et les Princesses au pouvoir.
  8. Aaron Phillip est une mannequin noire d’origine américaine, transgenre et ayant un handicap physique. L’activiste de 19 ans a déjà gagné en popularité sur les réseaux sociaux et a déjà été photographiée pour Paper Magazine.
  9. Janet Mock est une écrivaine américaine, productrice et activiste des droits trans. Elle est présentement éditrice pour le magazine Marie Claire et a écrit deux mémoires au sujet de sa vie.
  10. Indya Moore est une actrice et mannequin américaine. Elle a fait plusieurs séances de photographie en tant qu’adolescente avec Dior et Gucci, et elle joue présentement dans la série Pose. Elle est également la première personne transgenre à paraître sur la couverture de l’édition américaine du magazine Elle.
  11. Shea Diamond est une chanteuse R&B et soul américaine. Ses chansons et son activisme parlent souvent de ses expériences en tant que femme trans racisée incarcérée ainsi que des sujets comme l’épidémie de violence avec armes à feu aux États-Unis.
  12. Laverne Cox est une actrice et activiste LGBTQ+ américaine. Elle est la première actrice ouvertement trans à être nominée pour un Emmy, soit pour son rôle dans l’émission Orange is the New Black. Elle est également la première personne trans à être sur la couverture du magazine Time.
  13. Alok Vaid-Menon est une artiste de performance et écrivaine indo-américaine. Elle possède plusieurs marques de vêtements neutres, a publié plusieurs de ses travaux, a fait des performances en direct et a été invitée à des événements en tant qu’oratrice. Elle aborde fréquemment dans ses écrits la diversité corporelle, de mettre au défi des normes de genre, de cesser de genrer l’industrie de la mode, de contrer la transmisogynie et le racisme systémique.
  14. Nikkie de Jager est une maquilleuse connue sous le nom de NikkieTutorials sur Youtube. Elle a fait son coming-out comme femme trans au début de l’année 2020, et a ensuite été invitée à l’émission The Ellen DeGeneres Show. Sa chaîne de beauté et de vlogging a présentement plus de 13 millions d’abonnés.
  15. Kim Petras est une chanteuse pop née en Allemagne, et a plusieurs succès sur Billboard. Sa transition médicale à l’adolescence a été hautement médiatisée à l’internationale, puisqu’une transition en bas âge n’était pas très connue à l’époque.
  16. Parinya Charoenphol est une boxeuse muy thai, mannequin et actrice. Elle a ouvert une compagnie de boxe et d’aérobie pour enfants dans son pays natal. Son histoire est racontée dans le film de 2003 Fighting Beauty.
  17. Harisu est une chanteuse pop, mannequin et actrice coréenne. Elle est la première personnalité connue à se dévoiler transgenre dans la république coréenne, et parmi les premières personnes à changer légalement son marqueur de genre dans le pays.
  18. Travis Alabanza est une artiste de performance anglaise. Sa pièce Burgerz a fait une tournée au Royaume-Uni en 2018. Elle utilise fréquemment sa plateforme médiatique afin de critiquer des aspects transphobes du féminisme moderne et encourage l’acceptation de la non-conformité de genre.
  19. Georgina Beyer est une politicienne de la Nouvelle-Zélande. Elle est devenue la première mairesse (1995) et membre du Parlement (1999) ouvertement trans. Elle est également parmi les rares personnes anciennement travailleuses du sexe à occuper un poste en politique.

Alex Simon

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Qu’est-ce que l’orchidectomie? https://blog.grsmontreal.com/orchidectomie/ https://blog.grsmontreal.com/orchidectomie/#comments Tue, 31 Mar 2020 18:44:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1295 L'orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l'ablation des testicules.

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L’orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l’ablation des testicules.

Les identités de genre sont multiples et ne peuvent se quantifier ou se définir de façon très précise ou fixe. C’est pourquoi il est important pour une clinique comme GrS Montréal qui se spécialise dans les chirurgies d’affirmation de genre (anciennement appelées « changements de sexe »), d’offrir des options variées à ses patients.

Qu’est-ce que l’orchidectomie et pourquoi la choisir?

L’orchidectomie est une intervention relativement simple qui consiste en l’ablation des testicules. La chirurgie en elle-même dure environ 30 minutes et les patients retournent à la maison le jour-même. Le chirurgien effectue une première incision au niveau de l’aine pour retirer les vaisseaux sanguins irriguant les testicules, puis au niveau du scrotum lui-même. Cette chirurgie peut s’inscrire dans un processus plus large en étant conjuguée à d’autres chirurgies : par exemple, elle peut être effectuée pendant une vaginoplastie. Toutefois, si l’orchidectomie est pratiquée avant la vaginoplastie, il faudra s’assurer que la peau du scrotum ne rétrécisse pas trop en lui faisant faire des étirements puisque cette peau sera utilisée pour couvrir la paroi interne du futur vagin.

L’orchidectomie est une chirurgie qui est intéressante pour les personnes qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, faire une hormonothérapie, puisque l’ablation des testicules fait diminuer drastiquement la production de testostérone. Elle peut parfois être recommandée par un endocrinologue.

Après la chirurgie

Au retour à la maison on recommande aux patients de se reposer une semaine et d’attendre quatre semaines avant de reprendre ses activités physiques telles que le sport. Comme pour toutes les opérations, on recommande aux patients d’arrêter de fumer de 6 à 8 semaines avant la chirurgie et de maintenir une bonne hygiène et santé générale afin de minimiser les risques et les complications chirurgicales.

Les autres chirurgies

Certaines chirurgies peuvent être combinées à l’orchidectomie, telles que les chirurgies de féminisation du visage et du corps, l’augmentation mammaire, etc.

La clinique GrS Montréal est la seule clinique privée spécialisée en chirurgies trans au pays, et ses chirurgiens sauront vous conseiller et vous orienter selon vos besoins. Ils auront été les pionniers d’un mouvement d’acceptation et d’accessibilité qui, on l’espère, continuera de grandir exponentiellement dans les prochaines années.

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La convalescence à l’Asclépiade https://blog.grsmontreal.com/convalescence-a-lasclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/convalescence-a-lasclepiade/#comments Thu, 13 Feb 2020 15:49:52 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1069 GrS Montréal vous offre une convalescence sur mesure, après votre chirurgie génitale, dans sa maison de convalescence privée appelée l’Asclépiade, un concept unique au monde.

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GrS Montréal vous offre une convalescence sur mesure, après votre chirurgie génitale, dans sa maison de convalescence privée appelée l’Asclépiade, un concept unique au monde.

C’est dans un environnement intime et chaleureux que vous pourrez vous reposer et prendre le temps de vous remettre sur pieds, avant de rentrer à la maison.

La convalescence à l’Asclépiade dure environ de sept à dix jours, tout dépendant du type de chirurgie. Comme cette maison est attenante au Centre métropolitain de chirurgie, le transfert d’un établissement à l’autre se fait aisément, de l’intérieur, le plus souvent en marchant, tout simplement.

Une fois que vous serez installé à l’Asclépiade, un horaire de soins sera établi avec vous. Le personnel est en place 7 jours sur 7, de jour comme de nuit, et disponible pour vous prêter assistance, répondre à vos questions, vos inquiétudes et prodiguer vos soins. Vos suivis médicaux avec le chirurgien sont également facilités grâce à la proximité des établissements.

Si vous avez eu une vaginoplastie avec cavité vaginale, c’est au cours de votre séjour à l’Asclépiade que le moule vaginal sera retiré ainsi que votre cathéter urinaire, si la guérison se passe comme prévu. Le personnel infirmier veillera au soin de vos plaies chirurgicales et à vos dilatations, le cas échéant. Il faut savoir que selon la chirurgie, vos soins post-opératoires demanderont plus ou moins de temps. Le personnel profitera de votre présence à l’Asclépiade pour vous enseigner comment effectuer vous-même vos soins. C’est une étape très importante qui mènera à votre guérison complète. Il vous faudra procéder à des dilatations de la cavité vaginale jusqu’à quatre fois par jour durant le premier mois. La fréquence des dilatations diminuera avec le temps mais devront tout de même être poursuivie pour le reste de votre vie. Le personnel de l’Asclépiade vous accompagnera dans la familiarisation de cette étape des plus importantes pour la réussite de votre opération.

Le processus de guérison dure environ un an. Pendant cette période, vous remarquerez d’abord des écoulements de votre plaie, peu importe la chirurgie reçue. C’est normal. Il vous faudra apprendre à nettoyer la plaie et y procéder soigneusement tous les jours. Vous remarquerez également de l’enflure. Cela aussi est normal. Elle pourrait même perdurer au-delà de six mois. Quant à la couleur de vos organes, elle peut prendre jusqu’à un an avant de se stabiliser.

Si vous avez eu recours à une phalloplastie, vous apprendrez non-seulement à soigner et à nettoyer vos plaies, mais à faire des exercices qui ont pour but de rétablir la souplesse de la peau du bras ou de la jambe sur laquelle a été prélevé un lambeau de peau.

Votre convalescence à l’Asclépiade sera aussi le moment où vous apprendrez à bien gérer la douleur. Sachez qu’elle varie énormément d’une personne à l’autre. Grâce à la présence des médecins et du personnel soignant, la médication sera ajustée en fonction du niveau de la douleur. La prise régulière de vos médicaments, l’application de glace et le repos sont les clés d’une guérison rapide et d’une cicatrisation réussie.

Sans être nécessairement complexes, les soins postopératoires que vous apprendrez à maîtriser durant votre convalescence à l’Asclépiade sont de la plus grande importance. Certains comparent même les soins du premier mois à un emploi à temps plein!

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Dr Pierre Brassard en visioconférence avec des médecins français https://blog.grsmontreal.com/dr-pierre-brassard-en-visioconference-avec-des-medecins-francais/ https://blog.grsmontreal.com/dr-pierre-brassard-en-visioconference-avec-des-medecins-francais/#comments Tue, 04 Feb 2020 20:45:27 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1011 C’est le 24 janvier 2020 que s’est tenue la première visio-conférence présentée par Dr Pierre Brassard auprès de professionnels de la santé de la France.

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C’est le 24 janvier 2020 que s’est tenue la première visio-conférence présentée par Dr Pierre Brassard auprès de professionnels de la santé de la France.

Une collaboration entre Dre Marie-Jeanne Martin (Maison Dispersée de Santé, Lille, France), le Comité d’Usagers Trans (Marie De La Chenelière) et les professionnels de GrS Montréal (Dr Pierre Brassard et Daphney Prophète, infirmière clinicienne) a permis de mettre sur pieds une présentation offerte à des professionnels et médecins de plusieurs cliniques médicales françaises. En tout, une vingtaine de participants ont joint la visioconférence parmi lesquels nous retrouvons une majorité de médecins, mais aussi des infirmières, une orthophoniste et une kinésithérapeute.

La Maison Dispersée de Santé, qui offre des soins de santé pluridisciplinaires dans la région des Hauts-de-France, travaille à l’amélioration de la santé globale de ses usagers parmi lesquels se retrouvent plusieurs personnes issues de la communauté LGBTQ+.
En direct des bureaux de GrS Montréal, la présentation d’une durée de près d’une heure trente avait pour objectif de mieux outiller les médecins et autres professionnels de la santé français aux soins postopératoires des patients ayant recouru à une chirurgie d’affirmation de genre.

Maison Dispersée de Santé
Maison Dispersée de Santé, Lille, France.

Après une brève introduction sur l’histoire de GrS Montréal et du Complexe chirurgical CMC, il a été question de la transidentité et de la dysphorie de genre. La dysphorie de genre est la souffrance liée à l’inadéquation entre l’identité de genre d’une personne et le sexe qui lui a été attribué à la naissance. La chirurgie d’affirmation de genre est l’un des traitements efficaces pour traiter la dysphorie de genre.

Deux procédures chirurgicales ont ensuite été discutées en détail, à savoir la mastectomie — ou masculinisation du torse — et la vaginoplastie, soit la création d’organes d’apparence féminine à partir des tissus existants chez les femmes trans. Les techniques chirurgicales ont été abordées, ainsi que les risques associés, les complications possibles et traitements à y apporter.

Un rapide survol des autres interventions chirurgicales pratiquées chez GrS Montréal a aussi été présenté et les professionnels français ont pu poser leurs questions directement à Dr Brassard.

L’expérience de cette première visioconférence fut si enrichissante qu’il y a déjà des discussions pour en organiser davantage dans un futur rapproché. GrS Montréal est fière de pouvoir compter sur l’expertise chirurgicale reconnue mondialement de Dr Pierre Brassard et d’en faire profiter la communauté médicale intéressée aux soins des personnes trans.

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La gestion de la douleur lors d’une chirurgie trans https://blog.grsmontreal.com/gestion-de-la-douleur-chirurgie-trans/ https://blog.grsmontreal.com/gestion-de-la-douleur-chirurgie-trans/#respond Mon, 20 Jan 2020 17:58:17 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=988 Une chirurgie trans est une intervention complexe qui nécessite une bonne gestion de la douleur. À quoi peut-on s'attendre en terme de douleur? Et comment la gérer?

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Une chirurgie trans est une intervention complexe qui nécessite une bonne gestion de la douleur. À quoi peut-on s’attendre en terme de douleur? Et comment la gérer?

Convalescence normale

Qu’il s’agisse d’une chirurgie au niveau des parties génitales ou du torse, il faut s’attendre à ressentir de la douleur pendant la convalescence, surtout au début. Bien sûr, chaque personne expérimentera la douleur de façon différente et les médecins vous aideront à la gérer. Outre la douleur due aux plaies, le patient peut aussi avoir mal à la gorge s’il a été intubé pendant la chirurgie.

On offre généralement aux patients un anti-inflammatoire et un analgésique. Si ce n’est pas suffisant, le chirurgien peut prescrire des analgésiques narcotiques. La douleur devrait diminuer avec le temps. S’il s’agit d’une chirurgie génitale, vous séjournerez quelques jours à la maison de convalescence Asclépiade, adjacente au Centre Métropolitain de Chirurgie, où vous pourrez compter sur des infirmières pour vous aider à gérer la douleur et apprendre à soigner vos plaies. Selon les chirurgies, la convalescence varie entre 10 jours et 8 semaines. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide quand la douleur est trop forte.

Bien guérir

Il faut toujours s’assurer de bien comprendre et de suivre les recommandations du chirurgien pour maximiser vos chances de guérison et minimiser la douleur. L’éventuelle prise d’analgésique narcotique pourrait affecter les capacités motrices et cognitives du patient.

Quel que soit la chirurgie, toutes les chirurgies comportent un risque de complications et vous pourrez discuter de vos inquiétudes avec votre chirurgien, et de suivre ses recommandations à la lettre pour donner à votre corps toutes les chances de bien guérir.

Douleur psychologique

La décision de faire une transition physique se prend généralement alors qu’un parcours psychologique parfois difficile est déjà bien entamé. Parce que les mœurs changent lentement, l’acceptation de soi-même et l’acceptation des autres peuvent être sources d’une douleur qui mérite tout autant d’être reconnue. Il ne faut pas hésiter à recourir aux services psychosociaux disponibles dans votre région ainsi qu’aux professionnels impliqués dans votre processus de transition (médecin de famille, psychologue, travailleur social, ressources communautaires, groupes d’entraide et de soutien, etc.). Dans l’éventualité où vous ressentez de la détresse psychologique pendant votre séjour à l’Asclépiade, nous pourrons vous fournir des ressources appropriées.

Pour conclure, si le processus de transition peut être douloureux, il s’agit aussi d’un moment important pendant lequel vous devrez être bien accompagné.e. Vous pourrez compter sur les professionnels de GrS Montréal pour un service attentionné et personnalisé. N’hésitez pas à leur partager vos inquiétudes.

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Les grands chirurgiens de changement de sexe https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/ https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/#comments Wed, 15 Jan 2020 18:51:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=976 L'histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu'elles croient juste.

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L’histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu’elles croient juste.

Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont difficiles à retracer, puisque ces dernières ont souvent eu lieu clandestinement, et que certaines pistes ont été brouillées pour protéger l’identité des gens concernés. L’histoire des grands chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des mœurs.

D’abord en Europe

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Dans la période de l’entre-deux-guerres, il crée l’Institut de Sexologie à Berlin, qui vise à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales. Il recueille les témoignages des personnes transgenres qu’il rencontre, travaille activement à leur acceptation, et supervise le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. Le Dr Levy-Lenz pratiquera ensuite un autre changement de sexe avec le Dr Felix Abraham, sur Dora Richter. L’Institut sera détruit par les nazis, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

Puis en Amérique du Nord

Le Dr Harry Benjamin, ami du Dr Hirschfeld est né à Berlin et fera carrière aux États-Unis. En 1949 il crée le terme Syndrome de Benjamin pour désigner le transsexualisme qu’il est le premier à définir comme « ni une perversion, ni une homosexualité ». Il est l’un des premiers à croire qu’il faut altérer le corps pour qu’il corresponde à l’identité telle que perçue, et à recommander la chirurgie ou l’hormonothérapie plutôt que la psychanalyse à ses patients transgenres. D’abord considéré comme un original par la communauté médicale, ses vues seront finalement adoptées.

Le Dr Christian Hamburger, au Danemark, deviendra célèbre au début des années 50 pour avoir pris en charge le changement de sexe de Christine Jorgensen, qu’on pourrait qualifier de première vedette transsexuelle. Son ouverture par rapport à sa dysphorie de genre tout au long des années 60 et 70 apporte beaucoup à la libération des mœurs en Amérique du Nord.

Aujourd’hui

Au Canada, Dianna Boileau est la première patiente à recourir à une chirurgie MTF. Elle reçoit d’abord de l’hormonothérapie aux États-Unis, jusqu’à ce que des groupes de recherches soient créés et qu’elle obtienne une chirurgie de changement de sexe à l’Université de Toronto en 1970. Quand elle est impliquée dans un accident de voiture en 1972, son identité sexuelle fait les manchettes.

S’il y a cent ans les personnes transgenres se faisaient opérer en secret par des chirurgiens courageux qui défiaient les lois en vigueur, aujourd’hui les chirurgies sont de plus en plus accessibles et reconnues comme l’un des traitements efficaces de la dysphorie de genre.

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L’environnement champêtre de l’Asclépiade aide à la convalescence https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/ https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/#comments Mon, 13 Jan 2020 17:42:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=944 Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

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Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

Depuis très longtemps et à travers les cultures, on attribue à la nature des propriétés de guérison. Des jardins pour malades font leur apparition pour la première fois au Moyen-Âge, dans des hôpitaux monastiques d’Europe. L’infirmière britannique Florence Nightingale, qui fut une pionnière dans les soins infirmiers modernes, a recensé les effets thérapeutiques de la nature sur l’amélioration de la guérison des patients. Selon elle, des connexions visuelles avec la nature, comme avoir des fleurs à son chevet ou percevoir la nature à travers une fenêtre, contribuent à la récupération des patients. Elle en a fait le récit dans des notes qui ont été publiées en 1860 (Notes on Nursing) .

Depuis 1970, de nombreuses études ont été effectuées sur le sujet. On sait maintenant que les arbres, les plantes et les fleurs affectent positivement le système immunitaire. On sait qu’avec la proximité de la nature au quotidien, tout le corps se porte mieux. On note moins de troubles cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, difficultés psychologiques et troubles respiratoires.

Bien sûr, rien ne vaut d’être enveloppé de nature, une promenade dans la forêt a sans conteste un effet régénérateur. Toutefois, même sans être en immersion totale, il est maintenant prouvé que le simple de fait d’avoir dans son environnement quelques arbres, quelques fleurs, des plantes à l’intérieur de la maison ou même une vue sur la nature peut apporter un effet positif sur la santé.

À la lumière de ces recherches, on peut affirmer que la maison de convalescence Asclépiade est idéalement située pour favoriser la récupération des patients. La maison est jouxtée d’un vaste jardin qui comprend plusieurs arbres matures, de nombreuses espèces de fleurs et des espaces aménagés pour la détente. Devant la maison, on peut profiter de la vue agréable de la rivière des Prairies et du parc De la Merci. Si votre condition le permet, vous pourrez arpenter les 64 000 m2 du parc De la Merci et les 28 000 m2 de l’Île Perry. Ces parcs sont plats et sillonnés de sentiers. Vous y croiserez de nombreux marcheurs, mais aussi des gens qui viennent y faire un pique-nique ou la sieste au bord de l’eau. Tout dépendant de la saison, vous y verrez peut-être aussi des oies, il semble qu’elles adorent aussi l’endroit!

Au fil des ans, de nombreux chercheurs, urbanistes, architectes paysagistes et ingénieurs se sont penchés sur les façons d’intégrer la nature aux complexes hospitaliers afin de favoriser la guérison des patients et leur bien-être. Ils tentent de recréer au mieux ce qui existe naturellement à l’Asclépiade : une demeure apaisante, entourée d’un jardin de guérison, un îlot de nature dans la ville, un endroit où il fait bon se reposer.

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Khate Lessard (Occupation Double – OD) nous raconte son expérience chez GrS Montréal https://blog.grsmontreal.com/khate-lessard-occupation-double-raconte-son-experience-grs-montreal/ https://blog.grsmontreal.com/khate-lessard-occupation-double-raconte-son-experience-grs-montreal/#comments Tue, 07 Jan 2020 03:02:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=928 Khate Lessard a été la première candidate trans à être accueillie sur le plateau de la populaire émission Occupation double.

Elle a accepté de nous accorder une entrevue exclusive pour le blogue TransAvenue.

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Khate Lessard a été la première candidate trans à être accueillie sur le plateau de la populaire émission Occupation double. Elle a accepté de nous accorder une entrevue exclusive pour le blogue TransAvenue.

Ces dernières semaines, pas une journée (ou presque) ne s’achève sans que quelqu’un lui ait parlé de sa chirurgie d’affirmation de genre effectuée au Centre métropolitain de chirurgie (GrS Montréal). Celle qui réside désormais à Laval a en effet été opérée pour une vaginoplastie.

«Lorsque j’ai commencé à penser à l’opération et que je me suis sentie prête à amorcer le processus, j’ai dû commencer par la création de mon dossier. Je ne sais pas comment ça se passe à Montréal, mais dans mon coin, en Abitibi, ça a pris plusieurs mois. Il a fallu que je rencontre plusieurs spécialistes et chacun d’eux devait remplir une lettre de recommandation», explique-t-elle.

Ainsi, au terme d’une myriade de rencontres en privé avec sexologue, psychoéducatrice, médecin de famille, psychologue et autres professionnels et spécialistes de la santé, Khate avait ce qu’il fallait pour passer à l’étape suivante. Pas moins d’un an et demi s’est écoulé entre le début du processus et le jour «J».

«Une fois sur place, j’ai été surprise de constater à quel point la clinique est belle et que toute l’équipe est aux petits soins de façon très intense! Disons que ça faisait mon affaire, car je suis une personne qui angoisse facilement. Qu’on le veuille ou non, même si on se renseigne d’abord sur le sujet, on a peur d’entrer comme dans une pièce noire en arrivant à l’hôpital… mais tout le monde a été tellement gentil! Les employés sont venus se présenter un à un. Je sentais comme une ambiance familiale. Tout le monde est calme et on a droit à une grande écoute, à tout moment. Bref, on se sent rapidement comme dans une grande maison!», expose l’ex-candidate d’OD.

L’expérience humaine

«Tout au long de mon séjour chez GrS Montréal, j’ai vraiment ressenti le côté humain. Je m’attendais à ce que ce soit comme dans un hôpital où les employés courent toujours un peu parce qu’il y a beaucoup de choses à faire, mais ce n’était pas le cas. Durant les premiers jours, ça n’a pas été sans peine, mais j’ai reçu toute l’écoute voulue», assure-t-elle.

On le devine, lorsqu’une personne connue du grand public est opérée pour une chirurgie d’affirmation de genre et que cette nouvelle est publicisée, il y a des réactions. Sans chercher à se mettre en valeur, Khate Lessard est toutefois heureuse de provoquer des réactions et de susciter des débats autour de ce thème.

«Je n’ai pas fait ça pour le «fun» ou pour avoir de l’attention. On ne peut pas faire ça pour avoir de l’attention. Je veux tellement axer ça sur le côté informatif. Il faut qu’on parle de diversité sexuelle et qu’on puisse voir ce qu’il y a autour, comme, entre autres, une vaginoplastie. Je veux contribuer à démystifier tout ça. Je veux faire de bonnes choses et de bons gestes. Si ça peut aider des gens qui auront à vivre ça, tant mieux!», estime-t-elle.

L’Asclépiade, un lieu dont on se souvient

«J’ai passé environ sept jours à l’Asclépiade. La bouffe y est vraiment excellente! Pour vrai, c’est un buffet à tous les repas. Ce n’est pas de la bouffe cheap. Je me souviens d’avoir mangé d’excellentes poitrines de poulet à la grecque, avec fromage… On sent que le chef s’amuse à faire ses menus, assure celle qui a réalisé plusieurs capsules sur le web. J’ai d’ailleurs pris le temps de parler avec lui. Il me disait qu’après une opération comme celle qu’on subissait, soit une vaginoplastie ou une phalloplastie, il est important de se nourrir d’aliments protéinés.»

Et il n’y a pas que la nourriture qui soit bien adaptée au besoin des utilisateurs : tout est pensé pour procurer confort et quiétude aux occupants de L’Asclépiade.

«Il y a un gros réfrigérateur rempli de jus de canneberge, qui sont très bons pour la vessie, et des coussins qui nous permettent de nous asseoir confortablement et sans douleur sur les chaises. C’est l’fun parce que tout le monde là-bas vit la même chose et on mange tous autour de la même table. On peut discuter et certaines personnes sont là depuis plus longtemps que d’autres. Parfois, elles donnent des conseils aux autres à propos des jours à venir et de ce qu’elles devront faire. On se sent écoutés et suivis dans toutes les démarches et tout au long du processus», conclut celle qui a étudié dans le domaine des communications.

Des suivis serrés

«Je suis revenue chez moi, mais chaque semaine, les gens de GrS Montréal font des suivis. On se parle par téléphone et par courriel et je dois aussi envoyer des photos pour qu’on s’assure que tout va bien. Je trouve ça très sécurisant. Par exemple, si un saignement survient, je n’ai qu’à prendre une photo et à l’envoyer pour rapidement recevoir une réponse», fait savoir la jeune femme.

Et l’avenir?

Bonne communicatrice, Khate Lessard est aussi devenue une amie proche de Julie Snyder. Aussi, dans un avenir rapproché, elle a comme projet de montrer de quel bois elle se chauffe au petit écran.

«J’ai toujours aimé faire toutes sortes de choses dans la vie. Actuellement, je suis ancrée dans cette vague-là, car on me reconnaît pour ça. Je vais toujours continuer de militer pour cette cause-là, mais je vais aussi faire autre chose!», promet la rafraîchissante Lavalloise.

Ceux qui la suivent l’ont adoptée et il y a fort à parier que sa carrière ne fait que commencer. Une carrière nouvelle, mais surtout : une vie nouvelle…

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Qu’est-ce que la vaginoplastie? https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-vaginoplastie/ https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-vaginoplastie/#comments Fri, 08 Nov 2019 21:52:15 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=819 La vaginoplastie est une chirurgie d’affirmation de genre qui consiste à créer une cavité vaginale et une vulve à partir des tissus génitaux existants.

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La vaginoplastie est une chirurgie d’affirmation de genre qui consiste à créer une cavité vaginale et une vulve à partir des tissus génitaux existants.

À quoi s’attendre, étape par étape?

1. Répondre aux critères

Tout d’abord, il faut répondre aux critères établis pour la chirurgie génitale par l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH). La personne désirant avoir recours à une vaginoplastie doit être majeure et en mesure d’offrir un consentement éclairé. Elle doit présenter une dysphorie du genre (une souffrance liée à la différence entre le sexe assigné à la naissance et son identité de genre), avoir toute préoccupation médicale ou mentale bien contrôlée en plus d’avoir fait 12 mois de traitement d’hormonothérapie (sauf si présence de contre-indication médicale) et de vie dans le genre congruent.

2. Consultations médicales

Les professionnels de la santé de la personne qui souhaite avoir recours à une vaginoplastie chez GrS Montréal l’orienteront normalement vers nos services.

Une équipe d’infirmières cliniciennes de la clinique préopératoire évaluera l’état de santé de la patiente en collaboration avec l’équipe médicale et sera disponible pour répondre à toutes ses questions.

Une consultation avec le chirurgien pourrait être planifiée. Ce dernier expliquera les options et les techniques chirurgicales. Le médecin exposera les risques de complication associés à la chirurgie génitale choisie. La patiente sera invitée à poser toutes ses questions sur la chirurgie, les risques et complications possibles, les soins postopératoires ou sur tout autre sujet lié à la vaginoplastie.

3. La vaginoplastie : la procédure chirurgicale

L’opération sera effectuée sous anesthésie régionale ou générale.

Tout d’abord, le chirurgien retirera le scrotum et les testicules.

Pour constituer l’ouverture de l’urètre, les lèvres, et le clitoris, le chirurgien utilisera le gland, l’urètre et de la peau provenant du scrotum. Les racines capillaires seront cautérisées pour prévenir la croissance de poils dans la cavité vaginale.

C’est le gland qui sera utilisé pour créer le clitoris. Le gland, comme le clitoris, est sensible. Ceci permet généralement de maintenir des sensations sexuelles après la chirurgie.

Une cavité vaginale sera créée. La prostate ne sera pas retirée car son ablation pourrait causer une incontinence urinaire définitive. De plus, la prostate demeure un organe sensible et une zone érogène lors de relations sexuelles impliquant la pénétration. La peau du pénis sera inversée pour créer la paroi interne du vagin. Le chirurgien utilisera aussi de la peau provenant du scrotum pour compléter la paroi vaginale.

Si le chirurgien a besoin de davantage de peau pour constituer les nouveaux organes féminins, il pourrait prélever de la peau sur une autre partie du corps comme la cuisse. Même si cette procédure est rare, vous serez informée par votre chirurgien si elle est nécessaire avant l’intervention.

Un moule sera placé temporairement dans la cavité vaginale afin d’éviter que cette dernière se referme et sera retiré entre les 5ième et 7ième jours après la chirurgie. Ensuite débuteront les dilatations vaginales qui permettront de maintenir la cavité ouverte. Notez que ces dilatations devront être maintenues à vie.

4. Après la vaginoplastie : la convalescence

Après la procédure chirurgicale et l’hospitalisation au Centre métropolitain de chirurgie, la patiente passera quelques jours de rétablissement à la Maison de Convalescence Asclépiade. Des professionnels formés répondront à ses questions et l’aideront à débuter les soins postopératoires.

En tout, la cicatrisation prendra environ un an et le processus devra être géré avec soin.

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Prise en charge de GrS Montréal https://blog.grsmontreal.com/prise-en-charge-de-grs-montreal/ https://blog.grsmontreal.com/prise-en-charge-de-grs-montreal/#comments Fri, 08 Nov 2019 19:45:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=565 Pour s’assurer que tout se passe au mieux pour sa clientèle, GrS Montréal met tout en œuvre pour que ses patients aient l’esprit en paix. L’idée seule d’une chirurgie importante peut suffire à éveiller l’anxiété chez le futur patient. Préparer et organiser sa propre convalescence quand on doit multiplier les déplacements et tout coordonner soi-même peut aussi accentuer les craintes.

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L’idée seule d’une chirurgie importante peut suffire à éveiller l’anxiété chez le futur patient. Préparer et organiser sa propre convalescence quand on doit multiplier les déplacements et tout coordonner soi-même peut aussi accentuer les craintes. Pour s’assurer que tout se passe au mieux pour sa clientèle, GrS Montréal met tout en œuvre pour que ses patients aient l’esprit en paix.

La seule chose que vous ayez à organiser, c’est votre transport jusqu’à Montréal. Si vous demeurez à plus de 200 kilomètres de nos installations vous bénéficierez d’une prise en charge de vos déplacements, de vos repas et de votre hébergement à Montréal. Notre objectif est d’éliminer tout souci de sorte que vous n’ayez qu’à vous concentrer sur votre bien-être, votre préparation à la chirurgie, vos soins et votre remise en forme.

Si vous bénéficiez du service de prise en charge, dès votre arrivée à l’aéroport, à la gare ou au terminus d’autobus, un service de limousine vous accueillera. Il vous suffira de repérer le chauffeur tenant un carton avec votre nom de famille. Il vous conduira chez un hôtelier partenaire, à Laval (la première banlieue au nord de Montréal), situé à quelques minutes de route du Complexe chirurgical CMC, dont fait partie Grs Montréal. Là, vous pourrez vous détendre, profiter d’un bon repas, et vous préparer à la chirurgie du lendemain.

Le jour de votre chirurgie, un service de transport fourni par GrS Montréal vous conduira à nos installations. Que votre intervention chirurgicale nécessite ou non une hospitalisation ou un séjour à notre maison de convalescence (Asclépiade), une fois que vous aurez obtenu votre congé, notre chauffeur vous raccompagnera soit à l’hotel, l’aéroport, la gare ou le terminus d’autobus.

Pourquoi proposer cette formule tout inclus? Nous savons qu’une chirurgie aussi importante qu’un changement de sexe est une source de stress chez un patient. Dans la plupart des cliniques de par le monde, les patients organisent eux mêmes tous leurs déplacements et se rendent par leurs propres moyens dans un hôtel pour y vivre leur convalescence. Ces hôtels ne sont pas forcément adaptés à leur condition médicale et impliquent de nouveaux déplacements pour les suivis médicaux. Ces déplacements et cette organisation sont des éléments qui ajoutent au stress de la chirurgie.

Ce que nous voulons, avec la formule tout inclus de GrS Montréal, c’est vous faire vivre plus qu’une chirurgie : nous souhaitons vous faire vivre une expérience à part entière. Nous faisons de notre mieux pour rendre ce grand moment un moment inoubliable. Nous plaçons la barre bien haute pour nous assurer que vous vous sentirez bien, que vous vivrez une réelle paix d’esprit et que vous pourrez profiter de ce séjour pour vous concentrer sur ce qu’il y a d’important : votre guérison.

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Qu’est-ce que la WPATH? https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-wpath/ https://blog.grsmontreal.com/quest-ce-que-la-wpath/#respond Fri, 08 Nov 2019 19:24:28 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=555 La World Professional Association For Transgender Health est un regroupement mondial de professionnels qui oeuvrent auprès des personnes trans et non-binaires.

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La World Professional Association For Transgender Health est un regroupement mondial de professionnels qui oeuvrent auprès des personnes trans et non binaires.

Pourquoi la WPATH est si importante dans le développement des soins de santé des trans?

Si on entend de plus en plus parler de changements de sexe, ce n’est certainement pas parce qu’il s’agit d’un signe des temps ou d’une mode passagère. Le souhait de subir une chirurgie de réassignation sexuelle est toujours le fruit d’une longue réflexion qui, le plus souvent, n’est pas de tout repos.

Cette importante décision n’est évidemment jamais prise à la légère. Au-delà des répercussions qu’une telle chirurgie aura dans la vie de la personne visée et de son entourage, on souhaite bien sûr que cette opération soit une réussite complète. Mieux encore, on veut que les personnes qui passent sous le bistouri puissent enfin évoluer de la meilleure façon qui soit et vivre «leur» vie.

L’importance du WPATH

Même si les temps ont bien changé depuis le moment où les premières opérations visant à changer le sexe étaient pratiquées, les personnes ayant eu recours à une chirurgie de réassignation sexuelle sont encore bien souvent stigmatisées. Leur réalité, encore incomprise d’une grande partie de la population, se vit souvent au sein de cercles fermés. Le soutien et les informations pertinentes proviennent le plus souvent d’organismes spécialisés dans le domaine.

À cet égard, l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres s’inscrit comme une association professionnelle consacrée à la compréhension et au traitement de la dysphorie de genre.

Fondée par le psychologue Paul Allen Walker, en 1979, cette association (qui portait le nom de Harry Benjamin International Gender Dysphoria Association à l’époque) a essentiellement comme mandat de promouvoir les soins, l’éducation, la recherche, le plaidoyer, les politiques publiques et le respect, le tout, fondés sur des données probantes en matière de santé des personnes transgenres.

«L’une des principales missions de la WPATH est de promouvoir les points forts des Standards de soins (SDS). Les SDS sont basés sur les données scientifiques disponibles à ce jour et les consensus d’experts.
Si la plupart des recherches et expériences de ce champ ont une origine nord-américaine et européenne, des adaptations des SDS à d’autres parties du monde sont nécessaires. […] Le but général des SDS est de proposer des directives cliniques aux professionnels de santé pour accompagner les personnes transsexuelles, transgenres et de genre non-conforme avec des dispositifs adaptés et efficaces, afin que ces personnes puissent trouver un confort personnel avec leur «moi genré», ceci dans un but d’optimiser leur état de santé général, leur bien-être psychologique et leur épanouissement personnel. Cette aide peut consister en soins primaires, gynécologiques et urologiques, des options de reproduction, des thérapies de la voix et de la communication, des services de santé mentale (évaluation, conseil, psychothérapie), et des traitements hormonaux et chirurgicaux»

Source : WPATH Standards de soins, version 7.

De toute évidence, l’apport d’un tel organisme joue un rôle prépondérant et permet d’outiller et de soutenir non seulement les personnes désireuses de subir une opération, mais aussi de démystifier de nombreux aspects de la transidentité.

«Au Centre métropolitain de chirurgie (CMC) de Montréal, la seule clinique spécialisée en chirurgie de réassignation de sexe au Canada, près de 500 personnes ont eu recours au bistouri l’an dernier seulement, et plus de 8300 depuis la création de la clinique en 1990. Au cours des cinq dernières années, pas moins de 1888 femmes trans s’y sont présentées pour transformer leur sexe en un organe pleinement féminin, et 264 hommes trans pour obtenir un sexe masculin»

Source: Le Devoir dans un texte daté du 23 mars 2019.

Est-ce à dire que les mentalités commenceraient réellement à changer? Quoi qu’il en soit, même si c’est le timide début d’une évolution, la WPATH aura grandement contribué à celle-ci.

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Maison de Convalescence Asclépiade https://blog.grsmontreal.com/maison-de-convalescence-asclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/maison-de-convalescence-asclepiade/#comments Fri, 08 Nov 2019 16:04:21 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=789 L’Asclépiade est une maison de convalescence, où vous pourrez vous reposer après une chirurgie génitale comme la vaginoplastie, la phalloplastie ou la métaiodoplastie.

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L’Asclépiade est une maison de convalescence, où vous pourrez vous reposer après une chirurgie génitale comme la vaginoplastie, la phalloplastie ou la métaiodoplastie.

À la croisée des chemins entre un hôpital et une maison privée, l’endroit vous permet d’y recevoir des soins pour favoriser votre guérison, dans un environnement à la fois chaleureux et spécialisé. Grâce à la présence du personnel infirmier, en fonction 24 heures sur 24, et aux bienfaits de la formule tout inclus, vous pourrez vous concentrer sur ce qui est important : vous.

L’Asclépiade est aménagée dans une maison historique de Montréal, construite autour des années 1910, dans le décor enchanteur de la Rivière des Prairies et du Parc de la Merci. Si les années ont laissé intactes la façade de la maison et son charme d’antan, l’intérieur est un mélange de boiseries anciennes et de matériaux plus récents. L’ambiance y est feutrée et intime, les couloirs sont lumineux et peints de blanc. Les chambres offrent une luminosité variable, selon l’orientation. Chacune a une fenêtre, un lit électrique ajustable, un meuble de rangement, une lampe de lecture et un téléviseur. En tout, quinze lits permettent d’y accueillir les patients, qui y séjourneront en moyenne de 7 à 10 jours, selon le type de chirurgie. La plupart des chambres sont privées, hormis deux qui sont plus spacieuses et comportent deux lits. L’intimité de chaque patient y est toutefois préservée grâce à la présence de rideaux, que l’on peut tirer entre les lits.

Sur place, le personnel infirmier agit comme partenaire de votre guérison, dans un environnement qui respecte votre intimité : aucune visite intempestive dans votre chambre, comme on le voit si souvent dans les hôpitaux. Un horaire de soins sera établi avec vous et le personnel veillera aussi à vous enseigner comment effectuer vous-même ces soins, afin que vous soyez prêt et autonome lorsque le moment sera venu de rentrer à la maison. L’Asclépiade comporte une salle d’examen médical complète pour vous y recevoir sans que vous n’ayez à quitter la maison de convalescence.

Entre les soins, que peut-on y faire? D’abord, on déguste de bons repas, qui se rapprochent plus de la cuisine du bistrot que de celle d’un hôpital : aiglefin meunière, bœuf du Bengale, cuisse de poulet BBQ en sont des exemples. Cela n’exclut toutefois pas la possibilité d’un sandwich de temps à autres. Les repas peuvent être pris dans la salle à manger commune ou dans votre chambre. Un des éléments qui marquent le passage des gens à L’Asclépiade, c’est l’esprit communautaire qui l’anime. Cette ambiance est certainement favorisée par la présence d’un salon, avec de gros fauteuils, parfaits pour la lecture ou la discussion, ainsi qu’un espace café, où vous pourrez notamment voir une carte qui illustre la provenance de la clientèle : on y vient de partout à travers le monde! Pas étonnant, puisque GrS Montréal est le seul centre médical au monde à avoir sa propre maison de convalescence!

Si le temps est clément, vous pourrez aussi profiter de la magnifique cour et vous détendre sur la terrasse aménagée à l’ombre d’un marronnier, où s’entremêlent les odeurs d’hémérocalles, d’hostas, d’hydrangées et des quelques conifères qui parsèment le terrain. Ainsi, tel le poète grec Asclépiade de Samos, peut-être vous laisserez vous aller à composer quelques vers?

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