Divers – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com Blogue de GrS Montréal Mon, 05 Feb 2024 16:13:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.1 https://blog.grsmontreal.com/wp-content/uploads/2019/09/45218_PASTILLE_CMC_GRS_Montreal_CMYK.png Divers – TransAvenue https://blog.grsmontreal.com 32 32 La maison de convalescence Asclépiade fête ses 15 ans! https://blog.grsmontreal.com/asclepiade-15-ans/ https://blog.grsmontreal.com/asclepiade-15-ans/#respond Thu, 22 Sep 2022 18:49:05 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=2065 GrS Montréal est le seul centre spécialisé en chirurgies d'affirmation de genre au monde à posséder sa propre maison de convalescence.

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GrS Montréal est le seul centre hospitalier privé au Canada spécialisé en chirurgies d’affirmation de genre qui possède sa propre maison de convalescence.

La Maison de convalescence Asclépiade, fondée en 2007, offre les soins et l’hébergement à notre clientèle trans ayant eu recours à une chirurgie d’affirmation de genre génitale. Pourquoi avoir choisi ce nom? Parce que l’asclépiade est l’unique plante qui accueille la chenille du papillon monarque pour lui permettre de se transformer en magnifique papillon. C’est une inspirante métaphore pour ce que représente la maison de convalescence pour nos patients·es. Nous y avons d’ailleurs aménagé un jardin qui a obtenu une certification Oasis pour les monarques afin d’offrir aux papillons, et aux personnes qui profitent du jardin, un endroit ressourçant et paisible.

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Petit lexique du polyamour https://blog.grsmontreal.com/petit-lexique-du-polyamour/ https://blog.grsmontreal.com/petit-lexique-du-polyamour/#respond Mon, 28 Mar 2022 16:37:37 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=2033 Dans cet article, nous tenterons de démystifier ce qu'est le polyamour dans toutes ses variations.

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Dans cet article, nous tenterons de démystifier ce qu’est le polyamour dans toutes ses variations.
Alex Simon

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Souvent quand on fait référence aux types de relations qui existent, on pense généralement à l’orientation sexuelle des personnes impliquées, par exemple des personnes hétérosexuelles ou LGBTQ+. Cependant, il existe également ce qu’on appelle « l’orientation relationnelle« . On peut la décrire comme la structure que peut prendre une relation, incluant le nombre de partenaires inclus, les sentiments ressentis envers le ou les partenaires, etc. Cet article va donc aborder le lexique de base du polyamour.

Le polyamour à proprement parler signifie le fait de maintenir plusieurs relations en même temps. Contrairement aux personnes monogames qui n’ont qu’une seule personne avec qui elles partagent une relation romantique et sexuelle, les personnes polyamoureuses ont plusieurs relations en simultanée. Ces relations peuvent être de nature romantique et/ou sexuelle. On peut également se considérer ambiamoureux·se, ce qui signifie qu’on peut être aussi confortable dans une relation de nature monogame que polyamoureuse.

L’ensemble des types de relations impliquant plus de deux personnes, n’ayant pas d’exclusivité au niveau sexuel et/ou amoureux, se nomme non-monogamie éthique. On retrouve notamment le polyamour et l’échangisme (abordé plus tard). Toutes les personnes impliquées sont en pleine connaissance des modalités d’un accord explicite incluant l’honnêteté et la communication. Il ne s’agit donc pas d’infidélité car tout le monde est informé et consent à la relation. On peut également trouver des accords établis au niveau de la protection utilisée lors des contacts physiques.

Un gros merci au groupe Polyamour Montréal pour avoir créé un glossaire duquel je me suis inspiré·e pour créer cette liste.

Termes généraux

Escalier relationnel: Dans notre société, une relation suit typiquement un cheminement normalisé. On peut s’attendre à rencontrer un·e partenaire, fréquenter la personne un certain temps, avoir ou non des relations sexuelles, se marier, avoir des enfants, etc. On appelle cela l’escalier relationnel. Plusieurs décident de structurer leurs relations autrement, par exemple ne pas se marier, ne pas avoir d’enfants, avoir uniquement des relations sexuelles et non pas des relations romantiques (ou vice-versa).

La Compersion: C’est une émotion qui peut est considérée comme à l’opposé de la jalousie. Il s’agit d’un sentiment de joie qu’on ressent lorsque notre partenaire vit du bonheur. C’est notamment le cas chez les personnes polyamoureuses lorsqu’une personne est contente de voir son ou sa partenaire vivre du bonheur chez un·e de ses autres partenaires. C’est loin d’être une émotion innée ou facile à comprendre, mais c’est avec le temps qu’on peut apprendre à reconnaître et vivre à l’égard de notre personne aimée.

Le Consentement: C’est le fait se montrer en faveur, en accord avec un acte. On peut le retirer en tout temps, sans justification, et cela même si vous avez déjà fait un tel acte par le passé (on peut penser notamment aux relations sexuelles). Sans consentement, un acte est de l’abus.

ORE/NRE: Old Relationship Energy (Énergie d’Ancienne Relation) et New Relationship Energy (Énergie de Nouvelle Relation) sont des émotions qu’on ressent par rapport à une relation. Chez une relation de longue date, cette ORE peut se distinguer par un sentiment de réconfort, de sécurité et de stabilité. Chez une relation récente, cette NRE peut se distinguer par un sentiment d’excitation ou d’euphorie.

Licorne: Une personne dite licorne est quelqu’un qui se joint à un couple existant (couple polyamoureux ou non) afin de s’engager dans une relation romantique et/ou sexuelle avec les deux membres du couple. Ce terme est parfois utilisé de manière péjorative, car il s’agit souvent d’un couple hétérosexuel monogame (appelé chasseur de licornes) qui cherche une femme bisexuelle pour des relations sexuelles dans un objectif objectifiant.

Métamour: Un métamour décrit la relation qu’ont deux personnes qui fréquentent le même individu. Par exemple, si personne B fréquente personne A et personne C (imaginez A-B-C), personne A et C sont métamours l’un·e par rapport à l’autre.

One Penis Policy (OPP): Concept habituellement mal vu dans la communauté polyamoureuse, où une personne (habituellement un homme cisgenre et hétérosexuel) exige que ses partenaires n’aient pas de relations sexuelles avec d’autres personnes ayant un pénis.

Polycule: Ayant à ses origines le mot molécule, il s’agit du groupe incluant soi-même, nos partenaires et nos métamours.

Poly(in)saturé: Lorsqu’on est dans une dynamique polyamoureuse, être polysaturé·e signifie qu’on a atteint notre nombre maximal de partenaires qu’on peut gérer en simultané. Au contraire, être polyinsaturé·e signifie qu’on n’a pas encore atteint cette limite.

Veto: Un veto est une entente qui permet à une personne de mettre un terme à une relation additionnelle de son partenaire ou refuser que certaines relations aient lieu. Il est plus souvent utilisé chez les débutant·es en polyamour et est moins bien vu par les personnes plus expérimentées.

Types de relation

Anarchie relationnelle: Il s’agit d’une structure où l’on applique des principes reliés à l’anarchie à l’ensemble de nos relations. Quelques valeurs incluent l’autonomie, des pratiques non-hiérarchiques (où il n’y a pas de relations qui aient plus d’importance qu’une autre) et l’anti-normativité.

DADT: Un acronyme pour Don’t Ask Don’t Tell, dans le monde de la non-monogamie éthique cela signifie une entente dans laquelle on choisit de ne pas dévoiler des détails de nos autres relations à notre partenaire. Ce n’est pas un concept hyper fréquent dans la communauté, car on le perçoit souvent comme non-éthique en raison de sa contradiction aux principes d’honnêteté et de communication ouverte.

Contrat de protection/fluid bonding: Il s’agit d’une entente où on vise à réduire l’échange de fluides corporels et de contacts sexuels sans protection.

Friends With Benefits (FWB): La version anglophone d’Ami·es Avec Avantages, cette dynamique relationnelle prend forme lorsqu’on établit une amitié incluant des activités sexuelles sans pour autant avoir d’attentes liées à des relations amoureuses.

Kitchen table: Il s’agit d’une forme de polyamour où les partenaires et leurs métamours respectifs·ves établissent un réseau avec comme valeur centrale le fait de se rencontrer pour parler de défis que rencontre la polycule ou faire des activités ensemble. Il s’agit de l’opposé du polyamour en parallèle (voir plus bas).

Relation poly mixte: Lorsqu’une personne polyamoureuse a une relation avec une personne monoamoureuse ou monogame.

Polyamour parallèle: Structure de polyamour où les relations d’une personne sont indépendantes les unes des autres, ayant peu ou pas de contact entre les métamours. Il s’agit de l’opposé du style kitchen table.

Polyfidélité/relation fermée: Type de polyamour impliquant plus de deux personnes, mais où chacun·e des partenaires ne recherche pas d’autres personnes supplémentaires en dehors de la relation. Si on décide de rechercher des partenaires supplémentaires, on fait cela avec l’approbation et le consentement de toutes les personnes impliquées.

Relation égalitaire: Synonyme de relation non hiérarchique, il s’agit d’une relation dans laquelle aucun invididu de la polycule n’a de priorité sur autrui. Il s’agit de l’opposé d’une structure hiérarchique.

Triade: Relation composée de trois personnes, dont les trois personnes sont impliquées dans des relations sexuelles et émotionnelles les unes avec les autres.

Relation en N: Impliquant habituellement deux couples, où un·e des membres du premier couple fréquente une personne du deuxième couple.

Relation en V: Relation impliquant trois personnes, où une personne a des relations romantiques et/ou sexuelles avec les deux autres personnes, mais ces dernières n’ont pas de relations entre elles.

Relation ouverte: Relation qui est exclusive au niveau romantique, mais pas au niveau sexuel. Certaines personnes utilisent ce terme comme synonyme de polyamour (c’est souvent le cas dans les communautés de libertinage et d’échangisme), mais ce n’est pas toujours le cas. Pour d’autres, ce terme est seulement utilisé pour décrire des relations sexuelles non monogames.

Solo poly: Il s’agit d’une approche du polyamour où une personne met l’accent sur l’autonomie, ne pas avoir besoin de la permission d’autrui pour choisir ses propres relations et la flexibilité de la forme des relations à proprement parler.

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Consentement 101 https://blog.grsmontreal.com/consentement-101/ https://blog.grsmontreal.com/consentement-101/#respond Mon, 13 Sep 2021 14:51:27 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1882 Bien que le consentement soit un concept important dans tous les aspects de notre vie, le consentement est essentiel lorsqu'il s'agit de relations amoureuses et sexuelles.

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Bien que le consentement soit un concept important dans tous les aspects de notre vie, le consentement est essentiel lorsqu’il s’agit de relations amoureuses et sexuelles.
Alex Simon

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Le consentement est un accord pour participer à des activités sexuelles. Vous et votre (vos) partenaire(s) devez être à l’aise, disposé·es, enthousiastes et libres de participer à une activité donnée. Le consentement librement communiqué permet de respecter les limites de chacun·e. Cela signifie notamment que le consentement ne peut être donné si la personne est contrainte ou menacée. Planned Parenthood utilise l’acronyme FRIES : Franchement/Librement donné, Réversible, Informé, Enthousiaste et Spécifique.

Une personne doit être dans un état où elle est effectivement capable de consentir, que ce soit de façon verbale ou non. Cela signifie que si vous êtes mineur·e, en état d’ébriété, inconscient·e ou autrement incapable de donner votre permission pour une activité, il n’y a pas de consentement. Un autre contexte où le consentement ne peut pas être donné librement est celui où il existe une dynamique de pouvoir entre les personnes concernées, comme par exemple un·e patron·ne avec son employé·e, un·e enseignant·e avec un·e élève, etc. D’autres exemples de violation du consentement incluent le refus de reconnaître un « non » ou celui de supposer qu’une personne porte certains vêtements pour une invitation à avoir des relations.

Le consentement peut être retiré à tout moment, même si vous avez dit « oui » plus tôt. Le retrait du consentement peut se faire par des mots (« non », « arrête », etc.) Dire ou avoir dit « oui » dans le passé à une certaine activité sexuelle n’implique pas que vous ou votre partenaire consentiez toujours à cette activité. Si vous ou votre partenaire hésitez ou n’êtes plus à l’aise de continuer, l’activité doit cesser immédiatement. Les réactions corporelles comme d’avoir une érection ou être lubrifié·e, ne consistent en rien à un consentement car ces mécanismes sont involontaires.

Si un type d’activité sexuelle, y compris les baisers, le sexe oral ou les rapports sexuels, est imposé à quelqu’un, il s’agit d’une agression sexuelle et d’un crime. Il est important de se rappeler que si vous avez été agressé·e, à tout âge et en toutes circonstances, ce n’est pas votre faute. Il existe des ressources pour vous aider psychologiquement et émotionnellement, ainsi que des ressources juridiques si vous décidez de porter plainte contre le ou les agresseur·es.


Ressources (pour le Québec)

CAVAC: Centre d’aide aux victimes d’actes criminels; varie par région (Montréal: 514-277-9860).
CALACS: Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel; varie par région.
CVASM: Ligne-ressource provinciale + Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal, 1 888 933-9007 ou Montréal: 514-933-9007.
Pour de l’assistance immédiat appelez 911, ou pour déposer une plainte visitez le poste de police de votre quartier.

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Célébrités LGBTQ+ racisées https://blog.grsmontreal.com/celebrites-lgbtq-racisees/ https://blog.grsmontreal.com/celebrites-lgbtq-racisees/#respond Wed, 09 Jun 2021 17:33:43 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1812 Bien que le Mois de l’histoire des Noir.es soit passé, il est important de continuer à souligner les contributions des personnes racisé.es, des célébrités et des individus de tous les jours. Dans le cadre de cet article, une liste non exhaustive décrira certains.nes des militant.es et influenceur.euses d'aujourd'hui et de l'histoire récente.

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Bien que le Mois de l’histoire des Noir.es soit passé, il est important de continuer à souligner les contributions des personnes racisé.es, des célébrités et des individus de tous les jours. Dans le cadre de cet article, une liste non exhaustive décrira certains.nes des militant.es et influenceur.euses d’aujourd’hui et de l’histoire récente.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 23 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Don Lemon est présentateur et journaliste de CNN News. Il s’est affiché publiquement comme étant gai dans son mémoire de 2011 Transparent, devenant un modèle pour les hommes noirs homosexuels qui se lancent dans l’industrie du journalisme.

Raven-Symoné est une actrice et chanteuse connue pour ses rôles dans les émissions The Cosby Show et That’s So Raven ainsi que dans des films comme The Cheetah Girls. Elle s’est identifiée comme membre de la communauté LGBTQ+ au milieu des années 2010, mais déclare ne pas souscrire à des étiquettes particulières.

Frank Ocean est un chanteur, auteur-compositeur et rappeur connu pour son style R&B alternatif. Il a publié une lettre sur son blogue Tumblr en 2012 exprimant ses sentiments envers un autre homme. Il a publié un essai en 2016 à la suite du massacre du Pulse Nightclub, montrant sa frustration et expliquant comment dans de nombreux cas la haine perpétrée envers les autres se transmet de génération en génération.

Angel Haze est un rappeur agenre et pansexuel. Elle utilise les pronoms lui et elle, et dans une entrevue avec Buzzfeed en 2015, il a déclaré: « Je ne me considère pas comme un sexe. Je me considère comme une expérience. » Il écrit et chante souvent à propos de divers sujets tels que l’homophobie, le racisme et la santé mentale.

Audre Lorde était une auteure, féministe et militante des droits civiques. Elle est connue pour ses écrits avec une perspective intersectionnelle. Sa poésie était souvent liée aux mouvements des droits civiques, aux handicaps, à son identité lesbienne et à son identité de femme noire. Elle a également abordé des sujets tels que la masculinité noire toxique et le statut socio-économique. Ses écrits ont contribué à ce que l’on appelle le discours féministe de la troisième vague.

Tracy Chapman est une chanteuse américaine connue pour des chansons comme Fast Car et Baby Can I Hold You. Elle a remporté quatre Grammy Awards et sa discographie s’étend sur plus de deux décennies. Elle parle rarement de son orientation sexuelle mais était en couple avec son ancienne partenaire Alice Walker dans les années 1990. Active sur les scènes sociale et politique, elle performe souvent lors d’événements caritatifs.

James Baldwin était un auteur, dramaturge, poète et militant des droits civiques. Sa carrière littéraire s’étend des années 50 aux années 80. Son activisme social et politique était omniprésent non seulement dans sa vie quotidienne, mais sous la forme de sujets présentés dans ses œuvres et leurs protagonistes respectifs. Deux de ses manuscrits, Remember This House et If Beale Street Could Talk ont été transformés en documentaire I Am Not Your Negro (2016) et en film If Beale Street Could Talk (2018).

Janet Mock est écrivaine, animatrice de télévision et militante des droits des personnes trans. Après avoir obtenu sa maîtrise en journalisme, elle a travaillé plusieurs années au magazine People en tant que rédactrice en chef. Elle s’est dévoilée en tant que femme trans en 2011 dans le magazine Marie Claire, puis est devenue militante dans les médias pour des causes sociales. Elle a écrit plusieurs mémoires et est devenue la première femme trans de couleur à obtenir un accord de production avec une grande société de contenu, dans son cas Netflix.

Laverne Cox est une actrice et une militante LGBTQ+. Elle est devenue célèbre dans son rôle dans la série Netflix Orange is the New Black, devenant par la suite la première femme trans à être nominée pour un Emmy pour son rôle. Elle a également joué et a été la productrice exécutive du documentaire Disclosure, qui traite de la représentation d’individus trans et non binaires dans la culture et les médias américains.

Janelle Monáe est une auteure-compositrice-interprète et actrice. Elle a sorti trois albums studio en 2010, 2013 et 2018, et s’est aventurée dans le cinéma en 2016 dans le film à succès Hidden Figures. Elle s’identifie à la fois comme bisexuelle, pansexuelle et non binaire.

Amandla Stenberg est une actrice et chanteuse. Son premier rôle grandement connu était dans le film Hunger Games, et a fait de nombreuses apparitions au cinéma, à la télévision et dans des vidéoclips. Elle utilise à la fois des pronoms féminins et neutres, et s’identifie comme homosexuelle et non binaire.

Lil Nas X est un rappeur, chanteur et auteur-compositeur. Il a été catapulté sous les projecteurs avec son hit country rap Old Town Road. Il s’est affiché comme étant gai après la sortie de cette chanson et est devenu le premier artiste noir LGBTQ+ à remporter un prix de la Country Music Association.

Angela Davis est une militante politique et universitaire. Elle fait partie du mouvement populaire contre le «complexe prison-industriel», un mouvement d’abolition des prisons. Pendant plus de cinq décennies, elle a soutenu de nombreux mouvements de justice sociale tels que les droits LGBTQ+, la libération des Noir.es, la solidarité palestinienne et contre le racisme et le sexisme. Aux côtés de l’activiste Kimberlé Crenshaw, elle a fondé l’African American Alliance 2000, un groupe de féministes noirs. Elle s’identifie comme lesbienne et vit avec son partenaire de vie.

Marsha P. Johnson était une militante de la libération gaie et une ancienne combattante du Stonewall Riot. Aux côtés de Sylvia Rivera, elle a fondé l’organisation Street Transvestite Action Revolutionaries (STAR) et était une militante contre le SIDA. Elle a malheureusement été retrouvée morte en 1992, la cause de son décès étant officieusement considérée comme un homicide.

Backxwash est une rappeuse zambo-canadienne basée à Montréal. Elle s’identifie trans en 2018 après la sortie de son premier EP F.R.E.A.K.S. Son album 2020 God Has Nothing to Do with This Leave Him Out of It a remporté le prix de musique Polaris 2020.

Munroe Bergdorf est une mannequin et activiste britannique. Ouvertement trans depuis l’âge de 24 ans, elle a commencé sa carrière de mannequin avec la motivation d’apporter de la diversité à l’industrie. Elle fait fréquemment des apparitions en tant que commentatrice dans des talk-shows britanniques et s’exprime sur de nombreuses causes, notamment le racisme, la transphobie et la misogynie.

Mlle Major Griffin-Gracy est une militante et une dirigeante communautaire. Elle défend notamment les femmes trans incarcérées racisées, en étant entre autres la directrice originale du Transgender Gender Variant Intersex Justice Project. Parmi les autres efforts communautaires dans lesquels elle a été et continue d’être impliquée, citons l’aide aux personnes souffrant de toxicomanie et d’itinérance, aux travailleur.euses du sexe, aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, aux personnes à faible revenu et aux victimes de brutalités policières.

Elle Hearns est une militante des droits trans qui a cofondé le Black Lives Matter Global Network. Son intérêt pour le mouvement des droits civiques et des militants comme Malcolm X l’a amenée à devenir organisatrice au niveau jeunesse. Elle a aidé à organiser la conférence de trois jours The Movement for Black Lives en 2015 et a fondé le Marsha P. Johnson Institute.

Indya Moore est un.e acteur.ice et mannequin connu.e pour son rôle dans la série Pose. Iel a commencé sa carrière de mannequin à l’âge de 15 ans avec des marques tels que Dior et Gucci. Iel est non binaire et est la première personne trans à figurer sur la couverture de l’édition américaine du magazine Elle.

Monica Roberts était une écrivaine et une défenseure des droits trans. Elle a été la fondatrice et la rédactrice principale du blogue TransGriot, qui a attiré l’attention sur les questions relatives aux femmes trans. Elle a également apporté à un public plus large la couverture médiatique des victimes trans d’homicides aux États-Unis.

Angelica Ross est une femme d’affaires, actrice et militante des droits des personnes trans. Elle est la PDG et fondatrice de la société de technologie TransTech Social Enterprises, et joue dans les émissions Pose et American Horror Story.

Travis Alabanza est un.e artiste britannique de la performance transféminine. Iel a donné des conférences et a présenté lors de panels sur des sujets tels que le racisme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Iel plaide pour l’inclusion des personnes trans et non conformes dans le genre dans le courant féministe.

Willow Smith est une chanteuse et actrice avec plusieurs albums à son actif. Son single Whip My Hair a atteint le platine en 2009 et a remporté plusieurs prix pour ses activités musicales. Elle s’est identifiée comme bisexuelle et polyamoureuse en 2019.

Kehlani est une chanteuse de R&B et de hip-hop. Elle a soutenu Halsey et Demi Lovato lors de leurs tournées, a sorti deux albums et a été nominée aux Grammy Awards à plusieurs reprises. Elle s’est révélée queer et pansexuelle sur les réseaux sociaux.

Billy Porter est un artiste, acteur et musicien de Broadway. Il a joué dans la pièce Kinky Boots à Broadway en 2013 et 2017, et joue un rôle récurrent dans la série Pose. Il orne également la couverture des magazines et des articles de mode avec ses ensembles colorés sur le tapis rouge.

Alex Simon

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La représentation de la transidentité dans les émissions de drag https://blog.grsmontreal.com/drag/ https://blog.grsmontreal.com/drag/#respond Tue, 06 Apr 2021 19:18:35 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1767 Le drag est une forme d’art qui s’étend sur des décennies, sa raison d’exister et ses formes d’existence varient au fil du temps.

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Le drag est une forme d’art qui s’étend sur des décennies, sa raison d’exister et ses formes d’existence varient au fil du temps.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Autrefois une forme de survie pour les individus de genres non conformes, l’art du drag sert désormais également de forme d’expression et de divertissement. Et tandis que des émissions populaires telles que Rupaul’s Drag Race et ses nombreuses séries dérivées ont fait face à des problèmes au fil des ans en raison notamment du manque d’inclusivité et de la représentation parfois discutable de la non-conformité de genre et de la féminité en général, de nombreux·euses candidat·es trans et non-binaires ont honoré la scène et ont créé un précédent pour la représentation future. Tous les candidat·es mentionné·es ci-dessous n’étaient pas nécessairement ouvertement sortis·es du placard au moment du tournage de l’émission, mais tous·tes les candidat·es qui sont sortis·es pendant ou après l’enregistrement ont été inclus·es. Voici un aperçu des personnes ayant participé à RuPaul’s Drag Race USA, Drag Race Canada, Drag Race UK, Drag Race Thaïlande, Drag Race Holland et Boulet Brother’s Dragula.

*Avertissement : La suite contient des spoilers*

États-Unis

Les saisons 1 et 11 sont les saisons où y figurent le moins de concurrents·tes trans ou non-binaires connu·es.

La deuxième saison nous a fait connaître Sonique, qui a dévoilé sa transidentité lors de l’épisode de retrouvailles de la saison. Pandora Boxx, qui a terminé en cinquième position de la saison 2 et a été la première éliminée dans All Stars 1, en affichant une fluidité de genre en 2016.

La troisième saison présentait Carmen Carrera et Stacy Layne Matthews. Carrera est connue pour son style de drag « nu » et travaille maintenant comme mannequin et militante des droits des personnes trans. Matthews est connue comme une reine de la musique country qui a également fait une apparition dans la quatrième saison de Drag Race All Stars.

La quatrième saison a réuni trois candidates trans : Kenya Michaels, Lashauwn Beyond et Jiggly Caliente. Michaels, mesurant seulement cinq pieds, est une reine portoricaine qui s’est classée cinquième au cours de la saison. Elle a également survécu à la fusillade de masse au club de nuit Pulse en Floride en 2016. Lashauwn Beyond, qui a prononcé la célèbre phrase « Ce n’est pas la course de meilleure amie de RuPaul », a été la deuxième reine à être éliminée au cours de la saison. Caliente est arrivée à la huitième place lors de la quatrième saison. Elle s’est également affichée comme personne trans en 2016 et a du succès dans le domaine musical et à la télévision, interprétant un personnage récurrent dans la populaire émission Pose.

La cinquième saison a réuni trois reines trans et non-binaires: Monica Beverly Hillz, Honey Mahogany et Jinx Monsoon. Hillz a été la troisième reine à être éliminée au cours de la saison et s’est affichée en tant que femme trans peu de temps avant son élimination. Mahogany a été éliminée dans l’épisode suivant aux côtés de Vivienne Pinay lors de la première double élimination de la série. Elle travaille maintenant comme élue dans l’État de Californie. Le·a concurrent·e de formation musicale Jinx Monsoon (non-binaire) a remporté la saison cinq et détient le record de semaines consécutives dans « le top » (neuf semaines).

La saison six se démarque avec sept concurrent·es trans et non-binaires, le décompte le plus élevé dans la franchise de la série. Kelly Mantle a été parmi les premières éliminées lors de la première émission scindée en deux parties de la saison (le groupe ayant été divisé en deux). April Carrion, qui s’est classée 11e au cours de sa saison, s’est décrite « genderqueer » en 2016 lors de la journée nationale du Coming Out. Gia Gunn, la cinquième reine à avoir été éliminée au cours de la saison, a également participé à Drag Race All Stars 4, où elle s’est classée huitième. Elle a affiché sa transidentité lors de la première de All Stars 4. Laganja Estranja s’est classée huitième au cours de la saison et travaille maintenant sur sa carrière musicale en plus de militer pour la légalisation du cannabis. BenDeLaCreme s’est classée cinquième au cours de cette 6e saison et s’est éliminée elle-même de façon choquante lors de son passage à All Stars 3. Elle a travaillé aux côtés de sa compatriote Jinx Monsoon sur de nombreuses productions musicales. Adore Delano et Courtney Act ont atteint la finale de la saison six, mais n’ont pas été couronné·es.

La septième saison a présenté deux reines genderfluid, Miss Fame et Violet Chachki. Toutes deux connu·es sous le style de reines de la mode, Fame est arrivé·e à la septième place et Chachki a remporté·e la couronne.

Lors de la huitième saison, la reine de New York Bob the Drag Queen a remporté la saison.

La saison neuf a également mis en lumière de nombreux·euses concurrent·es trans et non-binaires. Aja, qui ne se considère plus comme une drag queen mais plutôt comme un·e artiste et un·e rappeur·se, est arrivé·e à la neuvième place lors de la saison neuf et à la septième place dans All Stars 3. Valentina, une reine latinx devenue célèbre pour avoir tenté un lip-sync sur une chanson avec un masque au visage, est arrivé.e à la septième place de la saison neuf ainsi que dans All Stars 4. Nina Bo’Nina Brown, connue pour son maquillage inspiré du cosplay, a terminé sixième au cours de cette saison. Trois reines trans et non·binaires ont été placées en finale de la saison neuf: Peppermint, Sasha Velour et Shea Coulée. Peppermint et Sasha Velour ont fait un lip-sync en finale, Velour prenant la couronne. Coulée a remporté la victoire dans All Stars 5.

Deux reines de la saison 10 se sont affiché·es comme étant non-binaires. La reine new-yorkaise Yuhua Hamasaki s’est classée douzième au cours de la saison. Eureka O’Hara, qui a initialement participé à la saison neuf mais a dû partir en raison d’une blessure au genou, s’est rendu·e à la finale mais n’a pas remporté la couronne.

Cinq concurrents·es de la saison douze se présentent en tant que personnes non-binaires: Dahlia Sin, Nicky Doll, Rock M Sakura, Crystal Methyd et Gigi Goode. Sin, Sakura et Doll ont été les trois premières reines à être éliminées, dans cet ordre. Crystal Methyd et Gigi Goode se sont rendus·es à la finale, mais ont tous·tes deux perdu leur chance de remporter la couronne dans une lip-sync virtuel (pandémie oblige).

La saison 13, diffusée en ce moment, présente le premier homme trans de la franchise, Gottmik.

Canada

Bien que Canada’s Drag Race n’ait été diffusée que pour une seule saison à ce jour, deux concurrents·es non-binaires sont déjà monté·es sur scène. La reine de la Colombie-Britannique, Ilona Verley, s’est révélé·e bispirituelle et genderfluid vers le début de la saison, et est originaire de la Première Nation Nlaka’pamux. Scarlet Bobo, qui utilise des pronoms neutres, a atteint la finale et a été finaliste pour la couronne.

Royaume-Uni

Avec la première saison en ondes en 2019 et la deuxième saison qui a débuté le 14 janvier, de nombreux·ses candidat·es non-binaires ont participé ou seront en compétition. La première saison nous a apporté Gothy Kendoll, Crystal, Blu Hydrangea et Divina De Campo. Kendoll, avec son inexpérience, a été la première à être éliminée. Crystal, qui n’avait pas peur de montrer ses poils sur la poitrine et sa voix grave tout au long de la saison, s’est classée sixième au classement général. La reine irlandaise Blu Hydrangea a remporté de manière non-officielle le titre de Miss Congeniality au cours de la saison et s’est classée cinquième au classement général. Elle a également de plus en plus de fans sur TikTok en arborant divers looks de maquillage. Divina De Campo, connue pour son coup de sifflet lors d’un défi de groupe aux côtés de sa compatriote reine non-binaire Blu Hydrangea, s’est dirigée vers la finale mais a perdu sa chance de remporter la couronne. C’est l’une des rares reines de la franchise à ne jamais avoir été à risque d’être éliminée. Avec la saison deux, deux reines se sont révélées non-binaires: Bimini Bon Boulash et Ginny Lemon.

Thaïlande

La première saison, diffusée en 2018, a présenté Meannie Minaj qui a ouvertement discuté de sa transition pendant le tournage. Elle a cependant été la première reine à être éliminée. En 2019, Kandy Zyanide et Angele Anang sont montées sur scène. Zyanide a été initialement éliminée au cours du quatrième épisode, mais a été ramenée et est finalement devenue la favorite des fans et finaliste pour la couronne. Anang a remporté le titre de « Thailand’s Next Drag Superstar ».

Pays-Bas

Drag Race Holland est l’un de nouveaux « spin-offs » (produit dérivé) de la franchise et n’a actuellement qu’une saison. Ma’Ma Queen, la seule reine ouvertement non-binaire de la saison a été éliminée lors de la finale mais a remporté le titre de Miss Congeniality.

Dragula

Dragula des Frères Boulet établit des parallèles avec la franchise principale de Drag Race, mais se penche sur des styles plus alternatifs et basés sur l’horreur. Il y a moins d’informations dans les médias concernant les identités de genre des candidats·es, alors j’oublie peut-être certains·es concurrent·es. Mes excuses à l’avance.

Lors de la première saison en 2017, seuls·es neuf concurrent·es sont montés·es sur scène. Vander Van Odd, qui s’affiche genderqueer, a remporté le titre de premier Supermonster Drag au monde.

Trois reines non-binaires se sont hissées au sommet de la saison 2: James Majesty et Victoria Elizabeth Black étaient finalistes pour la couronne et Biqtch Puddin a remporté le titre.

Trois concurrents·es trans et non-binaires ont également été présentés·es lors de la saison 3: Maxi Glamour (8e place), Hollow Eve (7e place) et Priscilla Chambers (finaliste).

Alex Simon

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Le spectre de l’asexualité et de l’aromantisme https://blog.grsmontreal.com/asexualite-aromantisme/ https://blog.grsmontreal.com/asexualite-aromantisme/#comments Wed, 03 Feb 2021 17:45:19 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1741 L'asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d'attirance sexuelle ressentie envers les autres.

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L’asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d’attirance sexuelle ressentie envers les autres.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Souvent, lorsqu’il s’agit d’orientations à l’intérieur et à l’extérieur de la communauté LGBTQ+, le suffixe -sexuel.le est utilisé, par exemple homosexuel.le, bisexuel.le et hétérosexuel.le. Le préfixe utilisé avant -sexuel.le distingue envers qui vous êtes attiré.e. Cependant, que se passe-t-il si vous ne ressentez pas d’attirance sexuelle envers les autres? Ou une attirance romantique, d’ailleurs? Vous n’êtes pas anormal.e, vous faites peut-être partie du spectre de l’asexualité et/ou de l’aromantisme.

L’asexualité, en tant que terme générique, fait référence au manque d’attirance sexuelle ressentie envers les autres. Ceci est différent de la libido, qui se rapporte à la pulsion que l’on pourrait ressentir pour agir sur lesdits désirs sexuels. Il diffère également du célibat, dans lequel une personne choisit de ne pas se livrer à une activité sexuelle. L’asexualité est un spectre, ce n’est pas tout noir ou blanc, d’où l’existence de sous-catégories au sein de l’asexualité, des étiquettes avec lesquelles vous pouvez ou non vous sentir plus aligné.e. Les personnes qui sont sur le spectre de l’asexualité peuvent se définir comme « ace ».

La demisexualité est une orientation dans le spectre de l’asexualité. Cela se rapporte au fait que quelqu’un ne ressent pas d’attirance sexuelle envers une autre personne à moins qu’un lien émotionnel fort ne se soit déjà formé. La gris-sexualité, parfois appelée gray-ace, fait référence à la zone grise existant dans l’asexualité. Puisque chaque individu vit l’asexualité à sa manière, ce terme peut englober les zones grises présentes dans un si large spectre. Réciprosexuel.le fait référence à une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle envers quelqu’un tant que cette personne n’est pas attirée par iel. Akoisexuel.le, ou lithsexuel.le, se réfère à quelqu’un dont l’attirance pour un.e autre s’estompe avec le temps si ladite attirance se voit être réciproque. Aceflux fait référence à une personne dont l’orientation sexuelle fluctue dans le temps. Pour certain.e.s, les fluctuations demeurent dans le spectre de l’asexualité. Pour d’autres, elles pourraient parfois s’aventurer en dehors de ce dernier.

Il existe une pléthore d’identités qui relèvent du spectre de l’asexualité. Ces identités peuvent également tomber dans le spectre de l’aromantisme, c’est-à-dire ceux qui ne ressentent pas d’attirance romantique envers les autres. Ces personnes peuvent s’appeler « aro » pour faire court. Les identités listées ci-dessus peuvent s’appliquer au spectre aromantique en changeant le suffixe -sexuel.le par le suffixe -romantique. Par exemple, les individus gris-romantiques ont le sentiment que leur attraction romantique se situe dans les zones grises du spectre aromantique.

Pour certaines personnes, leur attirance romantique et leur attirance sexuelle correspondent. Par exemple, vous pourriez être homoromantique et homosexuel.le, ce qui signifie que vous êtes à la fois attiré.e romantiquement et sexuellement par le même genre. Cependant, ils pourraient se différencier, conduisant à l’importance de distinguer ces deux axes d’attraction. Dans mon cas, je me considère comme panromantique et gris-sexuel.le. Je suis attiré.e de manière romantique par les autres, quelle que soit leur identité de genre, et mon attirance sexuelle pour les autres se situe dans les zones grises de l’asexualité. C’est ce qu’on appelle le Split Attraction Model (SAM).

Celleux qui se considèrent comme étant sur le spectre de l’asexualité et/ou de l’aromantisme font partie de la communauté LGBTQ+ car leur orientation sexuelle et/ou romantique diffère de celle d’une personne cisgenre, hétéro-romantique ET hétérosexuel.le.

Comme d’autres membres de la communauté LGBTQ+, les personnes asexuel.les et aromantiques peuvent être victimes de discrimination en raison de leur orientation. Les normes culturelles et sexuelles pourraient exclure ces communautés de la discussion, de nombreuses personnes ne sachant même pas ce que sont l’asexualité et l’aromantisme. Certain.es pourraient, à tort, concevoir ces orientations comme la conséquence d’un traumatisme sexuel ou de l’idée que la personne n’ait pas encore « trouvé le/la bon.ne partenaire ». Cela contribue au « gaslighting » et à l’invisibilité desdites personnes et de leurs identités, ce qui peut à son tour conduire à des sentiments tels que la honte intériorisée.

En bref, bien qu’iels puissent être des sous-communautés moins connues (du moins pour le moment) au sein de la famille LGBTQ+, les personnes asexuel.les et aromantiques méritent tout autant le soutien de leurs cercles sociaux et du domaine médical. Les personnes asexuel.les et aromantiques au sein de leurs continuums respectifs sont capables de créer des liens importants avec les autres, à leur manière.

Alex Simon

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Qu’est-ce que la testostérone? https://blog.grsmontreal.com/testosterone/ https://blog.grsmontreal.com/testosterone/#respond Fri, 06 Nov 2020 15:46:32 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1670 La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d'hydrogène et d'oxygène.

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La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 22 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Pour celleux qui se demandent comment commencer ou poursuivre leur transition, l’hormonothérapie ou le traitement hormonal substitutif (communément appelé THS ou HRT) pourrait être une pièce du puzzle qui aidera à soulager votre dysphorie de genre. Cependant, la plupart des gens ne connaissent pas nécessairement les effets que le THS pourrait avoir sur leur corps à la fois temporairement et définitivement.

Étant un.e amoureux.euse des sciences, j’aimerais prendre le temps de présenter les hormones généralement impliquées dans le THS, la testostérone et les œstrogènes, dans deux articles distincts. Même si je possède un diplôme en biotechnologie, je tiens à préciser que je ne suis en aucun cas médecin, veuillez donc contacter votre médecin ou votre endocrinologue pour valider toute question ou préoccupation que vous pourriez avoir.

La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol et elle est composée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Dans le cas d’un traitement hormonal substitutif, elle est responsable de l’activation de certaines caractéristiques sexuelles secondaires chez les individus AFAN (Assigné Femme à la Naissance) et les personnes intersexes. Elle augmente également la production de cellules sanguines. Elle est administrée soit sous forme d’injection ou sous forme de gel ou de patch appliqué sur la peau. La posologie de la testostérone (ou T, en abrégé) varie, il est donc préférable de parler avec votre médecin des changements que vous souhaitez obtenir, de votre état de santé actuel et de certains facteurs de risque comme les maladies cardiovasculaires.

Les changements induits par la testostérone peuvent être temporaires ou permanents, et le délai dans lequel ces changements peuvent se produire varie d’une personne à une autre. Certaines personnes peuvent expérimenter tous les changements généralement associés à la testostérone, tandis que d’autres peuvent n’en ressentir que quelques-uns. Certaines personnes peuvent remarquer ces changements presque immédiatement après le début du traitement, tandis que chez d’autres ça peut prendre plus de temps.

Les premiers changements à apparaître incluent un teint huileux et de l’acné, qui apparaissent généralement du premier au sixième mois. Ensuite, dans les deux à six mois, vos règles cesseront. Ces deux changements sont réversibles, c’est-à-dire qu’ils reviendront à leur état initial à l’arrêt du traitement. Les autres changements considérés comme réversibles comprennent la croissance des poils du visage et du corps (trois à six mois), la redistribution de la graisse corporelle (trois à six mois; moins de graisse sera distribuée autour de vos hanches et aura plutôt tendance à s’accumuler autour de la taille) et une augmentation de la masse musculaire (six à douze mois).

D’autres changements induits par la testostérone prennent beaucoup plus de temps pour être annulés lors d’un arrêt du traitement et peuvent même être irréversibles. Ceux-ci incluent un ton plus grave de la voix (trois à douze mois), l’hypertrophie du clitoris (trois à six mois) et une légère perte possible des cheveux (dans les douze mois).

Il existe d’autres risques et complications liés à la testostérone. Ceux-ci incluent la prise de poids, l’apnée du sommeil, les problèmes cardiovasculaires (si le risque est déjà présent au sein de votre famille ou votre état de santé personnel) et un risque accru possible d’effets psychiatriques si vous avez déjà une affection sous-jacente qui implique des symptômes de manie ou de psychose.

Alex Simon

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Quel est le code d’éthique de GrS Montréal? https://blog.grsmontreal.com/code-ethique-valeurs/ https://blog.grsmontreal.com/code-ethique-valeurs/#respond Wed, 28 Oct 2020 15:52:51 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1658 L'intention derrière chaque geste posé entre les murs de GrS Montréal est positive et se veut constructive, respectueuse et responsable.

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L’intention derrière chaque geste posé entre les murs de GrS Montréal est positive et se veut constructive, respectueuse et responsable.

Aux codes d’éthique standards édictés par les ordres professionnels auxquels appartiennent la plupart des employé·es de GrS Montréal s’ajoute une façon de faire très personnelle, en phase avec la volonté de fournir une prestation de service supérieure ayant comme objectif de répondre de la meilleure façon qui soit aux besoins spécifiques de chaque patient·e, toujours, dans le plus grand respect.

« Ce ne sont pas tous nos employé·es qui font partie d’un ordre professionnel, mais essentiellement, notre code d’éthique interne stipule qu’il faut adopter un comportement impartial envers tout le monde, avoir une attitude non discriminatoire et ne pas se placer en conflit d’intérêts », explique Mélanie Dupuis, directrice générale du Complexe chirurgical CMC dont GrS Montréal est une filiale.

Évidemment, le code d’éthique officiel et légal de GrS Montréal existe et il est suivi à la lettre. C’est ce qu’il y a de plus élémentaire dans un centre hospitalier.

Cependant, les valeurs intrinsèques de GrS Montréal, qui sont celles de tous les employé·es, se retrouvent quant à elles dans ce qu’on pourrait nommer un « code d’éthique émotif ».

« Lorsqu’on engage nos employé·es, poursuit-elle, le plus important pour nous est de faire en sorte que nos patients se sentent bien chez nous; qu’ils ne sentent pas jugés ou incompris. C’est vraiment ça qui est au cœur de notre façon de voir et de faire les choses. »

EXCELLENCE

L’excellence, ou sa constante recherche, est une des variables véhiculées dans le manuel remis aux nouveaux employé·es de GrS Montréal. On encourage tous les gens qui évoluent dans le centre à viser la perfection et le plus haut niveau de qualité soins possible.

Dans le manuel de l’employé·e, on peut lire que « l’excellence est une valeur essentielle qui motive les décisions et les gestes de l’ensemble des membres de l’organisation. »

RESPONSABILISATION

La responsabilisation occupe également une place prépondérante. Elle sous-entend que chaque employé·e doit assumer la responsabilité de ses actes et favoriser l’engagement du personnel par rapport aux objectifs de l’organisation.

HUMANISME

Chez GrS Montréal, les soins sont prodigués dans un réel esprit d’accompagnement des patients. La confidentialité, l’écoute, le respect et la satisfaction de la clientèle sont des préoccupations constantes pour toute l’équipe.

QUALITÉ

D’abord, l’enjeu des membres de toute l’équipe est de satisfaire aux normes de performance de soins de qualité et de sécurité des patient·es tout en respectant les standards d’Agrément Canada.

Ensuite viennent les valeurs du code d’éthique à caractère humain qui, implicitement et naturellement, conduisent chaque employé·e à constamment poser des gestes en fonction de l’humain derrière le ou la patient·e. En ce sens, la qualité des soins offerts ne se retrouve pas seulement dans le respect des normes, si importantes soient-elles, mais également dans la « façon » de les donner.

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Qu’est-ce que la CPATH? https://blog.grsmontreal.com/cpath/ https://blog.grsmontreal.com/cpath/#respond Wed, 21 Oct 2020 20:14:09 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1644 C’est l’acronyme anglophone de l’Association professionnelle canadienne pour la santé transgenre (Canadian professional association for transgender health), une organisation de professionnels qui se consacre à la santé des personnes trans.

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Le CPATH, déjà entendu parler? C’est l’acronyme anglophone de l’Association professionnelle canadienne pour la santé transgenre (Canadian professional association for transgender health), une organisation de professionnels qui se consacre à la santé des personnes trans.

Cette organisation a été fondée en 2007, avec l’objectif de mettre en contact un réseau de fournisseurs de soins de santé disposés à se réunir un fois l’an pour discuter des enjeux et recherches liés à la santé des personnes trans et les faire avancer. Le CPATH s’intéresse par conséquent aux personnes qui s’identifient comme trans, transgenres, transsexuelles, bispirituelles, transitionnées, non-binaires, queers ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui ont un passé médical de transition. Pour la suite de ce texte, nous utiliserons le terme trans, afin d’englober l’ensemble du spectre énoncé plus haut.

Les personnes trans sont de plus en plus visibles dans la société. Elles représentent entre 0,5 % et 1 % de la population canadienne. De même, le nombre de personnes nécessitant des soins liés à la transition double chaque cinq ou six ans. Même si de grands progrès ont été faits au fil des ans, l’accès à des soins de santé satisfaisants pour les personnes trans demeure un défi. Les professionnels de la santé ne sont pas tous personnellement ni professionnellement sensibilisés aux enjeux auxquels font face les personnes trans, ni à la complexités des soins.

Une étude américaine a révélé que 19 % des personnes trans ont déjà fait face à un refus de soins, 28 % ont été soumis à du harcèlement dans un contexte médical et 50 % rapportent avoir dû faire l’éducation de leur médecin en ce qui a trait aux soins des personnes trans. Le CPATH intervient notamment pour améliorer de façon positive l’accès aux services de santé, mettre fin à la stigmatisation, contribuer au développement des compétences des professionnels travaillant avec des personnes trans et, globalement, diffuser de l’information de façon à élargir l’inclusion des personnes trans.

Dans un processus qui s’est échelonné sur deux ans, le CPATH a aussi travaillé à la mise sur pied d’un code d’éthique régissant les recherches concernant les personnes et les communautés trans. Ce code d’éthique dresse la liste de six principes fondamentaux pour la recherche auprès de personnes trans :

  • Porter attention aux questions de légitimité et à l’impact de la recherche sur les communautés;
  • Entrer en contact avec les communautés;
  • Obtenir un consentement libre et éclairé et assurer la confidentialité du processus;
  • Tenir compte de facteurs concernant la diversité, le pouvoir, la marginalisation et la représentation;
  • Reconnaître une responsabilité envers les participants et les communautés trans;
  • Favoriser l’introspection de la part des chercheurs et de leur équipe.

Ce code d’éthique est le fruit du travail d’une équipe de personnes trans et de professionnels, ainsi que le résultat d’ateliers et consultations qui se sont tenus au cours de la conférence CPATH d’Halifax, en 2015, de la conférence World Professional Association for Transgender Health (WPATH) à Amsterdam, en 2016, et de la conférence Two Spirit and Queer People of Colour Call to Conversation with LGBT & Allies qui a eu lieu à Winnipeg, en 2017.

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Que mangerez-vous à l’Asclépiade? https://blog.grsmontreal.com/repas-asclepiade/ https://blog.grsmontreal.com/repas-asclepiade/#comments Thu, 08 Oct 2020 18:29:11 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1626 Lorsque les patients sont de passage au Centre Métropolitain de Chirurgie (CMC) pour avoir recours à une chirurgie génitale d’affirmation de genre, ils sont appelés à résider quelques jours à l’Asclépiade, une maison de convalescence située à même le Complexe chirurgical CMC.

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Lorsque les patients sont de passage au Centre Métropolitain de Chirurgie (CMC) pour avoir recours à une chirurgie génitale d’affirmation de genre, ils sont appelés à résider quelques jours à l’Asclépiade, une maison de convalescence située à même le Complexe chirurgical CMC.

Sur place, tout a été conçu pour favoriser le repos, la quiétude et l’enseignement des auto-soins. Un joli aménagement paysager extérieur permet de lire, se reposer ou discuter avec d’autres personnes dans un décor champêtre calme et inspirant.

Des plats savoureux dont on se souvient

Les gens qui ont séjourné à l’Asclépiade vous le diront : les plats proposés sont non seulement équilibrés, mais savoureux.

« Le menu est très varié, les assiettes copieuses et les repas succulents. Ils n’ont rien à voir avec ceux qui sont servis dans les hôpitaux traditionnels : ils sont concoctés avec minutie par le chef cuisinier », confirme un employé.

« La nourriture est vraiment succulente. Ce n’est pas pour rien qu’à notre cafétéria, les employés mangent exactement la même nourriture que celle servie aux patients de l’Asclépiade! », assure-t-il, sourire en coin.

Comme si ce n’était pas suffisant, la nourriture de l’Asclépiade est proposée sous forme de buffet. Ainsi, chaque personne conçoit son assiette elle-même. Par exemple, elle peut remplacer le bœuf par la truite ou prendre un peu plus (ou un peu moins) d’un aliment proposé. Soupes, potages, repas complets, desserts et quoi encore? Le menu contient toujours d’étonnantes propositions.

Soulignons qu’aucun menu déterminé n’est imposé avant ou après une opération. Ainsi, chaque personne est libre de choisir les aliments qui se retrouveront dans son assiette.

« Notre service de repas respecte toutes les normes en matière d’allergies, assure une infirmière au CMC, également adepte des repas servis à l’Asclépiade. Assurément, les personnes allergiques à un ou des aliment(s) peuvent être sans crainte. »

L’Asclépiade : un plaisir renouvelé et partagé

D’habitude, les patients du CMC résident à l’Asclépiade de six à huit jours.

Fort heureusement pour les gens qui y séjournent, l’ambiance y est très agréable et sereine. La raison est simple : à l’Asclépiade, comme c’est le cas dans l’ensemble du CMC, les employés ont beaucoup de plaisir à travailler ensemble et cela se ressent.

L’ambiance est teintée de cette légèreté et les endroits propices au calme sont nombreux. D’ailleurs, lorsque le temps le permet, pour savourer les plats succulents, de nombreux usagers se retrouvent sur la terrasse extérieure, aménagée tout près. Avec la nature comme décor et le calme en cadeau, voilà une expérience qui… goûte le ciel!

Ambiance calme, nature et bonne bouffe. Quoi demander de mieux?

Malgré la grande qualité de cette offre, il est toutefois important de noter que les patients qui le souhaitent peuvent également commander de la nourriture dans l’un des très nombreux restaurants situés à proximité du CMC.

Évidemment, lorsqu’ils découvrent l’ambiance calme de l’Asclépiade et ses repas équilibrés, savoureux et concoctés avec tant de minutie, les résidents temporaires de l’Asclépiade réalisent qu’ils font partie des chanceux qui se souviendront de leur passage en ce lieu invitant et chaleureux. Ils optent alors pour… le buffet!

Chose certaine, l’Asclépiade est la seule maison de convalescence au monde dédiée aux personnes trans ayant un tel service alimentaire. Une expérience unique.

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20 personnalités transféminines à connaître https://blog.grsmontreal.com/20-personnalites-transfeminines-a-connaitre/ https://blog.grsmontreal.com/20-personnalites-transfeminines-a-connaitre/#respond Wed, 20 May 2020 19:27:10 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1438 La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde.

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La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 21 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Puisque la majorité de ces personnes sont anglophones, on ne connaît pas chez chacun.e les pronoms à utiliser. À moins d’indication contraire, le pronom « elle » sera utilisé et pourra être corrigé sur demande.

La Journée Mondiale des Femmes a eu lieu au début du mois de mars et j’aimerais prendre un moment pour souligner les personnes transféminines locales et de partout au monde. Que ce soit en raison de leur activisme ou de leur implication sociale et culturelle, ces personnalités ont su se démarquer dans le temps et elles méritent d’être reconnues.

  1. Florence Ashley est une autrice et bioéthicienne montréalaise. Sa thèse à l’Université McGill aborde la thérapie de conversion à l’égard de l’identité de genre. Ille est la première auxiliaire judiciaire ouvertement trans à la Cour Suprême du Canada. Ille a gagné une multitude de prix et de bourses, et a eu son travail académique et ses entrevues personnelles publiées dans de nombreux journaux, magazines et revues.
  2. Kama La Mackerel est une artiste multidisciplinaire mauricienne basée à Montréal. Elle a créé et animé plusieurs initiatives locales telles que GENDER B(L)ENDER, Festival Quoleur, et Nos Corps Nos Histoires. Elle a eu plusieurs résidences à des endroits comme MAI-Montréal et à Halifax, et a présenté ses œuvres à la fois nationalement et internationalement, tels qu’à Toronto, Vancouver, New York, Berlin, Amsterdam et Paris.
  3. Gigi Gorgeous est une mannequin et YouTubeuse de Montréal. Sa chaîne met en lumière des vlogs, la mode et des conseils de mode de vie. Elle a fait des partenariats avec plusieurs personnalités connues au fil des années telles que Miley Cyrus et Adam Lambert sur une variété de projets, dont des vidéos de musique et de l’activisme LGBTQ+. En 2016, elle a été détenue à Dubai puisqu’elle est une femme trans, bien que dans son passeport il soit indiqué “F”. Suite à des vagues de soutien sur les réseaux sociaux, elle a été libérée après cinq heures de détention.
  4. Vivek Shraya est une auteure et musicienne canadienne. Sa discographie contient sept albums, et elle a écrit plus d’une demi-douzaine de livres dont J’ai Peur des Hommes et Menace de Mort. Elle est présentement sur le conseil de la Fondation de Tegan et Sara comme directrice.
  5. Marci Bowers est une gynécologue et chirurgienne plastique aux États-Unis. Elle est la première femme trans à effectuer des chirurgies d’affirmation de genre, et elle pratique actuellement les chirurgies en Californie. Elle effectue également des chirurgies de restauration clitoridienne sans frais pour les victimes de mutilation génitale.
  6. Lana et Lilly Wachowski sont des metteuses en scène américaines qui ont produit beaucoup de succès hollywoodiens, dont la série Matrix, V pour Vendetta, Cloud Atlas, Jupiter: Le Destin de l’Univers et Sense8. Elles ont dévoilé leur transidentité quand chacune était dans la mi-quarantaine, respectivement.
  7. Jacob Tobia est une écrivaine, productrice et activiste LGBTQ+. Leur mémoire Sissy: A Coming-of-Gender Story, a été reçue positivement à l’international. Elle était mannequin pour la campagne de beauté lancée par la compagnie Fluide, et a été dans plusieurs émissions de télévision dont The T Word sur MTV et a donné sa voix à un personnage animé dans l’émission She-Ra et les Princesses au pouvoir.
  8. Aaron Phillip est une mannequin noire d’origine américaine, transgenre et ayant un handicap physique. L’activiste de 19 ans a déjà gagné en popularité sur les réseaux sociaux et a déjà été photographiée pour Paper Magazine.
  9. Janet Mock est une écrivaine américaine, productrice et activiste des droits trans. Elle est présentement éditrice pour le magazine Marie Claire et a écrit deux mémoires au sujet de sa vie.
  10. Indya Moore est une actrice et mannequin américaine. Elle a fait plusieurs séances de photographie en tant qu’adolescente avec Dior et Gucci, et elle joue présentement dans la série Pose. Elle est également la première personne transgenre à paraître sur la couverture de l’édition américaine du magazine Elle.
  11. Shea Diamond est une chanteuse R&B et soul américaine. Ses chansons et son activisme parlent souvent de ses expériences en tant que femme trans racisée incarcérée ainsi que des sujets comme l’épidémie de violence avec armes à feu aux États-Unis.
  12. Laverne Cox est une actrice et activiste LGBTQ+ américaine. Elle est la première actrice ouvertement trans à être nominée pour un Emmy, soit pour son rôle dans l’émission Orange is the New Black. Elle est également la première personne trans à être sur la couverture du magazine Time.
  13. Alok Vaid-Menon est une artiste de performance et écrivaine indo-américaine. Elle possède plusieurs marques de vêtements neutres, a publié plusieurs de ses travaux, a fait des performances en direct et a été invitée à des événements en tant qu’oratrice. Elle aborde fréquemment dans ses écrits la diversité corporelle, de mettre au défi des normes de genre, de cesser de genrer l’industrie de la mode, de contrer la transmisogynie et le racisme systémique.
  14. Nikkie de Jager est une maquilleuse connue sous le nom de NikkieTutorials sur Youtube. Elle a fait son coming-out comme femme trans au début de l’année 2020, et a ensuite été invitée à l’émission The Ellen DeGeneres Show. Sa chaîne de beauté et de vlogging a présentement plus de 13 millions d’abonnés.
  15. Kim Petras est une chanteuse pop née en Allemagne, et a plusieurs succès sur Billboard. Sa transition médicale à l’adolescence a été hautement médiatisée à l’internationale, puisqu’une transition en bas âge n’était pas très connue à l’époque.
  16. Parinya Charoenphol est une boxeuse muy thai, mannequin et actrice. Elle a ouvert une compagnie de boxe et d’aérobie pour enfants dans son pays natal. Son histoire est racontée dans le film de 2003 Fighting Beauty.
  17. Harisu est une chanteuse pop, mannequin et actrice coréenne. Elle est la première personnalité connue à se dévoiler transgenre dans la république coréenne, et parmi les premières personnes à changer légalement son marqueur de genre dans le pays.
  18. Travis Alabanza est une artiste de performance anglaise. Sa pièce Burgerz a fait une tournée au Royaume-Uni en 2018. Elle utilise fréquemment sa plateforme médiatique afin de critiquer des aspects transphobes du féminisme moderne et encourage l’acceptation de la non-conformité de genre.
  19. Georgina Beyer est une politicienne de la Nouvelle-Zélande. Elle est devenue la première mairesse (1995) et membre du Parlement (1999) ouvertement trans. Elle est également parmi les rares personnes anciennement travailleuses du sexe à occuper un poste en politique.

Alex Simon

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L’importance des pronoms https://blog.grsmontreal.com/importance-des-pronoms/ https://blog.grsmontreal.com/importance-des-pronoms/#comments Fri, 27 Mar 2020 16:20:05 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1225 La langue française, contrairement à l’anglais par exemple, a la particularité d’être très genrée. Tout objet qui nous entoure a un genre, et les accords qu’on utilise sont genrés en conséquence. Cela dit, les personnes non conformes dans le genre peuvent se sentir piégées dans les complexités de la langue de Molière.

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La langue française, contrairement à l’anglais par exemple, a la particularité d’être très genrée. Tout objet qui nous entoure a un genre, et les accords qu’on utilise sont genrés en conséquence. Cela dit, les personnes non conformes dans le genre peuvent se sentir piégées dans les complexités de la langue de Molière.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 21 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.

Les pronoms : nous les utilisons souvent, mais nous n’y faisons pas souvent référence par leur nom. Au quotidien, nous utilisons souvent des pronoms pour désigner quelqu’un à la troisième personne. Par exemple, si nous voulons dire à notre ami que la personne d’en face a une belle robe et que cette personne a l’air féminin, nous pourrions avoir tendance à utiliser le pronom « elle ». Si vous voulez une coupe de cheveux courte similaire à celle du client assis à côté de vous, vous pourriez dire « Je veux le même style que lui ».

Pour les personnes non transgenres (cisgenres), cela peut sembler complètement anodin. Si quelqu’un vous demandait quels pronoms vous utilisez, vous n’y réfléchiriez pas. Vous pourriez même dire : « Eh bien, j’utilise des pronoms féminins évidemment », ou « J’utilise des pronoms normaux, comme n’importe quel autre gars ».

Cependant, ces généralisations sont problématiques à plus d’un titre. Premièrement, ça démontre comment les pronoms sont généralement associés aux attributs esthétiques ou physiques d’une personne. Avoir des cheveux courts ne signifie pas automatiquement que vous êtes masculin, et le fait de porter une robe ne vous oblige pas à utiliser des pronoms féminins.

Deuxièmement, cela fait apparaître toute divergence par rapport auxdites normes comme une anomalie. En déclarant que les pronoms doivent être « évidents » ou « normaux », ça discrédite tout individu ou pronom non conforme. Cela peut être autant le cas pour les personnes transgenres et cisgenres. Que ce soit dans le monde extérieur ou dans le monde du spectacle (par exemple, la drag), l’expression de soi a tellement plus de nuances et de subtilités que jamais.

Troisièmement, l’usage strict des pronoms il et elle dans de tels scénarios efface l’utilisation de pronoms neutres et des néologismes par les communautés trans et non binaires. Les pronoms neutres iel et ille (prononcé comme y-elle et comme “quille” sans le qu-, respectivement) sont deux pronoms fréquemment utilisés par des personnes qui ne se situent pas à l’intérieur du binaire homme/femme. Bien que l’utilisation de ces deux termes n’ait débuté qu’au début des années 2010, leur popularité n’a cessé d’augmenter. Des néologismes, quoique peu connus à l’extérieur de la communauté LGBTQ+, sont des nouveaux pronoms développés par des personnes trans et non-binaires qui ne trouvent pas que les options existantes de pronoms corrèlent avec leurs sens de soi. Certains exemples incluent al, ael el, ielle, ol, ul im et em.

La langue française, contrairement à l’anglais par exemple, a la particularité d’être très genrée. Tout objet qui nous entoure a un genre, et les accords qu’on utilise sont genrés en conséquence. Cela dit, les personnes non conformes dans le genre peuvent se sentir piégées dans les complexités de la langue de Molière. Autres que les pronoms, les accords sont très peu souvent neutres, donc les conjugaisons de verbes et de noms communs terminent par exemple en -é ou en -ée. Plusieurs alternatives sont possibles.

On peut par exemple faire usage d’accords mixtes, comme iel est joli.e à mes yeux ou ille est amoureux.se de moi. Ainsi, on utilise à la fois des accords dits masculins et féminins. On peut également décider d’utiliser un néologisme, par exemple ielle est allae ou ael est épuiset (donc d’utiliser ae ou t à la fin), ou d’enlever carrément l’accord terminal, à titre d’exemple iel est amoureu (donc ni de eux ou de euse). En ce qui concerne les pronoms possessifs comme mon ou ma, on peut utiliser man ou mo. Chez les pronoms démonstratifs, on peut remplacer à elle ou à lui par à ellui ou à soi. De plus, on peut remplacer le et la par lea ou lo.

Mis à part les pronoms eux-mêmes, les connotations aux adjectifs et les accords de verbes que nous utilisons peuvent également différer d’une personne à l’autre. Par exemple, quelqu’un pourrait préférer être considéré comme beau plutôt que belle, ou pourrait plutôt utiliser des termes neutres tels que « attirant.e ». Gardez cependant à l’esprit que le simple fait que quelqu’un utilise des pronoms masculins, féminins ou neutres ne signifie pas que les adjectifs ou accords qui s’y réfèrent sont du même alignement. On peut par exemple être indifférent aux pronoms qu’on utilise à son regard, mais préfère tout de même qu’on n’utilise pas d’accord de verbe féminin en s’y référant.

Au quotidien, l’un des moyens par lesquels nous pouvons normaliser le fait d’avoir des pronoms différents des pronoms supposés est de les partager lorsqu’on se présente à autrui. Les individus non transgenres peuvent le faire également, ce qui profitera à la société dans son ensemble. En règle générale, les personnes transgenres et non binaires sont les seules qui partageaient leurs pronoms de manière directe, ce qui risque de les forcer à se outer. Ce fardeau pourrait empêcher les personnes non conformes au genre d’exprimer leur identité et, par conséquent, avoir tendance à être mégenré.es par celleux qui les entourent. Les personnes cisgenres peuvent aider à soulager cette pression en participant également au partage de leurs pronoms. De cette façon, en faisant partager à chacun ses pronoms respectifs, la possibilité d’être exclues involontairement diminue.

D’un point de vue plus systémique, les institutions publiques et privées peuvent prendre des mesures pour être plus inclusives des pronoms que leurs clients utilisent. Cela inclut les options de préfixe et de pronom dans les documents et les formulaires. Indépendamment du fait que la personne ait ou non subi une transition légale, être capable de s’exprimer dans une conversation de base avec un.e fournisseur.e de soins de santé, un.e membre du personnel ou autre facilite les relations professionnelles entre les deux parties et réduit la probabilité que les personnes transgenres et non binaires évitent ces services dans leur ensemble (c’est particulièrement le cas pour les services de santé qui peuvent être particulièrement cisnormatifs). Par exemple, les personnes transmasculines pourraient se sentir plus à l’aise de subir des soins gynécologiques ou des mammographies si le service qui leur était fourni n’était pas exclusivement destiné à être « pour les femmes » et peut-être mégenré.es par les membres du personnel.

Par conséquent, avoir des pronoms qui diffèrent de ce que les gens pourraient s’attendre à ce que vous utilisiez ne rend pas votre existence moins valide, le problème est le regard actuel de la société sur la non-conformité de genre. Nous pouvons tous.tes prendre des mesures pour veiller à ce que chacun.e soit respecté pour qui iel est et comment iel s’exprime. Du point de vue individuel et sociétal, utiliser des pronoms différents pour quelqu’un que nous aimons (ou un.e parfait.e inconnu.e) pourrait initialement être un défi, mais les utiliser sera un fardeau de moins sur les épaules de cette personne, un obstacle de moins à surmonter et cela se traduira par une personne de plus dans le monde qui se sent vue, aimée et validée.

Alex Simon

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Dr Magnus Hirschfeld et son héritage https://blog.grsmontreal.com/magnus-hirschfeld-et-son-heritage/ https://blog.grsmontreal.com/magnus-hirschfeld-et-son-heritage/#respond Tue, 17 Mar 2020 14:15:57 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1188 Le Dr Magnus Hirschfeld est un pionnier; il dédie sa vie à l'humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité.

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Le Dr Magnus Hirschfeld est un pionnier; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité.

Entre 1871 et 1994, le paragraphe 175 du Code pénal allemand rend l’homosexualité passible de peine de prison. Entre la première et la deuxième guerre mondiale plus spécifiquement, l’Allemagne voit la montée du fascisme qui culmine avec la prise de pouvoir d’Hitler en 1933. Cependant, si on connait facilement ce pan de l’histoire, on parle moins souvent d’un mouvement libéral parallèle qui exaspère tellement l’extrême-droite. À l’époque, en Europe, de nombreux docteurs commencent à explorer la possibilité que médicalement, on ne peut ignorer ce qui se passe dans le cerveau; que l’esprit est une source valide d’information sur les tourments des patients.

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Toute sa vie durant, il travaille à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales voire dégoutantes. Il recueille les témoignages des transgenres qu’il rencontre et travaille activement à leur acceptation.

Son expérience dans l’armée en tant que médecin au front pendant la Première Guerre Mondiale le laisse voir de près les mauvais traitements qu’on inflige aux soldats homosexuels. Il a aussi l’occasion de côtoyer des femmes qui s’habillent en hommes pour pouvoir participer au combat. Lui-même juif et gai, il reçoit aussi ces gens dans son cabinet et est témoin de leur souffrance.

C’est donc au retour de la guerre, en 1919, qu’il crée l’Institut de Sexologie à Berlin —le premier institut de ce type au monde. L’institut est ouvert à tous, peu importe leur orientation ou identité sexuelle. Il offre des thérapies de groupe, de l’information sur les maladies transmissibles sexuellement (à l’époque, la syphilis atteint cognitivement et tue ceux qui sont affectés). Les patients peuvent y dormir si nécessaire ou consulter une bibliothèque bien fournie. Profitant du prestige que lui confère l’Institut, il négocie avec la police pour qu’elle accorde des laissez-passer à ceux qu’on appelle à l’époque des travestis. Il publie plusieurs livres, et participe même à la production d’un film, Différent des autres, où il se joue lui-même interviewant des soldats homosexuels.

Le Docteur Hirschfeld supervisera le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. En 1933, l’Institut sera détruit par les nazis, les livres brûlés, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

L’histoire des chirurgies de changement de sexe est fascinante; elle commence par des hommes et des femmes inspirants qui bravent les préjugés et détournent la loi pour faire ce qu’ils croient être juste. Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont parfois difficiles à retracer, puisqu’ils ont lieu souvent clandestinement, et qu’on brouille parfois les pistes pour protéger les gens concernés. L’histoire des chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des moeurs.

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La non binarité https://blog.grsmontreal.com/la-non-binarite/ https://blog.grsmontreal.com/la-non-binarite/#comments Mon, 17 Feb 2020 15:56:59 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=1089 Non binaire est un terme pour les individus qui ne se sentent pas uniquement masculins ou féminins.

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Non binaire est un terme pour les individus qui ne se sentent pas uniquement masculins ou féminins.

Collaboration spéciale: Alex Simon est un.e étudiant.e Montréalais.e d’origine américaine de 21 ans qui s’intéresse aux réalités des personnes trans et LGBTQ. Ellui-même non binaire, iel a proposé à GrS Montréal de composer quelques articles pour le blogue TransAvenue.


Depuis la nuit des temps, les humains démontrent la nécessité de classer tout ce qui fait partie de leur vie quotidienne. Que ce soit la classe sociale dans laquelle nous nous retrouvons, le sous-ensemble de religion auquel nous adhérons ou quelque chose d’aussi simple que le type de nourriture que nous mangeons, beaucoup trouvent réconfortant de pouvoir distinguer les caractéristiques d’une chose ou d’une réalité. Catégoriser les êtres humains, cependant, n’est pas aussi simple. Nous avons la qualité unique d’être si différents les uns des autres, chaque personne ayant de multiples dimensions et nuances à sa personnalité, sa perception de soi et son expression. Pourtant, du point de vue biologique et sociologique, il serait trop simpliste de supposer que l’identité de genre peut sans exception être classée comme homme ou femme.

On nous attribue tous un sexe à la naissance, ce qui signifie qu’un.e professionnel.le de la santé décide si nos organes génitaux sont caractéristiques de ceux d’un homme ou d’une femme. Les personnes intersexuées, c’est-à-dire celles dont les caractéristiques sexuelles sont ambiguës à un certain degré, sont souvent victimes de procédures chirurgicales non consensuelles afin d’aligner leurs organes génitaux à ce à quoi elles « devraient ressembler » (ces chirurgies sont généralement de nature cosmétique, ne sont pas essentielles à la survie du bébé et peuvent avoir des conséquences médicales graves). Le sexe qui nous est attribué à la naissance ne tient pas compte d’autres caractéristiques, telles que les niveaux hormonaux, les structures reproductives internes et la génétique.

Le sexe qui nous est attribué à la naissance a des répercussions sur notre manière de vivre. Différentes sociétés projettent différents rôles de genre sur les jeunes et les adultes en fonction de leur sexe assigné. Bien que le sentiment d’identité sexuelle de nombreuses personnes soit conforme à celle assignée à la naissance, ce n’est pas toujours le cas. C’est ce qui différencie les personnes cisgenres et transgenres : celles dont leur identité de genre est conforme avec le sexe assigné à la naissance et celles dont le genre est différent.

Pour les personnes transgenres binaires, celles qui sont désignées comme des femmes à la naissance ont tendance à s’identifier comme des hommes, et vice versa. Cependant, il y a des individus qui, quelle que soit la façon dont iels ont été assigné.es, n’ont pas l’impression que leur genre (ou l’absence de ce dernier) est exclusivement masculin ou féminin. De là l’introduction du terme non binaire.

Non binaire est un terme pour les individus qui ne se sentent pas uniquement masculins ou féminins. Il peut être utilisé soit comme un terme générique pour des identités plus spécifiques, soit il peut être utilisé pour étiqueter une identité même. Certains pourraient penser qu’un spectre de genre est féminin d’un côté et masculin de l’autre, avec une zone grise entre les deux. De manière plus précise, le spectre peut être vu comme une sphère multidimensionnelle, avec des possibilités infinies de retrouver votre perception de soi à l’intérieur. Cette perspective permet aux personnes qui ne se définissent pas du tout comme des hommes ni des femmes de se retrouver dans le spectre, plutôt que d’être obligé.e de s’identifier à mi-chemin entre la masculinité et la fémininité.

Les identités non binaires ne sont pas spécifiques à la société occidentale. En fait, les peuples autochtones en Amérique du Nord ont une identité propre à leur culture, appelée la bispiritualité. Un troisième sexe connu sous le nom de Hijra est légalement reconnu dans le sous-continent indien, et Fa’afafine est une identité de genre d’alignement féminin reconnue par la juridiction samoane.

Pour celleux qui ne sont pas habitué.es aux réalités non binaires, il peut être facile de se perdre dans les nombreuses étiquettes et terminologies. L’important n’est pas l’exceptionnalisme de vos connaissances, mais plutôt votre volonté d’apprendre des personnes non binaires et à leur sujet. Gardez cependant à l’esprit le travail émotionnel qu’entreprennent ces personnes qui peuvent se sentir obligées d’éduquer constamment les autres sur leur propre existence, alors rappelez-vous que d’autres ressources sont également à votre disposition pour répondre à vos questions.

Il est important de se rappeler également que l’expression de soi d’une personne, son orientation romantique ou sexuelle ne sont pas synonymes de son identité de genre. Avoir des cheveux courts chez une femme ne la rend pas moins une femme, et un homme qui aime porter des robes ou du maquillage n’est pas moins un homme. Alors que les attentes de genre sont devenues progressivement moins exigeantes au fil du temps, le reste desdites attentes et stéréotypes ont tendance à retomber sur les personnes transgenres, non binaires et de genre non conforme. Si nous ne nous conformons pas assez bien aux normes de notre sexe assigné, nous sommes perçu.es comme des anomalies. Si nous ne nous conformons pas aux normes de notre identité de genre (par exemple, un homme transgenre qui est considéré comme trop féminin), on nous dit que nous « n’essayons pas assez » de nous adapter ou que nous ne sommes pas « assez trans ». Même si le concept de « passing », c’est-à-dire le fait d’être perçu.es par les autres comme notre vrai soi plutôt que notre sexe assigné, peut être une question de sécurité dans un monde très cis-normatif et dominé par la binarité, notre validité en tant que personnes trans ne devrait pas avoir à s’appuyer sur les mêmes stéréotypes dont se sont éloignés les personnes non transgenres.

Les pronoms pour les personnes non binaires diffèrent d’une personne à l’autre. Alors que certains peuvent choisir d’utiliser des options neutres comme « iel » ou « ille », d’autres peuvent choisir d’utiliser les pronoms « elle » ou « il ». Choisir d’utiliser ces pronoms ne rend pas une personne moins non-binaire que d’utiliser des pronoms typiquement genrés.

Certaines personnes peuvent choisir de suivre un traitement hormonal, comme la testostérone ou les œstrogènes. Ils peuvent décider de subir une chirurgie d’affirmation de genre, comme une double mastectomie (chirurgie de torse), une phalloplastie ou une vaginoplastie, pour n’en nommer que quelques exemples. Certains peuvent choisir de n’avoir ni l’un ni l’autre. Il existe autant de chemins de transition médicale des personnes trans (ainsi que tout autre type de transition) qu’il y a de personnes trans; donc chaque expérience est unique.

Naviguer le monde en tant que personne non-binaire est un défi en soi. Être en mesure d’accéder à des soins d’affirmation de genre peut signifier devoir payer des frais pour des lettres de référence, des ordonnances et/ou des chirurgies. Ce ne sont pas tous.tes les professionnels.les de la santé qui ont une formation appropriée pour nous traiter, ce qui signifie que nous pouvons être soumis.e à des évaluations censées nous juger comme étant « dignes » d’accéder à des soins de santé vitaux. De nombreuses régions n’autorisent pas encore les modifications des documents officiels comme les certificats de naissance, ce qui rend tout processus judiciaire difficile. C’est particulièrement le cas pour les migrant.es trans et non binaires. Le système éducatif actuel fait rarement mention d’individus non binaires, ce qui conduit les jeunes à être davantage ostracisé.es et isolé.es de l’accès aux ressources pour leur propre personne. Tous les obstacles mentionnés ci-dessus, entre autres, contribuent à la discrimination systématique des personnes transgenres et non binaires, faisant le simple fait d’exister un véritable acte de résistance. Pourtant ça ne devrait pas être aussi épuisant d’exister.

Peu importe où vous en êtes sur votre chemin vers la découverte de vous-même, l’un des aspects les plus cruciaux de l’épanouissement d’une personne non binaire est d’avoir un système de soutien adéquat. Que ce soient des membres de la famille ou des ami.es, il est de la plus haute importance d’avoir des personnes sur lesquelles vous pouvez compter au moment d’apprendre davantage sur vous-même et de développer votre estime de soi afin de vous exprimer et vous épanouir. Ce seront elleux à vos côtés lorsque vous obtiendrez votre première coupe de cheveux, que vous prendrez votre première injection d’hormones ou qui vous accompagneront à la clinique pour faire retirer vos bandages. Vous n’êtes pas seul.es, nous avons tous.tes une famille choisie avec nous.

Alex Simon

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Les grands chirurgiens de changement de sexe https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/ https://blog.grsmontreal.com/les-grands-chirurgiens-de-changement-de-sexe/#comments Wed, 15 Jan 2020 18:51:13 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=976 L'histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu'elles croient juste.

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L’histoire de la chirurgie de changement de sexe est fascinante; elle commence avec des personnes inspirantes bravant les préjugés et détournant même la loi pour arriver à faire ce qu’elles croient juste.

Les premiers cas de chirurgies MTF ou FTM sont difficiles à retracer, puisque ces dernières ont souvent eu lieu clandestinement, et que certaines pistes ont été brouillées pour protéger l’identité des gens concernés. L’histoire des grands chirurgiens de changement de sexe, c’est l’histoire d’une libération des mœurs.

D’abord en Europe

Le Dr Magnus Hirschfeld est l’un de ces pionniers; il dédie sa vie à l’humanisation des homosexuels et sera le premier à utiliser le terme transsexualité. Dans la période de l’entre-deux-guerres, il crée l’Institut de Sexologie à Berlin, qui vise à normaliser, éduquer, et protéger, à travers la science, des pratiques alors jugées anormales. Il recueille les témoignages des personnes transgenres qu’il rencontre, travaille activement à leur acceptation, et supervise le Dr Ludwig Levy-Lenz, qui effectue l’une des premières chirurgies MTF sur Lili Elbe. Le Dr Levy-Lenz pratiquera ensuite un autre changement de sexe avec le Dr Felix Abraham, sur Dora Richter. L’Institut sera détruit par les nazis, et les trois docteurs finiront leur vie en exil.

Puis en Amérique du Nord

Le Dr Harry Benjamin, ami du Dr Hirschfeld est né à Berlin et fera carrière aux États-Unis. En 1949 il crée le terme Syndrome de Benjamin pour désigner le transsexualisme qu’il est le premier à définir comme « ni une perversion, ni une homosexualité ». Il est l’un des premiers à croire qu’il faut altérer le corps pour qu’il corresponde à l’identité telle que perçue, et à recommander la chirurgie ou l’hormonothérapie plutôt que la psychanalyse à ses patients transgenres. D’abord considéré comme un original par la communauté médicale, ses vues seront finalement adoptées.

Le Dr Christian Hamburger, au Danemark, deviendra célèbre au début des années 50 pour avoir pris en charge le changement de sexe de Christine Jorgensen, qu’on pourrait qualifier de première vedette transsexuelle. Son ouverture par rapport à sa dysphorie de genre tout au long des années 60 et 70 apporte beaucoup à la libération des mœurs en Amérique du Nord.

Aujourd’hui

Au Canada, Dianna Boileau est la première patiente à recourir à une chirurgie MTF. Elle reçoit d’abord de l’hormonothérapie aux États-Unis, jusqu’à ce que des groupes de recherches soient créés et qu’elle obtienne une chirurgie de changement de sexe à l’Université de Toronto en 1970. Quand elle est impliquée dans un accident de voiture en 1972, son identité sexuelle fait les manchettes.

S’il y a cent ans les personnes transgenres se faisaient opérer en secret par des chirurgiens courageux qui défiaient les lois en vigueur, aujourd’hui les chirurgies sont de plus en plus accessibles et reconnues comme l’un des traitements efficaces de la dysphorie de genre.

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L’environnement champêtre de l’Asclépiade aide à la convalescence https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/ https://blog.grsmontreal.com/environnement-champetre-de-asclepiade-aide-a-la-convalescence/#comments Mon, 13 Jan 2020 17:42:18 +0000 https://blog.grsmontreal.com/?p=944 Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

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Saviez-vous que la présence d’une vue sur la nature pouvait favoriser la convalescence à la suite d’une opération? Voilà une raison de plus qui fait de l’Asclépiade, la maison de convalescence de GrS Montréal, un endroit tout simplement idéal pour votre rétablissement.

Depuis très longtemps et à travers les cultures, on attribue à la nature des propriétés de guérison. Des jardins pour malades font leur apparition pour la première fois au Moyen-Âge, dans des hôpitaux monastiques d’Europe. L’infirmière britannique Florence Nightingale, qui fut une pionnière dans les soins infirmiers modernes, a recensé les effets thérapeutiques de la nature sur l’amélioration de la guérison des patients. Selon elle, des connexions visuelles avec la nature, comme avoir des fleurs à son chevet ou percevoir la nature à travers une fenêtre, contribuent à la récupération des patients. Elle en a fait le récit dans des notes qui ont été publiées en 1860 (Notes on Nursing) .

Depuis 1970, de nombreuses études ont été effectuées sur le sujet. On sait maintenant que les arbres, les plantes et les fleurs affectent positivement le système immunitaire. On sait qu’avec la proximité de la nature au quotidien, tout le corps se porte mieux. On note moins de troubles cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, difficultés psychologiques et troubles respiratoires.

Bien sûr, rien ne vaut d’être enveloppé de nature, une promenade dans la forêt a sans conteste un effet régénérateur. Toutefois, même sans être en immersion totale, il est maintenant prouvé que le simple de fait d’avoir dans son environnement quelques arbres, quelques fleurs, des plantes à l’intérieur de la maison ou même une vue sur la nature peut apporter un effet positif sur la santé.

À la lumière de ces recherches, on peut affirmer que la maison de convalescence Asclépiade est idéalement située pour favoriser la récupération des patients. La maison est jouxtée d’un vaste jardin qui comprend plusieurs arbres matures, de nombreuses espèces de fleurs et des espaces aménagés pour la détente. Devant la maison, on peut profiter de la vue agréable de la rivière des Prairies et du parc De la Merci. Si votre condition le permet, vous pourrez arpenter les 64 000 m2 du parc De la Merci et les 28 000 m2 de l’Île Perry. Ces parcs sont plats et sillonnés de sentiers. Vous y croiserez de nombreux marcheurs, mais aussi des gens qui viennent y faire un pique-nique ou la sieste au bord de l’eau. Tout dépendant de la saison, vous y verrez peut-être aussi des oies, il semble qu’elles adorent aussi l’endroit!

Au fil des ans, de nombreux chercheurs, urbanistes, architectes paysagistes et ingénieurs se sont penchés sur les façons d’intégrer la nature aux complexes hospitaliers afin de favoriser la guérison des patients et leur bien-être. Ils tentent de recréer au mieux ce qui existe naturellement à l’Asclépiade : une demeure apaisante, entourée d’un jardin de guérison, un îlot de nature dans la ville, un endroit où il fait bon se reposer.

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